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Terrorisme
Vous avez dit "assassinats ciblés" ? F. Ghez
«Assassinats ciblés», par Israël, de meurtriers, avérés ou potentiels, contre «Assassinats non ciblés», par les terroristes palestiniens, qui ne visent personne en particulier et tuent nimporte qui, nimporte où, à condition que cela fasse le plus de victimes possible.
18 Juillet 2005
Sur le site de Primo-Europe
Après la décision dAriel Sharon en mars 2004 de se retirer de Gaza, la violence contre Israël sest poursuivie, mais Sharon a maintenu sa décision.
Après lélection de Mahmoud Abbas, les violences contre Israël ont largement diminué, mais nont pas cessé.
Beaucoup craignaient, dailleurs, que la trêve incertaine, obtenue des organisations terroristes, ne soit rompue du fait de la réussite dun attentat de grande envergure. Cela ne sest pas produit mais le Djihad, le Hamas et les Brigades Al Aqsa se sont acharnés à poursuivre ponctuellement leurs attaques contre les localités juives, absurdement contre celles-là même qui étaient sur le point dêtre évacuées.
Mais, rassurons-nous, ils lont fait aussi contre des localités situées en territoire israélien et ont même réussi à commettre quelques attentats-suicide en Israël, suicides peut-être, mais faisant un nombre de victimes insuffisant pour que lopinion internationale sen émeuve. Chaque fois, faut-il le préciser, ils ont prétendu agir en représailles de quelque chose, on na jamais su exactement de quoi, mais en représailles Sils le disent
Nos médias ont amplement fermé les yeux sur ces centaines «dincidents de parcours» jalonnant la possible «pax palestinia».
Certes, ils ont entrouvert un il distrait lors des attentats-suicide, mais ils lont bien vite refermé... Un attentat-suicide en Israël, cest la règle, et puis il y en tellement moins quavant !
A force de morts et de blessés (1), les Israéliens viennent de réagir militairement contre ceux que la politique de conciliation de Mahmoud Abbas navait pas réussi à calmer.
Alors, sortant de leur léthargie, les médias - qui navaient pas dit grand-chose quand les civils israéliens tombaient sous les roquettes Kassam, se sont dressés pour proclamer : «la trêve en danger», comme la patrie le fut, en dautres temps, la faute en incombant à Israël, «qui reprend ses assassinats ciblés».
Car, dans lesprit de nos chers penseurs, ce quils dénomment «trêve» est, en vérité, une situation dans laquelle, dun côté, les Israéliens ne doivent pas réagir aux attaques terroristes, tandis que, de lautre, le Hamas, le Djihad et consorts peuvent poursuivre leur «juste lutte» contre loccupant sioniste. Imaginons que, lassés, les Israéliens lancent une opération militaire, devinez lequel des deux met «la trêve en danger» ?
Si vous avez bien répondu, trouvez maintenant qui, dans lesprit des mêmes, est le plus condamnable ? Les Israéliens, qui commettent des «assassinats ciblés» (2) de meurtriers, avérés ou potentiels, et limitent «les dégâts collatéraux», ou les autres qui, eux, commettent des «assassinats non ciblés», puisquils ne visent personne en particulier et tuent nimporte qui, nimporte où, à condition que cela fasse le plus de victimes ?
Après lélection de Mahmoud Abbas, les violences contre Israël ont largement diminué, mais nont pas cessé.
Beaucoup craignaient, dailleurs, que la trêve incertaine, obtenue des organisations terroristes, ne soit rompue du fait de la réussite dun attentat de grande envergure. Cela ne sest pas produit mais le Djihad, le Hamas et les Brigades Al Aqsa se sont acharnés à poursuivre ponctuellement leurs attaques contre les localités juives, absurdement contre celles-là même qui étaient sur le point dêtre évacuées.
Mais, rassurons-nous, ils lont fait aussi contre des localités situées en territoire israélien et ont même réussi à commettre quelques attentats-suicide en Israël, suicides peut-être, mais faisant un nombre de victimes insuffisant pour que lopinion internationale sen émeuve. Chaque fois, faut-il le préciser, ils ont prétendu agir en représailles de quelque chose, on na jamais su exactement de quoi, mais en représailles Sils le disent
Nos médias ont amplement fermé les yeux sur ces centaines «dincidents de parcours» jalonnant la possible «pax palestinia».
Certes, ils ont entrouvert un il distrait lors des attentats-suicide, mais ils lont bien vite refermé... Un attentat-suicide en Israël, cest la règle, et puis il y en tellement moins quavant !
A force de morts et de blessés (1), les Israéliens viennent de réagir militairement contre ceux que la politique de conciliation de Mahmoud Abbas navait pas réussi à calmer.
Alors, sortant de leur léthargie, les médias - qui navaient pas dit grand-chose quand les civils israéliens tombaient sous les roquettes Kassam, se sont dressés pour proclamer : «la trêve en danger», comme la patrie le fut, en dautres temps, la faute en incombant à Israël, «qui reprend ses assassinats ciblés».
Car, dans lesprit de nos chers penseurs, ce quils dénomment «trêve» est, en vérité, une situation dans laquelle, dun côté, les Israéliens ne doivent pas réagir aux attaques terroristes, tandis que, de lautre, le Hamas, le Djihad et consorts peuvent poursuivre leur «juste lutte» contre loccupant sioniste. Imaginons que, lassés, les Israéliens lancent une opération militaire, devinez lequel des deux met «la trêve en danger» ?
Si vous avez bien répondu, trouvez maintenant qui, dans lesprit des mêmes, est le plus condamnable ? Les Israéliens, qui commettent des «assassinats ciblés» (2) de meurtriers, avérés ou potentiels, et limitent «les dégâts collatéraux», ou les autres qui, eux, commettent des «assassinats non ciblés», puisquils ne visent personne en particulier et tuent nimporte qui, nimporte où, à condition que cela fasse le plus de victimes ?
Si vous avez encore bien répondu, alors bravo, vous pourrez devenir journaliste.
Fabien Ghez
(1) Il y a eu plus de 2000 actes de violences qui ont fait 239 blessés et 20 morts israéliens, dont 5 lors de lattentat contre le Club Stage de Tel-Aviv, le 25 février 2005, 5 lors de lattentat-suicide de Netanya, le 13 juillet 2005, et une jeune fille tuée par une roquette Kassam dans la commune de Nativ Haasara, le 14 juillet 2005. Dans la seule journée du 15 juillet, les terroristes du Hamas ont lancé plus de 33 obus de mortier et 15 roquettes Kassam sur les implantations. (Sources : Haaretz et intelligence.org)
(2) On notera que la condamnation de ces actes se trouve astucieusement insérée dans leur appellation.
© Primo Europe
Mis en ligne le 20 juillet 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











