Vous êtes :
Accueil » Conflit palestino-israélien» Ressources documentaires
Ressources documentaires
Les Syriens à la une, en Israël : quelques analyses (A7)
14/01/03Katsav réitère son invitation au président syrien
L’appel du président de l’Etat a été lancé, cette fois, sur la chaîne de télévision arabe, Al Jazzira. Moché Katsav a souligné qu’il souhaitait ainsi s’assurer de la sincérité des intentions de Bachar al Assad concernant la paix avec Israël.
Rappelons que le président israélien avait invité, il y a quelques jours, le président syrien à se rendre en Israël. Il ne semble pas s’être formalisé du refus que lui a opposé Bachar al Assad, par l'intermédiaire de sa ministre de l’immigration, le Dr Bouteïna Shabaan. Bien au contraire, il a proposé, une nouvelle fois, à son homologue de se rendre à Jérusalem et d’entamer des pourparlers directs avec Israël, sans conditions préalables. Il a, en outre, estimé que les discussions devaient reprendre entre Israël et les Palestiniens et a indiqué qu’il était prêt à se rendre à Ramallah pour prendre la parole devant les membres du conseil législatif palestinien.
L’appel du président de l’Etat a été lancé, cette fois, sur la chaîne de télévision arabe Al Jazzira. Il a souligné qu’il souhaitait ainsi s’assurer de la sincérité des intentions de Bachar al Assad concernant la paix avec Israël. Il a précisé que pour le moment, celui-ci n’était pas très convaincant, étant donné que son comportement ne concordait nullement avec ses déclarations. Katsav a par ailleurs indiqué que le Premier ministre Ariel Sharon s’était déclaré disposé à entamer des pourparlers avec la Syrie sans conditions préalables et avait accueilli favorablement l’idée d’une visite d’Assad en Israël.
Au cours de son intervention, le président Katsav a demandé à la Syrie de cesser de soutenir le Hezbollah et les organisations terroristes palestiniennes. Il a dénoncé les propos antisémites tenus par Bachar al Assad et a reproché à la Syrie de permettre le transit sur son territoire des livraisons d’armes provenant d’Iran et destinées au Hezbollah.
Un membre du parlement syrien a réagi aux déclarations de Katsav sur la chaîne d’Al Jazzira en affirmant que les appels du président israélien n’étaient pas sincères et "servaient à dissimuler l’agressivité d’Israël". Il a souligné que les positions de son pays n’avaient pas changé et que les Syriens étaient prêts à des discussions sur la base des principes émis au cours de la conférence de Madrid.
Le général Zeevi Farkash analyse les prises de position syriennes
Le chef des renseignements militaires, Aaron Zeevi Farkash, a affirmé mardi matin, lors de son intervention devant les membres de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, que les dernières déclarations du président syrien ouvraient une brèche, sur le front nord, dans les relations entre la Syrie et le Hezbollah. Rappelant que Bachar al Assad avait affirmé récemment qu’il était prêt à reprendre les pourparlers avec Israël, le général Farkash a souligné que le président syrien n’avait pas modifié ses positions, même après avoir essuyé un refus israélien. Il a analysé l’isolement dans lequel se trouvait actuellement la Syrie, et qui a contraint Bachar al Assad à émettre des messages favorables à l’ouverture d’un dialogue avec Israël sans conditions préalables.
En effet, dans les interviews accordées récemment par Assad aux médias, celui-ci n’a pas exigé un retour aux frontières de 67 et a continué à s’exprimer en faveur de négociations, malgré les réactions mitigées d’Israël et l’attaque de l’armée de l’Air israélienne contre un camp d’entraînement de terroristes près de Damas.
Aux renseignements militaires, on souligne qu’Assad a même parlé de normalisation et a accepté que ce mot soit traduit en arabe, bien qu’il ne fasse généralement pas partie du vocabulaire des dirigeants arabes. Mais malgré ses messages en faveur de pourparlers, la Syrie n’a pas pour autant renoncé à soutenir le terrorisme et n’est pas prête non plus à renoncer au Golan.
Evoquant ensuite la situation de l’AP, le chef des Renseignements militaires a déclaré que le chef du cabinet palestinien, Abou Ala, «avait baissé les bras devant l’anarchie croissante qui sévit au sein de l’Autorité palestinienne où s’était établi définitivement le pouvoir de Yasser Arafat». Il a ajouté que le terrorisme était toujours l’objectif prioritaire des dirigeants palestiniens et que c’était grâce à l’action et à la vigilance des services de sécurité que de nombreux attentats étaient déjoués.
La Syrie, l'Iran et l'Arabie Saoudite n'ont pas convaincu Washington
Le toujours très écouté Richard Perle, conseiller du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, a enfin apporté, sur CNN, dimanche, des réponses concrètes aux questions que les spécialistes du Proche-Orient se posaient depuis quelques semaines.
Que pense réellement le gouvernement américain des "gestes de bonne volonté émanant des dictateurs arabes de la région"?
Les conclusions de Richard Perle vont bien au delà des timides réticences affichées par l'entourage du Premier ministre israélien. Le double langage et l'attitude ambiguë des syriens n'ont pas échappé au conseiller de Donald Rumsfeld.
"Ils favorisent notamment l'entrée en Irak de terroristes qui sont là pour tuer des Américains ; ils conservent de l'argent qui appartient au peuple irakien et ils construisent des armes au moins chimiques ; ils nous lâchent de temps en temps quelques miettes, quelques renseignements, ou alors ils prennent des mesures secondaires. Et ils espèrent, ce qui par le passé s'est parfois observé, que cela nous détournera de ce qui doit être notre objectif, un profond changement de leur politique», commente t-il à propos de la Syrie.
Les appels de Damas à Washington, risquent donc fort de rester sans réponses, d'autant que la Maison Blanche, elle aussi, a discrètement fait savoir à Ariel Sharon que le moment n'était pas encore venu d'entamer le dialogue avec Assad.
Mais la Syrie n'est pas la seule à essuyer les critiques de Richard Perle. Ce dernier s'en est également pris au régime des Ayatollah.
Même si pour le moment, une frappe contre ce pays est exclue, l'Iran n'est pas gouverné par des modérés et selon lui, les Etats-Unis n'ont pas intérêt à répondre favorablement aux timides offres d'ouverture de Téhéran, "les mollahs qui sont au pouvoir ne sont pas des modérés", estime t-il.
Enfin, concernant l'Arabie Saoudite, Perle, plutôt perplexe, souligne que rien n'indique que ce pays coopère pleinement dans la lutte contre le terrorisme. Récemment, Richard Perle n'a d'ailleurs pas hésité à classer l'Arabie Saoudite, parmi les pays appartenant à "l'axe du mal".
© aroutz7.com en français
Mis en ligne le 14 janvier 2004 sur le site www.upjf.org











