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Terrorisme
Accès subit de djihad à Seattle, Daniel Pipes
New York Sun
8 août 2006
Version originale anglaise: "Sudden Jihad Syndrome" in Seattle
Le 28 juillet, vers 16 heures, peu avant le sabbat juif, un terroriste musulman d'origine pakistanaise, du nom de Naveed Afzal Haq, a contraint une jeune fille de 14 ans à le faire entrer dans le bâtiment de la Fédération juive de Seattle, en pointant une arme dans son dos. Puis, sortant deux pistolets semi-automatiques de fort calibre, qu'il venait juste d'acheter, il a donné libre cours à sa furie meurtrière. Haq a assassiné une femme de 58 ans, Pam Waechter, directrice adjointe de la Fédération, et blessé cinq autres, dont une femme enceinte de 17 semaines.
Selon des témoins oculaires, Haq a déclaré avant d'ouvrir le feu : «Je suis un Américain musulman; je suis furieux contre Israël» ; il «a déclaré à la police qu'il s'agissait d'une prise d'otages et qu'il voulait que nos armes soient retirées d'Israël», et il était en colère à cause de ce qui se passe en Israël. Haq a affirmé à une standardiste de police-secours : «Je veux que ces Juifs s'en aillent [
] Votre politique étrangère me rend malade. Ce sont des Juifs. Je n'en peux plus de me faire marcher sur les pieds, de voir les nôtres victimes de la situation au Moyen-Orient [
] Je suis aussi un Américain, mais je veux juste que les nôtres quittent l'Irak.»
Environ douze minutes plus tard, cet homme - âgé de 30 ans - se rendait à la police. Emprisonné sans caution, il a été inculpé de meurtre au premier degré avec circonstances aggravantes.
Cet acte horrible suscite plusieurs réflexions.
Premièrement, comme dhabitude et contre toute évidence, la loi en vigueur na pas tenu compte de ce quil sagit d'un cas de terrorisme islamique radical. David Gomez, de lagence locale du FBI, a commenté l'événement en ces termes: «Nous pensons [
] qu'il s'agit du cas isolé dun individu agissant en fonction de son antagonisme. Rien n'indique que l'acte soit lié au terrorisme.» Comme en d'autres cas, si la police ne peut établir un lien direct entre un terroriste et Al-Qaida, ou un autre groupe, la perpétrateur est considéré comme nétant pas un terroriste.
Deuxièmement, la haine et la violence musulmanes envers les Juifs indiquent que la fin de l'âge d'or de la communauté juive américaine est proche. Ironie du sort, en avril 2002, dans ce même bâtiment attaqué par Haq, je lançais justement ce message à un public de décideurs juifs qui semblaient y être sourds. Robin Boehler, le président de la Fédération juive de Seattle, a illustré à quel point mes avertissements étaient restés sans effet en déclarant, à propos de l'agression de Haq: «Nous ne pensions pas qu'une telle chose puisse se produire.»
Troisièmement, Haq nest pas le genre dindividu suspect de djihadisme. Ses parents, Mian et Nahida, sont arrivés aux États-Unis dans les années 1970, et Naveed y est né. Son père a travaillé sur le site nucléaire de Hanford. Au lycée, Naveed a gagné un prix de 250 dollars pour sa deuxième place dans un concours de dissertation, parrainé par l'U.S. Institute of Peace. Il a obtenu sa licence en biologie, avec distinction, à l'École polytechnique de Rensselaer, et acquis un deuxième diplôme en ingénierie électrique, à l'université de l'État de Washington. Il a également étudié à l'université de Pennsylvanie.
Haq buvait de l'alcool, seul dans un bar, et fréquentait des sites de rencontres sur Internet. Son casier judiciaire fait état d'une inculpation pour conduite obscène pour acte d'exhibitionnisme devant des jeunes femmes, en mars dernier, dans un centre commercial. Il a comparu devant les tribunaux pour des problèmes tels que des infractions au code de la route et aux allocations de chômage. Plus surprenant : il a été baptisé par lEglise du Word of Faith, en décembre dernier ; mais il est revenu à l'islam peu après.
Quatrièmement, les actes de Haq constituent un cas évident d«accès subit de djihad», qui consiste en ce que des musulmans apparemment normaux deviennent violents, de manière imprévisible. Son attentat confirme le bien-fondé de mon appel, maintes fois réitéré, à une surveillance particulière des musulmans. Du fait que lon ignore qui sera le prochain djihadiste, les musulmans en général doivent faire l'objet d'une vigilance accrue. Je regrette d'écrire cela, autant que vous regretterez de le lire, mais il faut le dire et agir en conséquence.
Cinquièmement, le syndrome subit de djihad n'apparaît jamais de manière isolée, mais résulte toujours d'un régime prolongé à base d'antisémitisme, d'antisionisme, d'antichristianisme et d'antiaméricanisme, prescrit par des mosquées, des écoles, des associations et des médias islamistes. La diabolisation d'Israël par la gauche contribue également au problème.
Des gens qui connaissent Haq confirment que ce faisceau d'influences a forgé ses idées. «Haq n'aimait pas le président Bush», relève une personne. Une autre indique que Haq «affichait un certain antisémitisme, faisait parfois des commentaires désinvoltes sur les Juifs». Il se plaignait de ce que «les Juifs dominent les médias» et croyait quils dirigent l'économie des États-Unis.
La responsabilité du déchaînement malfaisant de Haq incombe à son auteur, ainsi qu'aux islamistes et aux gauchistes qui ont manipulé son esprit confus et son caractère susceptible.
Daniel Pipes
© New York Sun
Mis en ligne le 10 août 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











