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Romano Prodi prend parti - Elections européennes, S. Pilczer
Conformément à notre Déclaration de principes sur les Libres Opinions, ce texte peut être reproduit sous réserve de la mention suivante - qui doit être indiquée intégralement : "Texte publié sur le site www.upjf.org". "Le président de la Commission européenne Romano Prodi a déclaré que l'Occident ne serait pas en sécurité tant que le conflit israélo-palestinien ne serait pas résolu." (Guysen.Israël.News)
Nous savons le parti-pris de M. Romano Prodi dans le conflit palestino-israélien.
Nous savons que M. Romano Prodi a tout fait pour mener à l'impasse et à l'enlisement la commission d'enquête sur les fonds européens alloués à l'Autorité Palestinienne, créée après un âpre combat mené par François Zimeray.
Nous savons que M. Romano Prodi a pris comme conseillers spéciaux, richement appointés à ses côtés, Messieurs Jean-Daniel Bensaïd (le Jean Daniel du Nouvel Obs) et Tarik Ramadan (l'islamologue de Genève, citoyen suisse, donc d'un pays non membre de l'Union Européenne) : pour le conseiller sur quoi ? Et avec quelle légitimité ?
Nous savons que M. Romano Prodi prend outrageusement parti dans le conflit palestino-israélien, et que l'Europe, pour se donner de l'importance, essaie d'entrer dans un jeu diplomatique - la carte routière - où elle envenime les débats, plus qu'elle ne contribue à la paix des esprits et des coeurs, parce qu'elle montre un favoritisme évident envers ses alliés arabes.
Pourquoi voulez-vous que les Israéliens, et les Juifs en Europe, fassent confiance à cette Europe là ?
Il faut lire le Livre de J.C. Milner "les penchants criminels de l'Europe démocratique" pour être déniaisé sur l'avenir d'Israël dans l'esprit des dirigeants européens.
Un dernier mot au sujet du parti pris de M. Romano Prodi :
M. François Bayrou, intelligent et sympathique président de l'UDF, gascon batailleur, est l'héritier de ce parti chrétien-démocrate des Maurice Schumann, Jean Monnet, Jean Lecanuet, Valéry Giscard d'Estaing (parti souvent plus "chrétien" que démocrate) qui fondèrent l'Europe. C'est leur titre de gloire, et ils ne se gênent pas pour le rappeler.
M. Bayrou, donc, a annoncé que les élus de l'UDF française au prochain Parlement européen ne s'inscriront pas au PPE (Parti Populaire Européen, qui regroupait le centre droit classique, qui comprend aussi les élus de l'UMP), mais au parti du centre, piloté par M. Romano Prodi. Interrogé à ce sujet par l'assistance, lors de la soirée organisée par lors de la soirée organisée par M. Joël Mergui, au centre Rambam, le lundi 7 juin, M. Bernard Lehideux, candidat pour l'UDF en Île-de-France, a expliqué que cette décision était liée à la transformation du PPE, incluant un glissement progressif vers la droite, et qu'il n'était plus représentatif des options de l'UDF.
Prenons-en acte. Prenons acte aussi que, malheureusement, ce sont les promoteurs de l'Europe qui écartent, de plus en plus, les Juifs de leur centre de gravité.
Et votons en conséquence aux Européennes : en nous souvenant d'essayer d'être efficaces et de ne pas disperser nos voix sur des candidat(e)s aux discours sympathiques, mais qui n'ont que fort peu de chances d'être élu(e)s.
Malgré le discours ambiant très pessimiste sur la pérennité des Juifs, au grand jour, dans notre pays, nous disposons encore de la chance d'y être libres de notre parole et de nos votes : ne négligeons pas stupidement ces droits fondamentaux, qui sont les armes de la démocratie, en baissant d'avance les bras.
Dimanche, il faut voter aux Européennes.
© Simon Pilczer
Mis en ligne le 10 juin 2004 sur le site www.upjf.org.











