21/01/08
Texte repris du site Guysen International News.
Première sortie publique réussie pour Hassan Nasrallah. Enfermé dans son bunker depuis près dun an et demi, ce dernier est apparu, le 19 janvier, devant une foule de plusieurs centaines de milliers de sympathisants chiites, réunis pour célébrer lAchoura. Le leader du Hezbollah en a alors profité pour narguer, une nouvelle fois, Israël et se lancer dans une diatribe anti-israélienne particulièrement macabre. Autant dire que, côté israélien, les réactions nont pas traîné
« Nous possédons des têtes, des mains, et des pieds de soldats israéliens. Larmée israélienne a laissé derrière elle de nombreux soldats sans vie lors des récents combats avec le Hezbollah. Et nous avons même une dépouille quasiment entière » a déclaré Hassan Nasrallah.
Mais leffet escompté na quen partie réussi, puisque lEtat hébreu a immédiatement fait savoir quil ne négocierait pas avec le Hezbollah pour obtenir le reste de ces "soi-disant" corps, et se focaliserait sur la libération dEhoud Goldwasser et Eldad Regev.
« Nous navons aucune intention de coopérer avec Nasrallah. Et nous ne marchanderons pas pour obtenir des parties de corps israéliens », ont affirmé des représentants du gouvernement. Car, pour bon nombre dentre eux, ce discours est une nouvelle provocation lancée par un chef terroriste « sous pression ».
En effet, ce nest pas la première fois que le leader chiite sadonne à de telles réflexions.
Le 2 janvier dernier, il sétait déjà exprimé, pendant plus de 2 heures, à la télévision libanaise, affirmant quil avait « proposé aux Israéliens de rendre ces dépouilles en échange de négociations sérieuses », mais que les Israéliens n'avaient pas « semblé intéressés par notre offre ».
Des propos que les membres du gouvernement avaient alors qualifiés de pures fantaisies, considérant quil était inutile den tenir compte. Et avec ces nouvelles déclarations, cest, encore une fois, le scepticisme qui sest installé.
Le ministre de la Culture et des Sports, Raleb Majhadleh, a immédiatement demandé que ces affirmations soient vérifiées et authentifiées, alors que le ministre de la Défense, Ehoud Barak, a appelé les Israéliens à ne pas accorder trop dimportance à ces propos, précisant que « seuls les actes comptent, pas les paroles ».
« Nasrallah essaie délibérément de nous faire craquer. Nous ne devons pas être intimidés ni même lui répondre. Nous devons tout simplement léliminer », a enfin conclu Meïr Chetrit, ministre de lIntérieur.
La majeure partie de la classe politique a donc réagi avec fermeté à cette nouvelle provocation, et certains ont même décidé de mettre à prix la tête de celui que la presse israélienne a qualifié, ce dimanche matin, de « boucher de Beyrouth ».
Itzhak Cohen, ministre des Cultes, a déclaré quil était nécessaire déliminer Nasrallah, précisant : « Le plus vite sera le mieux. Le chef du Hezbollah me rappelle Hitler et ses semblables, et sa sortie de la clandestinité est, en soi, inquiétante ».
« Le chef du Hezbollah na jamais eu de cur et il est temps de faire cesser ses battements cardiaques », a, quant à lui, affirmé le chef du Parti national religieux, Zevouloun Orlev. Une réaction partagée par le ministre du Logement, Zeev Boim, qui a qualifié le leader chiite « danimal hideux qui devrait, dores et déjà, creuser sa fosse ».
Côté militaire, les responsables sécuritaires ne sont pas en reste, et cherchent à se défendre des accusations portées à leur encontre par celui quils qualifient d « ennemi numéro un ».
« Les déclarations de Nasrallah sont cyniques et perverses », ont affirmé ces derniers, qui accusent, à cette occasion, le chef du Hezbollah davoir « violé les valeurs saintes de toutes les religions, y compris de lislam, en évoquant les têtes, bras et jambes » de soldats israéliens, qui sont en sa possession.
Rappelons quen juillet 2006, Tsahal avait dépeint Hassan Nasrallah sous la forme dun boa, « doux en apparence, venimeux en réalité ». Une image qui semble toujours coller à la peau du leader terroriste.
Hanna Mesguishe
© Guysen International News
Mis en ligne le 21 janvier 2008, par M.











