Article paru dans Rzeczpospolita (Pologne), du 6 février 2007
Traduction du polonais :
En mai 2003, Steve Averbach, un Juif américain travaillant dans la police israélienne prenait le bus à Jérusalem. Un passager est monté dans le bus au dernier moment. Cétait un jeune homme ayant laspect dun Juif religieux et portant kippa. Averbach avait remarqué une bosse sous sa veste. Quand il sapprocha de lui, larme à la main, lhomme déclencha une charge explosive. Le terroriste-suicide est mort sur le coup. Averbach est resté infirme à vie.
Quelques semaines plus tard, un représentant dune organisation des "familles de martyrs palestiniens", sest présenté chez la famille du jeune terroriste de 18 ans, Bassam Takruri. Il a proposé à la mère douvrir un compte dans la filiale de
Le banquier dévoué à la famille royale
Arab Bank, cest lune des plus grandes, des plus importantes institutions financières du Proche-Orient. Elle a des filiales dans 28 pays ; 40% de ses parts appartiennent aux Schoman, une vieille famille de banquiers arabes.
Comme lécrit lhebdomadaire allemand, Der Spiegel, le banquier Abd al Hamid Schoman a reçu, lan dernier, de la famille royale jordanienne, une récompense pour « services rendus ». C'est justement lui qui soccupe des versements de la dite police dassurance la récompense versée aux familles des terroristes-suicide qui, en se faisant exploser, ont assassiné des Israéliens. Ce sont ainsi des centaines de milliers de dollars qui transitent par les comptes des succursales palestiniennes.
« Munie dune attestation de décès de lassassin, la famille se rend dans lune des 15 filiales de
Son client, paralysé depuis le cou jusquau bas du corps, en est une illustration. Avec sa femme et leurs deux enfants, ils nont pas de quoi vivre.
Lobtention dune gratification pour un attentat-suicide commis contre des Israéliens facilite la constitution du "dossier du martyr", lequel, daprès les plaignants, est disponible tant au siège du Hamas quauprès de ladministration de lAutorité palestinienne. Il contient les formulaires de tous les documents nécessaires. Les jeunes, plus clairvoyants, en font la demande avant de commettre un attentat.
Un procès dissuasif
Avec laide de lavocat new-yorkais, Ron Motley, Gary Osen a déposé, en 2004, une plainte en justice devant un tribunal américain. Il sy réfère à la législation antiterroriste de 1966. Celle-ci permet aux citoyens américains de déposer plainte contre ceux qui ont tué ou blessé un membre de leur famille, ou contre des organisations qui favorisent une activité terroriste. « La Arab Bank fait partie de telles organisations », souligne lavocat. La filiale américaine de cette banque est fermée depuis longtemps.
« On ne peut permettre quune banque jordanienne serve impunément des intérêts malpropres au Proche-Orient. » Tout a commencé avec un client. Cétait une connaissance dun ami, dit Gary Osen. Maintenant, avec Ron Motley, ils représentent plus de 900 personnes. « Nous avons con
Il sagit surtout de la britannique National Westminster Bank. Cest par celle-ci que transitent les comptes de lorganisation britannique Interpal. Officiellement caritative, elle collecte en fait de largent pour les activités terroristes du Hamas.
« Nous navons rien à voir avec le terrorisme. Nous ne pouvons pas contrôler de manière efficace chaque client avant louverture dun compte », affirme le communiqué officiel de la banque.
Aleksandra Rybińska
© Rzeczpospolita
Mis en ligne le 19 mai 2007, par M.











