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L'Europe doute encore de la nécessité d'un Etat juif
14 Décembre 2004
Arouts7
www.a7fr.com/news.php?id=48534
Selon le conseiller à la Sécurité nationale, le général de réserve, Guiora Eiland, l’Iran, animé d’une haine religieuse à l’encontre d’Israël, et qui pour cette raison ne le reconnaît pas, a réussi à "exporter" sa révolution aux frontières mêmes de l’Etat juif. Le Hezbollah, mouvement terroriste qui s’identifie à l’idéologie du régime de Téhéran, n’est pas considéré en Israël à sa juste mesure, aux dires du général Eiland.
Il s’agit à l’en croire d’une menace, non seulement le long de la frontière nord avec le Liban, mais plus encore. Le Hezbollah est très impliqué dans le terrorisme émanant des Palestiniens, et peut-être même plus que les organisations palestiniennes elles-mêmes, vu le nombre de roquettes et de missiles que le mouvement parvient à fournir. C’est évidemment l’Iran qui soutient les organisations terroristes par son financement. Selon Eiland, le soutien iranien est très effectif, et constitue un danger non moins grand que son ambition de devenir une puissance nucléaire.
S’exprimant à propos de l’Europe, le conseiller à la Sécurité nationale, le général de réserve Guiora Eiland, a indiqué que le conflit israélo-arabe y était considéré comme une menace sécuritaire. D’où l’empressement européen à parvenir à un règlement de ce conflit au plus vite. A tel point, selon Eiland, que "du point de vue des européens, même si Israël doit en payer le prix et renoncer à des intérêts vitaux, c’est un prix qui vaut le coup et pour lequel il est juste d’assurer des pressions". Contrairement à la position américaine, selon laquelle il est important qu’Israël soit fort pour se défendre lui-même, le général de réserve Eiland affirme que selon le point de vue européen, "la sécurité d’Israël doit être assurée, mais pas forcément par la seule force militaire d’Israël".
Eiland poursuit et ajoute qu’en Europe se renforce la question de la légitimité d’Israël. "Doit-on défendre l’idée d’un Etat juif à tout prix ? Et même, l’existence de deux Etats pour deux peuples est-il quelque chose allant de soi ?" Voilà les questions que l’on se pose dans les milieux dirigeants en Europe, selon la présentation faite par le Conseiller à la Sécurité nationale. Eiland souligne enfin que l’Etat d’Israël y est vu comme émanant d’une identité religieuse et que ce fait même entraîne la remise en question de sa légitimité. On ose même soulever en Europe la possibilité de "vivre ensemble selon d’autres modalités."
AY
© Arouts7
Mis en ligne le 14 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.
Arouts7
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Selon le conseiller à la Sécurité nationale, le général de réserve, Guiora Eiland, l’Iran, animé d’une haine religieuse à l’encontre d’Israël, et qui pour cette raison ne le reconnaît pas, a réussi à "exporter" sa révolution aux frontières mêmes de l’Etat juif. Le Hezbollah, mouvement terroriste qui s’identifie à l’idéologie du régime de Téhéran, n’est pas considéré en Israël à sa juste mesure, aux dires du général Eiland.
Il s’agit à l’en croire d’une menace, non seulement le long de la frontière nord avec le Liban, mais plus encore. Le Hezbollah est très impliqué dans le terrorisme émanant des Palestiniens, et peut-être même plus que les organisations palestiniennes elles-mêmes, vu le nombre de roquettes et de missiles que le mouvement parvient à fournir. C’est évidemment l’Iran qui soutient les organisations terroristes par son financement. Selon Eiland, le soutien iranien est très effectif, et constitue un danger non moins grand que son ambition de devenir une puissance nucléaire.
S’exprimant à propos de l’Europe, le conseiller à la Sécurité nationale, le général de réserve Guiora Eiland, a indiqué que le conflit israélo-arabe y était considéré comme une menace sécuritaire. D’où l’empressement européen à parvenir à un règlement de ce conflit au plus vite. A tel point, selon Eiland, que "du point de vue des européens, même si Israël doit en payer le prix et renoncer à des intérêts vitaux, c’est un prix qui vaut le coup et pour lequel il est juste d’assurer des pressions". Contrairement à la position américaine, selon laquelle il est important qu’Israël soit fort pour se défendre lui-même, le général de réserve Eiland affirme que selon le point de vue européen, "la sécurité d’Israël doit être assurée, mais pas forcément par la seule force militaire d’Israël".
Eiland poursuit et ajoute qu’en Europe se renforce la question de la légitimité d’Israël. "Doit-on défendre l’idée d’un Etat juif à tout prix ? Et même, l’existence de deux Etats pour deux peuples est-il quelque chose allant de soi ?" Voilà les questions que l’on se pose dans les milieux dirigeants en Europe, selon la présentation faite par le Conseiller à la Sécurité nationale. Eiland souligne enfin que l’Etat d’Israël y est vu comme émanant d’une identité religieuse et que ce fait même entraîne la remise en question de sa légitimité. On ose même soulever en Europe la possibilité de "vivre ensemble selon d’autres modalités."
AY
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Mis en ligne le 14 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.











