
Il a par ailleurs accusé son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, de vouloir ramener le Proche-Orient au Moyen Âge, affirmant que permettre à l'Iran d'avoir l'arme nucléaire serait «trahir de manière impardonnable» les futures générations, selon un discours qu'il devait prononcer jeudi après-midi à la Knesset (Parlement) et dont la Maison Blanche a diffusé le texte. «L'alliance entre nos gouvernements est inaltérable», a dit George W. Bush. Le président américain a dénoncé la vision du monde du mouvement islamiste palestinien Hamas, du Hezbollah libanais et d'Al-Qaïda ainsi que celle du président ultraconservateur iranien, qui «rêve de ramener le Proche-Orient au Moyen Âge et qui appelle à rayer Israël de la carte». «La population d'Israël n'est peut-être que d'un peu plus de 7 millions. Mais quand vous faites face à la terreur et au mal, vous êtes 307 millions parce que l'Amérique est à vos côtés», a-t-il dit. Le président américain George W. Bush est arrivé en Israël mercredi matin 14 mai, peu après 11 heures, pour une visite officielle de trois jours, lors de laquelle il assistera aux célébrations pour fêter le soixantième anniversaire de l'Etat d'Israël.
George W. Bush a été accueilli dès son arrivée à l'aéroport - pour cette deuxième visite officielle en l'espace de quatre mois - par Ehoud Olmert et le président Shimon Peres, ainsi que par les membres du cabinet au complet, et par divers dignitaires du pays. Ceux-ci ont tous serré la main du président, un par un. Le tapis rouge a été déroulé et un énorme dispositif de sécurité a été déployé. S'exprimant lors de la cérémonie de bienvenue, Olmert a remercié le président Bush pour sa visite qui représente «un geste extraordinaire d'amitié».
Dans le cadre de ce qu'on peut qualifier de la plus grande opération sécuritaire du pays jamais connue depuis ces dernières années, 14 000 policiers israéliens ont été déployés dans les rues de la capitale, assurant la sécurité du président ainsi que de son entourage. La principale autoroute reliant Jérusalem à Tel-Aviv a été fermée à 11h30 -heure locale - tandis que l'entourage du président était en route pour la ville. Lors de cette tournée, Bush s'entretiendra avec le Premier ministre Ehoud Olmert ainsi que le président Shimon Peres, et participera à une conférence internationale tenue par Peres au Centre de convention internationale. Jeudi matin 15 mai, Bush devrait se rendre à Massada, avant de retourner à Jérusalem pour faire un discours lors d'une session spéciale de la Knesset en milieu de journée.
Enfin, vendredi 16 mai, il rencontrera des jeunes gens au Musée de la Bible de Jérusalem, avant de quitter le pays vers 11 heures du matin. Les Etats-Unis sont censés tenter de relancer les négociations en vue d'aboutir à un accord de paix israélo-palestinien d'ici à la fin de l'année, et avant la fin du mandat de Bush, conformément à l'objectif fixé à la conférence d'Annapolis en novembre 2007. Alors que les observateurs sont sceptiques sur les chances d'un accord de paix avant la fin de l'année, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice estime que «rien n'est vraiment impossible». «Ce pourrait être improbable mais ce n'est pas impossible», ajoute-t-elle dans un entretien diffusé par la chaîne CBS mardi 13 mai. La visite officielle de Bush en Israël devrait se poursuivre par une tournée au Proche-Orient. Le président américain s'envolera ainsi pour Sharm-el-Sheikh, à la Mer Morte, où il devrait rencontrer pendant deux jours de nombreux leaders : le président égyptien Hosni Moubarak, le président afghan Hamid Karzaï, le président de l'Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salaam Fayad, ainsi que le roi de Jordanie Abdallah II, et enfin, des leaders irakiens. Il devrait aussi rencontrer le Premier ministre libanais Fouad Siniora, mais cette rencontre ne peut pas être confirmée au regard des récents clashes entre le gouvernement libanais - soutenu par les Etats-Unis - et l'opposition menée par le Hezbollah chiite, soutenu par la Syrie et l'Iran. Les affrontements entre partisans du gouvernement et militants de l'opposition emmenée par le Hezbollah, qui ont repris le 7 mai, ont déjà fait 54 morts, s'agissant ainsi des violences les plus meurtrières depuis la fin des 15 ans de guerre civile en 1990. L'armée libanaise s'est d'ailleurs déployée mardi 13 mai dans plusieurs zones en proie aux tensions dans le pays, dont Beyrouth et Tripoli, et a averti que ses soldats auraient recours à la force si nécessaire pour rétablir l'ordre.
Lors de cette tournée, une escale serait aussi prévue en Arabie Saoudite en fin de semaine, l'occasion de célébrer les relations américano-saoudiennes.
Sources: Jerusalem Post édition française - mercredi 14 mai 2008, nouvelobs.com - jeudi 15 mai 2008
© CICAD
Mis en ligne le 16 mai 2008, par M.











