16/10/07
Source : Ynet
Les habitants de la périphérie-est de Jérusalem craignent dêtre coupés de la capitale :
« Cest une cage, cest une prison ici », dit un habitant arabe.
Les habitants juifs dun quartier situé de lautre côté de la rue disent aussi :
« On ne parle pas avec nous, on ne nous dit rien ».
Que pensent les gens des projets des politiciens ?
Hier, trois jeunes juifs sont montés dans un taxi, au carrefour de la Colline Française [en hébreu [Givah haTsarfatit] et le chauffeur palestinien les a emmenés à Shouafat. Cela montre la complexité des frontières de la ville, avec tous les frottements que cela peut provoquer. Trois minutes de voiture séparent les quartiers de Shouafat, arabe, de Pisgat Zéev, juif. Malgré la proximité géographique, il ny a presque pas de rapports entre les habitants des deux côtés de la barrière.
Les Arabes craignent la séparation davec la Vieille Ville, cur de la ville de Jérusalem. Tous ceux qui le peuvent, passent à lintérieur.
« Lessentiel cest dêtre à lintérieur et non de lautre côté du mur », dit Abed el Fatach el Jioulani.
Il se considère comme pleinement Jérosolimitain, et pense que la barrière qui le sépare, lui et 55 000 villageois, dAkav et du camp de réfugiés de Shouafat, montre quon ne veut pas deux.
« Pourquoi y a-t-il cette barrière ? Qui est terroriste ? Quand y a-t-il eu des terroristes venus de Shouafat ? Cest une cage, une prison, ici », dit il.
A Pisgat Zéev les trottoirs sont larges et propres, et la mairie met des fleurs. A Shouafat, il ny a ni trottoirs, ni propreté, et, dès le matin, le bouchon pour sortir du barrage est long et bruyant. Chaque matin, 13 000 personnes y passent : des écoliers, des ouvriers, des commerçants, tous vont vaquer à leurs occupations en Vieille Ville.
A Shouafat et au village dAkav, qui sont déjà en dehors de la barrière depuis cinq ans, les habitants savent que les pourparlers dAnnapolis [Etats-Unis] ont une grande importance, parce quils [les habitants de cette zone] risquent dêtre rattachés à lAutorité palestinienne, ce quils redoutent le plus.

Le "mur" exclut principalement des limites de Jérusalem le camp de réfugiés de Chouafat et le village de Koufr Arab
(Cliché ajouté par la Rédaction d'upjf.org)
Le président du comité de Shouafat, Jamil Sandouka, dit :
« Nous voulons un libre accès à la Vieille Ville. Cest là que sont les affaires, les hôpitaux, tout ce dont nous avons besoin. Nous navons rien à faire à Ramallah »,
Selon lui,
« Si on nous sépare de Jérusalem et nous éloigne de la vieille ville, nous mourrons, ici, comme des poissons hors de leau ».
De lautre côté, les habitants juifs expriment aussi leurs craintes. Une habitante de Pisgat Zéev déclare, en montrant le camp, de lautre côté de la barrière.
« Sils sont vraiment ici, ça fait peur. Ils ne parlent pas avec nous, ne nous disent rien et nous avons peur deux. Si nous devons être rattachés à lAutorité palestinienne jenvisage de prendre mes enfants et de partir dici. Jai peur ».
© Ynet et Un écho dIsraël
Mis en ligne le 19 octobre 2007, par M.











