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250 millions d'euros pour l'Autorité palestinienne (A7)
01/08/04Ignorant délibérément la corruption qui sévit toujours au sein de la direction palestinienne, l’Union européenne s’obstine à verser des sommes importantes à l’Autorité palestinienne, dans le cadre de l’assistance qu’elle lui accorde.
C’est ainsi que la somme de 26 millions d’euros a été transférée jeudi dans les caisses de l’AP. Le quotidien Maariv, qui rapporte cette information, souligne qu'il s’agit d’un premier versement d’une aide totale d’un montant de 250 millions d’euros que l’UE s’est engagée à octroyer au cours de l’année 2004. Une somme équivalente a été versée l’an dernier. L’argent est officiellement destiné à un fonds pour un programme de réformes économiques créé par la Banque mondiale.
Dans le communiqué publié jeudi par l’Union européenne, il est spécifié que "la population palestinienne de Judée-Samarie et de la bande de Gaza souffre toujours d’une sérieuse récession économique et que le niveau de vie a nettement baissé".
D’après l’annonce publiée par l’UE, 65 millions d’euros devraient servir à l’application de réformes économiques, 22 millions pour les services sociaux, 7,5 millions pour le "plan de paix" et 5 millions pour l’assistance technique en vue de la mise en place de réformes.
En outre, 90 millions seront versés à l’UNRWA, parmi lesquels 29 millions pour l’aide humanitaire, 10 millions pour l’acquisition de denrées alimentaires, et le reste sera réparti dans différents projets.
Mais il est difficile de savoir si l’argent sera réellement utilisé à des fins humanitaires ou sera récupéré par les officiels palestiniens, qui n’ont pas hésité jusqu’à présent à puiser abondamment dans les caisses, utilisant pour leurs besoins personnels les sommes devant servir à améliorer le quotidien de la population palestinienne.
Les dirigeants palestiniens, accusés de corruption, ont, bien entendu, rejeté toutes ces allégations, affirmant que tout était réalisé de façon réglementaire. L’Europe tient à jouer un rôle important dans le processus diplomatique en cours au Proche-Orient.
Le haut représentant pour la politique étrangère de l'UE, Javier Solana, reçu la semaine dernière par le Premier ministre, n’avait pas apprécié les critiques émises par son hôte. Il avait d’ailleurs ajouté : « Nous serons mêlés au processus, que vous le vouliez ou non ! »
© arouts7 en français.
Mis en ligne le 02 août 2004 sur le site www.upjf.org.











