1. Les heurts interpalestiniens atteignent des sommets de brutalité (Reuters)
· "Gaza est fini", soupire Mohammad Ahmed-Hassan, un enseignant de 35 ans, qui dénonce un "génocide".
· Un médecin de Gaza, qui a examiné les corps de centaines de Palestiniens tués en combattant les Israéliens, affirme que [en comparaison] le degré de cruauté des affrontements entre factions "va au-delà de tout ce que l'on peut imaginer".
2. A Gaza, le bilan porté à 55 morts (Reuters)
· Le Hamas a dit s'être emparé de plusieurs postes de la Force de sécurité nationale d'Abbas
3. Les combats interpalestiniens font rage (AFP)
· Le Hamas, dont les combattants s'étaient emparés mardi de plusieurs QG et des positions des services fidèles au président Mahmoud Abbas, semble déterminé à trancher [sic] par la force son bras de fer avec le Fatah.
· La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, a ainsi affirmé dans un communiqué qu'elle contrôlait, d'ores et déjà, "la plupart des positions" de la Sécurité palestinienne à Gaza-ville, et qu'elle en assiégeait d'autres.
4. Gaza au bord de la guerre civile (AFP)
· La présidence palestinienne a accusé le Hamas islamiste de préparer un "put
5. Olmert propose le déploiement d'une force internationale (AP)
· Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert a proposé mardi le déploiement d'une force internationale le long de la frontière de la Bande de Gaza avec l'Egypte, afin d'empêcher l'approvisionnement en armes de militants palestiniens.
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1. Les heurts interpalestiniens atteignent des sommets de brutalité
mardi 12 juin 2007, 14h21
GAZA (Reuters) - Pour Tamer Ammar, chauffeur de taxi à Gaza, les affrontements entre le Fatah et le Hamas ont véritablement tourné à la guerre civile quand les miliciens ont commencé à mutiler les corps de leurs adversaires et à les jeter du haut d'immeubles.
"J'ai l'impression d'être en Irak, pas à Gaza", soupire ce père de six enfants, âgé de 40 ans.
"Des tireurs embusqués sur les toits et qui tuent des gens. Des corps mutilés jetés dans la rue de façon très humiliante. Des maisons bombardées et des civils tués. Qu'est-ce que c'est, si ce n'est pas une guerre civile?".
Une nouvelle flambée de violences entre les islamistes du Hamas et le Fatah, mouvement laïc du président Mahmoud Abbas, a causé la mort d'au moins 20 Palestiniens, ces quatre derniers jours.
Selon un mouvement palestinien de défense des droits de l'homme, plus de 600 Palestiniens ont été tués dans des affrontements entre factions rivales depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas en mars 2006, après sa victoire électorale sur le Fatah.
Des cessez-le-feu sont régulièrement proclamés, mais ils ne tiennent jamais longtemps.
Ces derniers jours, la brutalité des affrontements a atteint des sommets, avec, notamment, des tirs de grenades RPG.
Un membre de la Force 17, unité de sécurité de Mahmoud Abbas, a été la première victime précipitée du haut d'un immeuble de 15 étages. Quelques heures plus tard, le Hamas a accusé le Fatah d'avoir jeté un partisan du mouvement islamiste du haut d'un autre immeuble.
Des partisans du Fatah ont abattu un religieux membre du Hamas, devant sa mosquée. Et des médecins ont relevé 40 impacts de balles sur le corps d'un militant du Fatah, que des miliciens du Hamas avaient enlevé chez lui.
"Brutalité inimaginable "
"Gaza est fini", soupire Mohammad Ahmed-Hassan, un enseignant de 35 ans, qui dénonce un "génocide".
Des milliers d'habitants de la bande de Gaza ont fui en Egypte, mais la grande majorité des 1,5 million de résidents de ce territoire n'ont d'autre choix que de se terrer chez eux.
Dans la ville de Gaza, des miliciens interceptent les automobilistes à des barrages routiers, tentant de deviner, au nom de famille et à l'allure vestimentaire, à qui ils ont affaire.
"Des miliciens demandent à ceux qui portent la barbe s'ils appartiennent au Hamas, et parfois ils les emmènent même s'ils répondent par la négative", raconte un client d'Ammar.
Aux barrages contrôlés par le Hamas, les islamistes examinent les cartes d'identité afin de démasquer et d'intercepter tout membre des forces de sécurité du Fatah.
Les stations de radio du Hamas n'hésitent plus à qualifier Abbas de collaborateur et à le comparer au général Antoine Lahoud, ancien commandant de l'Armée du Liban-Sud, milice alliée à Israël.
Une station de radio du Fatah a accusé le Hamas de prendre ses ordres en Iran.
Un médecin de Gaza, qui a examiné les corps de centaines de Palestiniens tués en combattant les Israéliens, affirme que [en comparaison] le degré de cruauté des affrontements entre factions "va au-delà de tout ce que l'on peut imaginer".
"Les missiles israéliens mutilent les corps [...] mais une telle brutalité est inimaginable entre gens qui sont censés être des frères d'armes", dit-il.
Khaled Abdallah, un ouvrier du bâtiment, estime que les attaques contre le domicile du Premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, dirigeant du Hamas, et contre celui de Mahmoud Abbas marquent un point de non-retour.
"Je ne pense pas qu'ils puissent désormais se réconcilier. C'est comme quand on jette du sable sur le feu. Il ne s'éteint pas. Dès que le vent disperse le sable, les flammes reprennent".
2. Poursuite des heurts à Gaza, le bilan porté à 55 morts
mercredi 13 juin 2007, 9h57
GAZA (Reuters) - Les affrontements entre partisans du Hamas et du Fatah de Mahmoud Abbas se poursuivent mercredi matin dans la bande de Gaza, où huit autres combattants ont été tués, ce qui porte le bilan à 55 morts en quatre jours, apprend-on de source hospitalière.
Des miliciens du Hamas ont attaqué un quartier proche du domicile d'un responsable du Fatah du président Mahmoud Abbas, et six hommes ont été tués dans les combats, qui ont duré plusieurs heures, ont dit des responsables du Fatah.
Des miliciens du Hamas ont attaqué, dans le centre de la bande de Gaza, des positions des forces de sécurité fidèles à Mahmoud Abbas, faisant deux mort et une dizaine de blessés, dit-on de même source.
Le Hamas a dit s'être emparé de plusieurs postes de la Force de sécurité nationale d'Abbas.
Des habitants ont rapporté que des drapeaux verts du Hamas flottaient aussi sur de plus petits immeubles dans le centre de la bande de Gaza, notamment sur une maison vide du camp de réfugiés de Nusseirat, appartenant à Mohammed Dahlan, conseiller de Mahmoud Abbas pour la sécurité nationale.
3. Gaza: les combats interpalestiniens font rage
mercredi 13 juin 2007, 9h51
GAZA (AFP) - Des combattants du Hamas ont assiégé, mercredi matin, le quartier général d'un service de sécurité à Gaza, poursuivant une farouche offensive visant à mettre en déroute l'appareil sécuritaire fidèle au mouvement Fatah, ont indiqué des témoins.
Les combats à Gaza, qui ont commencé avant l'aube, notamment autour du quartier général, ont fait trois morts, alors qu'un enfant a été tué dans des accrochages interpalestiniens, dans un autre quartier de Gaza, selon des sources médicales.
Les hommes armés du Hamas ont fait le siège des bureaux des services des renseignements dans le quartier Al-Mashtal de Gaza, attaquant le bâtiment au mortier et au lance-roquettes, selon les témoins et des sources sécuritaires. Selon les mêmes sources, d'intenses échanges de tirs opposaient les combattants du Hamas aux membres des services de renseignement, retranchés dans le bâtiment. Ces morts portent à 54 le nombre de Palestiniens tués depuis le début de la dernière flambée de violences partisanes le 7 juin.
Le Hamas, dont les combattants s'étaient emparés, mardi, de plusieurs QG et des positions des services fidèles au président Mahmoud Abbas, semble déterminé à trancher [sic] par la force son bras de fer avec le Fatah. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, a ainsi affirmé, dans un communiqué, qu'elle contrôlait, d'ores et déjà, "la plupart des positions" de la Sécurité palestinienne à Gaza-ville, et qu'elle en assiégeait d'autres.
Le porte-parole du groupe parlementaire du Hamas, Salah Al-Bardawil, a accusé les services de sécurité de compter dans leurs rangs des éléments du Fatah "au service de la sécurité de l'Etat occupant sioniste". "Nombre d'entre eux se sont rendus et ceux qui ne l'ont pas fait sont assiégés", a-t-il dit.
4. Nouvel accès de violences à Gaza au bord de la guerre civile
mardi 12 juin 2007, 20h11
Par Sakher ABOU EL-OUN
GAZA (AFP) - Les combattants du Hamas sont partis à l'assaut, au lance-roquettes, de quartiers généraux du Fatah, mardi, dans un nouvel accès de violences partisanes qui a fait 25 tués en moins de 48 heures dans la bande de Gaza, désormais au bord de la guerre civile.
La présidence palestinienne a accusé le Hamas islamiste de préparer un "put
Le bureau du Premier ministre issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, a accusé, sans les nommer, "des parties liées aux ennemis", de "tenter de renverser militairement le gouvernement d'union".
Selon des sources sécuritaires et des témoins, la violence a franchi un nouveau seuil, avec l'attaque, au lance-roquettes et à l'arme automatique, par des combattants du Hamas, de deux QG de la Sûreté nationale, fidèle au Fatah, à Gaza-ville et à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza.
Les Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ont décrété "le nord de la bande de Gaza, zone militaire fermée" sous leur contrôle, et appelé les membres des services de sécurité, fidèles au Fatah, "à rester chez eux".
La présidence palestinienne, tout en appelant à un nouveau cessez-le-feu, a accusé "des dirigeants politiques et militaires du Hamas" de préparer un "put
5. Bande de Gaza: Ehoud Olmert propose le déploiement d'une force internationale
mardi 12 juin 2007, 19h54
JERUSALEM (AP) - Le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a proposé, mardi, le déploiement d'une force internationale le long de la frontière de la Bande de Gaza avec l'Egypte, afin d'empêcher l'approvisionnement en armes de militants palestiniens.
La communauté internationale "devrait sérieusement réfléchir" à un projet visant à déployer "des forces internationales, comme la FINUL, dans la région du couloir de 'Philadelphie'", en vue de mettre fin à "l'armement des forces extrémistes", a déclaré M. Olmert, selon un communiqué diffusé par son bureau.
© AFP et Reuters
[Communiqués aimablement signalés par Yigal Palmor, Israël.]
Mis en ligne le 13 juin 2007, par M.











