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10/02/08 40 tirs de missiles sur Sdérot pour la seule journée de samedi. Une roquette dont le tir a été revendiqué par le Jihad Islamique a grièvement blessé un enfant de 8 ans et son frère, 19 ans. Lenfant a dû être amputé. Un médecin a expliqué qu'il avait entendu une forte explosion et s'était précipité sur les lieux de la déflagration. Il a fait état de deux blessés et a précisé à la radio militaire israélienne qu'un garçon était "très grièvement blessé aux jambes". La mère de l'enfant son frère, commotionnés et fortement choqués ont été transportés à l'hôpital, ont déclaré des médecins à une chaîne de télévision. Comme d'habitude, à lannonce de cette « victoire », les mouvements islamistes ont fait hurler leurs sonos et distribué fleurs et bonbons dans la bande de Gaza. Comme d'habitude, le gouvernement a réagi : "Israël prendra des mesures décisives pour protéger nos citoyens", a déclaré David Baker, porte-parole. "Nous ne permettrons pas que des familles israéliennes" soient victimes "de roquettes palestiniennes au cur de nos propres villes". Mais les habitants de Sdérot savent quà moins dun miracle, ils continueront à recevoir ces « cadeaux du ciel ». La consommation danxiolytiques a pratiquement doublé. 20 % de la population a fui la ville depuis quelques mois. Comme dhabitude, le Jihad islamique et les Comités de résistance populaire se sont disputé la responsabilité de tirs de roquettes. Il sagit également de marquer des points sur le plan intérieur. Comme d'habitude, quelques heures après l'attaque sur Sdérot, un « militant »* palestinien, chef de la branche armée du Hamas, a été tué et trois autres ont été blessés dans un raid aérien israélien visant un véhicule dans la Bande de Gaza. Dix-huit Palestiniens, tous « activistes » selon la terminologie médiatique, à l'exception d'un seul, ont été tués cette semaine dans des raids aériens israéliens sur la Bande de Gaza. Les médias admettent tout de même que les personnes tuées dans ces opérations israéliennes sont, dans leur immense majorité, des hommes armés, fanatisés, qui ne désirent quune chose : la disparition dIsraël. Pour nos médias, ils restent de simples militants, des activistes. Si une ville française recevait 20 missiles par jour sur toute sa superficie, il nest absolument pas certain que les Français nemploieraient pas le mot de « terroriste ». Mais Israël, cest loin. Et cest un pays peuplé de Juifs. Alors, comme d'habitude © Primo Europe * Les termes de "militant" et "activiste" sont utilisés, contre toute logique, par les agences de presse mondiales. Des groupes qui tirent aveuglément sur des civils sont pourtant qualifiés, dans tous les autres conflits du monde, par le seul terme adéquat: "terroriste". | ||
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Mis en ligne le 10 février 2008, par M. |











