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Les Palestiniens paient le prix de leur Intifada
Aroutz7 en françaisLa crise économique dans les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne s’est encore aggravée l’an dernier. Selon le bureau international du travail (BIT), ce marasme n’est pas sans conséquence sur le conflit qui oppose Israël et Palestiniens. Mais, comme souvent, au lieu de mettre en cause la déplorable politique des leaders palestiniens, c’est Israël qui est considéré comme responsable de cette situation.
Plutôt que de relever le niveau de corruption inouï, l’incompétence abyssale de l’Autorité palestinienne de Yasser Arafat, ou encore la multiplication des attaques terroristes, le rapport du BIT préfère affirmer que ce sont les barrages de l’armée israélienne et la construction de la barrière anti-terroriste qui aggravent la situation économique des Palestiniens.
“Les conditions de vie dans les Territoires sont une des raisons de l’asphyxie de l’économie”, soutient l’auteur du rapport.
Quoi qu’il en soit, les chiffres sont là. Selon le rapport, 62% des 3 millions de Palestiniens vivraient en dessous du seuil de pauvreté, soit avec moins de 3,60 $ de revenu par jour. Ce chiffre est de 52% pour les Arabes vivant en Judée-Samarie et s’élève à 83% pour ceux qui vivent à Gaza.
Yaakov Lévy, I’ambassadeur d’Israël au bureau de l’ONU à Genève, a rétorqué que les leaders palestiniens n’avaient pas fait grand chose pour aider leur peuple. Il a rappelé qu’ils ont gaspillé quelque 5 milliards de dollars d’aide internationale depuis les accords d’Oslo, en 1993.
"Et tous les barrages et les restrictions ne sont que le résultat des tentatives constantes d’attentats-suicide qui sèment la mort de façon aveugle dans nos villes et nos villages”, a souligné l’ambassadeur.
Le rapport précise tout de même que la crise touche également le peuple israélien. 18,1% des familles en Israël vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ce chiffre atteint 44.7 % chez les Arabes israéliens.
Dans les territoires sous contrôle de l’Autorité, le taux de chômage est officiellement en recul : 25% contre 31% en 2002. Cependant, le rapport affirme que beaucoup de chômeurs ne sont pas recensés et que ce chiffre serait plus proche de 35% actuellement. Selon l’auteur du rapport, ces difficultés économiques alimenteraient le conflit. Pourtant, d’autres études ont montré que la plupart des auteurs d’attentats-suicide se recrutaient parmi les classes aisées de la population palestinienne.
Selon le rapport, même la violence des hommes palestiniens contre leurs épouses est à mettre sur le compte de leur mauvaise situation économique, donc sur le compte d’Israël...
Pourtant, les autorités israéliennes ont augmenté le nombre de permis de travail accordés aux Palestiniens l’an dernier, notamment dans le bâtiment, secteur très affecté par la deuxième Intifada déclenchée en septembre 2000.
Enfin, le rapport note la relative bonne santé de l’économie israélienne. Malgré un contexte sécuritaire très difficile et une récession mondiale, la croissance a été de 1,2% en 2003, grâce, dit le rapport, à “une forte hausse des importations et une hausse de la confiance des consommateurs”.
© arouts7 en français
Mis en ligne le 03 juin 2004 sur le site www.upjf.org











