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A nous deux, le Moyen-Orient, Barnier arrive !
Où l'on constate la complète continuité, de la diplomatie chiraquienne, quel que soit le ministre. On est vraiment, en France, dans une situation munichoise, comme en 1938, et Israël est la Tchécoslovaquie à sacrifier pour arriver à la paix avec les fascistes d'aujourd'hui, les islamistes. Comme Chamberlain, alors, Chirac croit vraiment qu'il suffit que les Arabes soient satisfaits en ce qui concerne Israël pour qu'ils cessent de menacer l'Europe. Il n'a rien compris à l'islamisme, en raison de son milieu familial. En 1938, les Allemands avaient une vraie revendication sur les Sudètes, où une minorité allemande était en cours de slavisation forcée. Dès qu'on leur a cédé sur les Sudètes, ils ont envahi Prague. Mais un politique démagogue n'apprend jamais rien de l'histoire. Chirac est prêt à céder, aujourd'hui, sans comprendre que c'est le verrou israélo-américain qui protège réellement l'Europe de l'invasion immédiate de l'islamo-fascisme. Plus le temps passe et plus le parallèle entre 2004 et 1938 s'impose, la guerre d'Irak étant, de nos jours, [le pendant de] la guerre d'Espagne, et elle peut aussi être perdue par l'aveuglement de l'Europe, qui ne vient pas au secours de la démocratie en Irak, comme elle avait abandonné les Républicains espagnols, à l'époque. N.L.
[Mises en gras de Norbert Lipszyc, qui nous transmet ce document. Titre de la Rédaction de l'UPJF.]
mercredi 2 juin 2004, 15h46
Michel Barnier se rendra "dans quelques jours" au Proche-Orient
PARIS (AP) - Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a annoncé mercredi qu'il se rendra "dans quelques jours" au Proche-Orient pour plaider "avec beaucoup de force" en faveur de l'application de la feuille de route du Quartet.
"Il y a urgence à stopper cette spirale de sang, de terreur, de violence qui touche là-bas, si près de nous, aussi bien les enfants d'Israël que les enfants de Palestine", a-t-il exhorté lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, qualifiant le Proche-Orient de "trou noir, qui peut emporter le monde", car "le terrorisme international se nourrit partout et toujours de ces humiliations et de cette désespérance".
Pour sortir de la crise, le chef de la diplomatie française a plaidé pour l'application de la feuille de route, qui "exige la négociation entre Israéliens et Palestiniens". "Nous ne baisserons pas les bras, nous Français et nos collèges Européens, parce qu'il n'y a pas de fatalité", a-t-il assuré. "Nous voulons mettre en oeuvre cette feuille de route, étape par étape, y compris l'étape du retrait de Gaza, à condition de ne pas avoir détruit Gaza avant, et nous sommes prêts à accompagner cette étape du retrait de Gaza".
"Voilà ce que je répéterai moi-même avec beaucoup de force dans quelques jours en me rendant dans cette région, aussi bien en Israël qu'en Palestine", a-t-il conclu. AP
© AP
Mis en ligne le 03 juin 2004 sur le site www.upjf.org











