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Terrorisme
Un café de Paris vandalisé par des jeunes musulmans
31/03/06
Repris du site 7 sur 7.
Des jeunes musulmans munis de barres de fer ont vandalisé un café parisien où était présentée une exposition de dessins tournant en ridicule toutes les religions, y compris l'islam.
Caricatures
Quelque 50 dessins de caricaturistes français connus étaient présentés au café La Mer à Boire, dans le quartier populaire et multiethnique de Belleville, dans le nord-est de Paris, pour une exposition baptisée "Ni Dieu, ni Dieu". L'exposition visait toutes les religions, mais ne présentait aucune image du prophète Mahomet, a expliqué, une des propriétaires du café. La diffusion de caricatures dans un journal danois, reprises dans d'autres pays, a suscité le mois dernier de violentes manifestations de protestations dans des pays musulmans.
Barres de fer
"On avait l'habitude d'offrir de l'eau à des jeunes de 10 à 12 ans qui jouaient au football de l'autre côté de la rue. Mardi, quand ils sont venus, ils ont jeté leur verre d'eau par terre et nous ont accusés d'être racistes", a expliqué Marianne. "Ils sont revenus plus tard avec des bâtons et des barres de fer et ont cassé des cadres. On les a chassés avec l'aide des clients" mais des jeunes plus âgés sont ensuite venus nous mettre en garde. "Ils nous ont dit qu'ils n'approuvaient pas ce que les petits avaient fait, mais que ce que nous faisions était inacceptable. Ils nous ont dit que si on ne retirait pas les caricatures, ils appelleraient les Frères musulmans et brûleraient notre café", a-t-elle raconté.
Censuré
Refusant de démonter l'exposition, les propriétaires ont posé sur les cadres une feuille de papier blanche sur laquelle ils ont écrit "Censuré". "Cela aurait été baisser les bras que de retirer les dessins. Mais d'un autre côté, on ne veut pas s'exposer à ce genre de violences. Avec ces feuilles de papier, on peut toujours voir les caricatures si on en soulève un coin", dit Marianne. Une plainte a été déposée auprès de la police.
© 7 sur 7
Mis en ligne le 1er avril 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











