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Diafoirus en Israël: diagnostic de l'ambassadeur Araud, M. Grinberg
11/12/04Voir : “Ambassadeur de France: Israël atteint de névrose anti-française“.
D'après le média israélien Arouts7, l’ambassadeur de France, Gérard Araud, aurait déclaré à la radio de Tsahal: «Il existe une névrose anti-française parmi les Israéliens». Selon lui, il s’agit d’un état pathologique, nourri par les gouvernements israéliens, soucieux de perpétuer cette "tradition", confortable à bien des points de vue.
Araud affirme qu’«alors que chaque graffiti antisémite en France est étudié à la loupe, [que] des actes beaucoup plus graves, qui ont lieu dans d’autres pays, sont à peine évoqués en Israël… la moindre déclaration anti-israélienne, de la part du moindre fonctionnaire français, jouit d’un écho médiatique considérable».
Laissons à l'ambassadeur la responsabilité de ses accusations, mais imaginons un instant le tollé des médias français, les diverses manifestations, ainsi que la mobilisation du Conseil des ministres européens et du Conseil de Sécurité des Nations unies, à l'initiative de la France, si, par malheur, Tsahal avait agi dans les territoires palestiniens comme l'armée française vient de le faire en Côte d'Ivoire !
Or, nous n'avons pas entendu parler d'une convocation, par le Ministère des Affaires Etrangères israélien, de M. Araud pour lui réclamer des explications sur ce massacre !
Et les déclarations successives de divers titulaires du Quai d'Orsay, de Michel Jobert (droite) à Claude Cheysson (gauche), d'Hubert Védrine (gauche) à Michel Barnier (droite), - on en oublierait presque Hervé de Charrette (droite), ou Roland Dumas (gauche) -, n'ont-elles pas été, ou ne sont-elles pas, infiniment plus anti-israéliennes que certaines remarques d'Ariel Sharon ou de Mikhael Melchior sur l'antisémitisme en France ?
N’y aurait-il pas plutôt lieu d’estimer que ce sont les classes dirigeantes françaises, leurs complices des médias, et le microcosme intellectuel autoproclamé, qui créent cette atmosphère délétère ou méphitique?
Et l'ambassadeur de poursuivre : «On peut trouver de nouvelles raisons à cette haine mais, en fait, elle découle d’une seule et même pathologie : la névrose anti-française des Israéliens».
Sur le présent site *, nous relevions, le 1er février dernier, qu'un lapsus du même ambassadeur imputait l'antisémitisme des jeunes Arabes en France au fait que l'intégration de la communauté juive [n'était] pas parfaite en France.
Dix mois plus tard, nous pouvons reprendre la même conclusion : Faire de la victime juive la responsable des maux qu'on lui inflige, et couvrir les vrais coupables, est une tactique développée depuis longtemps à l'égard des Juifs, et malheureusement amplifiée ces dernières décennies.
A vouloir jouer au psy, cet ambassadeur est trahi par son inconscient, qui lui joue, encore une fois, un mauvais tour.
PS : Il s'est, bien sûr, trouvé un Israélien, l’ancien diplomate Eli Barnavi, pour déclarer que "toutes les accusations d’Araud [étaient] justifiées". Ainsi, ce professeur de l'Université de Tel Aviv pourra-t-il continuer, sans risque de boycott, d'inviter à ses colloques de grands amis d'Israël comme… Hubert Védrine !
Michel Grinberg
@ upjf.org
* Voir : "Freud lâchera-t-il enfin l’ambassadeur de France en Israël ?"
Mis en ligne le 11 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.
D'après le média israélien Arouts7, l’ambassadeur de France, Gérard Araud, aurait déclaré à la radio de Tsahal: «Il existe une névrose anti-française parmi les Israéliens». Selon lui, il s’agit d’un état pathologique, nourri par les gouvernements israéliens, soucieux de perpétuer cette "tradition", confortable à bien des points de vue.
Araud affirme qu’«alors que chaque graffiti antisémite en France est étudié à la loupe, [que] des actes beaucoup plus graves, qui ont lieu dans d’autres pays, sont à peine évoqués en Israël… la moindre déclaration anti-israélienne, de la part du moindre fonctionnaire français, jouit d’un écho médiatique considérable».
Laissons à l'ambassadeur la responsabilité de ses accusations, mais imaginons un instant le tollé des médias français, les diverses manifestations, ainsi que la mobilisation du Conseil des ministres européens et du Conseil de Sécurité des Nations unies, à l'initiative de la France, si, par malheur, Tsahal avait agi dans les territoires palestiniens comme l'armée française vient de le faire en Côte d'Ivoire !
Or, nous n'avons pas entendu parler d'une convocation, par le Ministère des Affaires Etrangères israélien, de M. Araud pour lui réclamer des explications sur ce massacre !
Et les déclarations successives de divers titulaires du Quai d'Orsay, de Michel Jobert (droite) à Claude Cheysson (gauche), d'Hubert Védrine (gauche) à Michel Barnier (droite), - on en oublierait presque Hervé de Charrette (droite), ou Roland Dumas (gauche) -, n'ont-elles pas été, ou ne sont-elles pas, infiniment plus anti-israéliennes que certaines remarques d'Ariel Sharon ou de Mikhael Melchior sur l'antisémitisme en France ?
N’y aurait-il pas plutôt lieu d’estimer que ce sont les classes dirigeantes françaises, leurs complices des médias, et le microcosme intellectuel autoproclamé, qui créent cette atmosphère délétère ou méphitique?
Et l'ambassadeur de poursuivre : «On peut trouver de nouvelles raisons à cette haine mais, en fait, elle découle d’une seule et même pathologie : la névrose anti-française des Israéliens».
Sur le présent site *, nous relevions, le 1er février dernier, qu'un lapsus du même ambassadeur imputait l'antisémitisme des jeunes Arabes en France au fait que l'intégration de la communauté juive [n'était] pas parfaite en France.
Dix mois plus tard, nous pouvons reprendre la même conclusion : Faire de la victime juive la responsable des maux qu'on lui inflige, et couvrir les vrais coupables, est une tactique développée depuis longtemps à l'égard des Juifs, et malheureusement amplifiée ces dernières décennies.
A vouloir jouer au psy, cet ambassadeur est trahi par son inconscient, qui lui joue, encore une fois, un mauvais tour.
PS : Il s'est, bien sûr, trouvé un Israélien, l’ancien diplomate Eli Barnavi, pour déclarer que "toutes les accusations d’Araud [étaient] justifiées". Ainsi, ce professeur de l'Université de Tel Aviv pourra-t-il continuer, sans risque de boycott, d'inviter à ses colloques de grands amis d'Israël comme… Hubert Védrine !
Michel Grinberg
@ upjf.org
* Voir : "Freud lâchera-t-il enfin l’ambassadeur de France en Israël ?"
Mis en ligne le 11 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.











