Ambassade de France en Israël
REGIONAL
Bush : une attaque iranienne contre Israël déclenchera une guerre mondiale
Le Maariv se fait l'écho des déclarations récentes du président Bush au sujet de l'Iran. « Si vous voulez voir une troisième guerre mondiale, un moyen d'y parvenir est d'attaquer Israël avec l'arme nucléaire », a déclaré George Bush à la chaîne télévisée RTL, dont des extraits ont été diffusés hier. Bush a également transmis un message à une partie des pays européens qui refusent de durcir les sanctions contre l'Iran : « J'ai dit qu'il était temps d'agir ».
De son côté, le ministre des transports, Shaoul Mofaz, qui se trouve actuellement à Washington, dans le cadre du dialogue stratégique entre Israël et les Etats-Unis, a déclaré hier : l'Iran est un empire dans le domaine balistique, et les Iraniens se rapprochent du moment où ils possèderont la technologie nécessaire et, par conséquent, ils auront le pouvoir. Il s'agit d'un processus qui met en danger la paix dans le monde, et qui représente pour Israël un danger existentiel. »
Le Hezbollah se renforce
Le Hezbollah continue de se renforcer rapidement après les pertes causées par Tsahal, et aujourd'hui, un an et deux mois seulement après la fin de la guerre, il dispose du stock de roquettes le plus important au monde, affirme le Yediyot Aharonot de ce jour.
Selon des spécialistes du renseignement, le Hezbollah a réussi non seulement à reconstituer son stock de roquettes, endommagé pendant la guerre, mais également à l'accroître, grâce à l'aide de l'Iran et de la Syrie.
D'après les estimations de Tsahal, le Hezbollah disposerait aujourd'hui de 30 000 roquettes, et non de 20 000, comme c'était le cas avant la guerre, dont des roquettes sophistiquées mises au point après la guerre, note le quotidien.
ISRAËL-PALESTINIENS
Israël et les Palestiniens d'accord sur l'importance de la Feuille de route
Israël et l'Autorité palestinienne ont convenu hier que tout futur accord serait conditionné par l'application de la première étape de la Feuille de route, à savoir, la lutte palestinienne contre le terrorisme et le gel israélien de la construction dans ses implantations en Cisjordanie.
Selon le Haaretz, après deux semaines de blocage, cette entente peut ouvrir la voie à la rédaction d'une déclaration conjointe qui sera présentée à la Conférence d'Annapolis, prévue vraisemblablement pour la fin du mois.
Les équipes de négociation palestinienne et israélienne ont également conclu hier que les Etats-Unis mettraient en place un dispositif de contrôle qui aura pour objectif de déterminer si les deux parties ont respecté, ou non, leurs engagements pris dans le cadre de la première étape de la Feuille de route.
INTERIEUR
La Knesset veut modifier le système politique d'Israël
La Commission parlementaire de la Constitution devra entériner, ces prochaines semaines, les premières modifications du mode de gouvernement en Israël, rapporte le Haaretz.
Le projet de propositions, publié pour la première fois par le journal, comprend, entre autres, les réformes suivantes :
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une loi selon laquelle le chef du plus grand parti politique sera automatiquement celui qui formera le gouvernement. Dans le système actuel, c'est le Président de l'Etat qui confie cette mission à l'un des chefs de partis ;
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une réforme de la ratification du budget de l'Etat, stipulant l'annulation de la loi annexe à la loi des Finances ;
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l'adoption de la loi norvégienne, obligeant un député nommé ministre à démissionner de la Knesset.
Le Président de la Commission de la constitution, Menahem Ben-Sasson (Kadima), a fait savoir hier qu'après le vote, en première lecture, de la première série de propositions, la Commission ouvrira les débats sur la deuxième étape de la réforme : le passage au mode de scrutin combiné, basé en partie sur des élections régionales.
En effet, le système électoral actuel en Israël est exclusivement national et proportionnel, l'ensemble du pays constituant une seule circonscription. Fin 2006, la commission Meguidor pour la réévaluation du système politique, avait préconisé le passage à un système mi-régional, où la moitié des députés de la Knesset (60 personnes) seront élus dans leurs circonscriptions et non pas au niveau national.
En revanche, la proposition proposée par le député Ben-Sasson est plus « modeste » : elle stipule que seul un quart des députés seront représentants de régions, et que, de toute façon, les sièges à la Knesset ne seront répartis qu'en fonction des résultats du scrutin national, et que les élus régionaux occuperont des sièges gagnés par leur parti au niveau national. Cette précision vise à protéger les petits partis du passage au système régional.
© Ambassade de France en Israël
Mis en ligne le 9 novembre 2007, par M.











