Union des Patrons et Professionnels Juifs de France
Vous êtes : Accueil » Conflit palestino-israélien» Terrorisme
Terrorisme
Fin de l'«accord de sécurité» anglo-islamiste, par Daniel Pipes
En principe, le terrorisme arrive comme un coup de tonnerre. Mais ce n'était pas le cas des quatre explosions qui ont secoué Londres, hier. Des leaders islamistes britanniques laissaient, en effet, entendre, depuis des mois, que de telles attaques étaient imminentes.
Imprimer    Envoyer à un ami 

 

New York Sun

8 juillet 2005

 

Version originale anglaise: [London Terrorism:] British "Covenant of Security" with Islamists Ends

 

Adaptation française: Alain Jean-Mairet

 

http://fr.danielpipes.org/article/2748

 

 

En principe, le terrorisme arrive comme un coup de tonnerre. Mais ce n'était pas le cas des quatre explosions qui ont secoué Londres, hier, faisant au moins 37 morts [52, selon les dernières informations, le 11 juillet au soir]. Des leaders islamistes britanniques laissaient, en effet, entendre, depuis des mois, que de telles attaques étaient imminentes.

 

Il y a quelque temps, un groupe islamiste britannique nommé Al-Muhajiroun – «les immigrants» en arabe – déclara publiquement que la Grande-Bretagne était à l'abri des attaques islamistes en raison de son attitude acceptable envers les Musulmans au sein de ses frontières. Dans un entretien d'avril 2004, Sayful Islam, 24 ans, le dirigeant de la section Al-Muhajiroun de Luton, annonçait qu'il soutenait Oussama Ben Laden «à 100%» dans son effort visant à «la domination mondiale de l'Islam», mais excluait de perpétrer lui-même des actes de terrorisme en Grande-Bretagne.

 

D’une manière plus générale, cependant, Sayful Islam a approuvé le terrorisme en Grande-Bretagne : «Si une attaque à la bombe a lieu ici, je ne m'y opposerai pas, même si elle devait tuer mes propres enfants […] Mais je considérerais comme contraire à l'Islam de m'engager personnellement dans des actes de terrorisme en Grande-Bretagne parce que je vis ici. Selon l'Islam, je suis lié par un accord de sécurité envers la Grande-Bretagne aussi longtemps que les Britanniques permettent aux Musulmans d'y vivre en paix.» Et d'ajouter: «Si nous voulions nous engager dans la voie du terrorisme, nous devrions quitter le pays. Il serait anti-islamique de procéder autrement.»

 

Accord de sécurité ? De quoi s'agit-il ? Dans un article d'août 2004, paru dans le New Statesman et intitulé "Pourquoi les terroristes aiment tant la Grande-Bretagne", Jamie Campbell citait ce propos de l'auteur de Inside Al Qaeda (Al-Qaida de l'intérieur), Mohamed Sifaoui : «On admet depuis longtemps, parmi les islamistes britanniques de même qu'au gouvernement et dans les services de renseignements du Royaume-Uni, qu'aussi longtemps que la Grande-Bretagne garantira une généreuse marge de manœuvre à des gens tels que Hassan Butt [un islamiste ouvertement favorable au terrorisme], des actes terroristes continueront d'y être planifiés mais ne seront pas exécutés dans ses frontières.»

 

L'article du New Statesman conclut, avec une ironie perverse : «la présence de sympathisants déclarés du terrorisme islamiste en Grande-Bretagne améliore la sécurité de la population britannique, et le plus fort du terrorisme préparé ici est subi par les populations d'autres pays».

 

Immigrant syrien en Grande-Bretagne et ex-leader d'Al-Muhajiroun, Omar Bakri Mohammed, confirme la thèse de l'accord de sécurité, décrivant les compagnons du prophète Mahomet qui bénéficièrent de la protection du roi d'Éthiopie. C'est cette expérience, précise-t-il au magazine, qui a donné naissance à la notion coranique d'accord de sécurité : des Musulmans ne doivent pas s'en prendre aux habitants d'un pays où ils peuvent vivre en sécurité. Et Mohammed d’ajouter que cela «rend improbable l'exécution d'opérations en Grande-Bretagne par des Musulmans installés sur place».

 

Mais, en janvier 2005, M. Mohammed http://www.washtimes.com/upi-breaking/20050110-082616-6312r.htm estimait que l'accord de sécurité avait cessé de lier les Musulmans britanniques en raison de la législation anti-terroriste post-11 septembre, laquelle avait pour conséquence de placer «l'ensemble de la Grande-Bretagne dans le dar al-harb», soit une terre de conquête pour les Musulmans. Ainsi, par référence aux incroyants, «le kuffar [l'infidèle] n'a plus de sanctuaire où sa vie et ses biens soient en sûreté».

 

Le pays, jusqu'alors havre préservé, se retrouvait dans le camp ennemi. Pour rétablir l'accord de sécurité, les autorités britanniques devraient annuler la législation en question et libérer les personnes détenues sans procès. Si elles ne le font pas, les Musulmans britanniques doivent «rejoindre le camp islamique mondial contre le camp de la croisade mondiale».

 

M. Mohammed  a continué à menacer ouvertement la population britannique en affirmant : «La réplique des Musulmans sera terrible si le gouvernement britannique continue de traiter les Musulmans comme il le fait à présent» ; et d’évoquer explicitement la possibilité d'attentats-suicide sous la direction d'Al-Qaida. Les gouvernements occidentaux doivent savoir que s'ils ne changent pas de cap, les Musulmans «leur donneront un 11 septembre chaque jour, jour après jour !»

 

Sean O'Neil et Yaakov Lappin, du Times de Londres, ayant interrogé M. Mohammed à propos de ses déclarations sur l'accord de sécurité, ce dernier a prétendu que sa désignation de la Grande-Bretagne comme dar al-harb était «théorique», et fourni une nouvelle interprétation non belliqueuse : 

Cela signifie que les Musulmans ne peuvent plus se considérer comme étant en paix et en sécurité ici, et donc qu'ils devraient envisager de quitter ce pays et de retourner dans leur patrie. Sinon, ils se sentiront assiégés, et il est évident que nous ne souhaitons pas vivre en état de siège. 

Toutefois, en une occasion où il était moins sur ses gardes, M. Mohammed a reconnu que, pour lui, «la vie d'un mécréant était sans valeur».

 

Les attentats à la bombe d'hier marquent la fin de l'«accord de sécurité». Espérons qu'ils marqueront aussi la fin d’une ère d'innocence, et que les autorités britanniques vont maintenant commencer à anticiper le terrorisme au lieu d'attendre d'en devenir les victimes.

 

Daniel Pipes

 

© New York Sun et fr.danielpipes.org

 

 

Mis en ligne le 11 juillet 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org
World wild web consortium
Moteur de recherche google
Search Engine google
Search Engine Yahoo
Moteur de recherche Yahoo
Moteur de recherche voila
GUYSEN ISRAEL News
AC-Medias.org
Agence Juive pour Israël
Alexandre Del Valle (site)
Aliya (Fondation Leavi)
Ambassade d'Israël en France
Ambassade d'Israël en Belgique
Amitiés Québec-Israël
Antisémitisme.info
Aroutz7
Belsef
Calendrier juif
Chrétiens et juifs
CID-Info
Communauté online
Connec'Sion.com
Conscience Politique
Consistoire de Paris
Coordination Lutte antisémitisme
CRIF
Desinfos.com
Die Jüdische (en allemand)
Europolitica
Facts of Israel (bilingue)
Famous Jews
France-Israël
Franceisrael.info
Guysen
Hébreu (Morim)
Hebreunet.org
Histoire juive
Infoweb-J
Honestreporting
Israel Hasbarah Committee
Israël Magazine (fr)
Isranews.com
IsraTV
Jerusalem Post (français)
JTA
Judeoscope (Québec)
KKL
Laïc-info
Lutte contre le négationnisme
MediaLine
MEMRI (presse arabe traduite)
Middle East sites
Ministère israélien de l'Aliyah
Myths and facts
Négation de la Shoah
Objectif Information
Observatoire Médias Palestiniens
Palestine Facts
Palestinian Medias Watch (PMW)
Presse mondiale sur le Web
Primo-Europe
Proche-orient.info
Révisionisme démasqué
Shalom Israël
Sionisme (un siècle de)
Tsahal en anglais
UEJF
Un écho d'Israël
UNIFAN, portail de l'alyah francophone
Valeurs actuelles