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Il y a péril en la demeure, J.-P. Tolomio
L’autre semaine, le Recteur de la Grande Mosquée de Lyon nous manifestait sa juste indignation, suite à des jets de pots de peinture dont sa mosquée avait été l’objet. Un rabbin se fait poignarder dans une synagogue et ce monsieur ne dit rien !Responsable des cultes et de la sécurité, notre Ministre de l’Intérieur ne dit rien non plus. Il parle beaucoup de sécurité, mais ce concept s’évanouit aux portes des synagogues.
Le Maire de Paris a immédiatement pris la parole, et pour cause, c’est aussi sa chair qui s’exprimait. L’ont suivi, le maire du 11ème, le MRAP, le Recteur de la Mosquée de Paris, le parti socialiste et la CFDT. Voilà à quoi se résume la réactivité de toute la nation. Des majorités silencieuses, musulmane, chrétienne ou autres, rien !
Avérée ou non, cette agression ne fait qu’allonger la liste des actes barbares dans le sillage d’une religion supposée prôner respect et tolérance. La trace est longue et sanglante. Les tués et les blessés en, Algérie, Israël, Soudan, Indonésie, Pakistan, États-Unis et France, se comptent par milliers. Au Moyen-Orient, en Indonésie, en Afrique les non-musulmans sont humiliés, massacrés. A l’origine de cette violence, nous retrouvons toujours le même fanatisme religieux et les mêmes néo-prophètes, qui veulent imposer leur vision du monde, la seule qui trouve grâce à leurs yeux.
Cette violence, trop vite attribuée à la rancœur née des anciennes humiliations (colonisation, croisades, racisme…) n’est pas un inévitable retour des choses. De tels prétextes ne visent qu’à exploiter les sentiments de culpabilité à des fins purement subversives. En vérité, la violence n’a que la haine pour moteur ! La haine de notre monde ! La haine de notre civilisation et de ce qui la symbolise ! La haine de notre supposée suprématie !
Champion de la rhétorique, Arafat se revendique de Jésus et le consacre premier Palestinien du genre. La chrétienté ne relève pas. Elle, si prompte à jeter l’anathème, reste muette. Pire ! Elle avalise tacitement cette affirmation en permettant au responsable chrétien de Bethléem de mettre à l’honneur l’incontournable Arafat, lors des célébrations des fêtes de la Nativité. Saisissant l’opportunité de condamner implicitement l’Etat d’Israël, les médias ne se fatiguent pas de filmer la chaise vide du leader palestinien.
L’islam va encore plus loin en affirmant qu’Abraham était le premier musulman. Tant-pis pour les inversions historiques ! L’essentiel est de favoriser le monde musulman, pour le faire participer de l’éclosion du monde en balayant Judaïsme et christianisme. Le but final étant naturellement de déposséder le peuple juif de sa terre et de son droit d’aînesse.
Parfaitement intégrées, au fait de tout ce qui sous-tend nos valeurs, formées dans nos universités, ces catégories agissantes ont pour principal objectif d’en finir avec la suprématie de la culture occidentale. Il ne tient qu’à nos systèmes démocratiques de les empêcher de mettre fin a un processus qui remonte à la Grèce antique ! Ne rien faire, c’est admettre notre profonde incurie à intégrer notre propre vécu en termes d’imagination, de rêve et d’espoir.
L’Islam refait l’Histoire et nous la donne pour vraie. Le fait palestinien est un des béliers avec lequel l’Islam veut enfoncer les portes. L’oppresseur s’impose en tant que victime. Arafat nous dit clairement : je vous détruirai soit par captation de votre histoire et votre culture, soit par la terreur.
Nous ne pouvons plus fermer les yeux, ni sur ce qui est fait concrètement sur le terrain, ni sur l’interprétation qui en ressort, ni sur les aides dont ces groupes bénéficient, ni sur la complicité entre les nations, les autorités religieuses et les médias qui oeuvrent de concert pour nier la véracité des faits, prendre partie et condamner.
Les archives des empires, romain, byzantin, ottoman, britannique, français, ne mentionnent rien ayant trait au fait palestinien. L’appellation ‘Palestina’ n’apparaît qu’à partir de Titus, entre les années 60 et 70 de notre ère. (ce qui, entre autres, ruine l’idée que Jésus pourrait être Palestinien !) Cette entreprise de falsification de l’histoire sera menée de mains de maître par les intellectuels et les Européens acquis à la cause arabe. Dans les écoles palestiniennes, les livres d’histoire colportent le même mensonge et proposent le meurtre comme idéal de vie. Personne ne trouve rien à redire. Les Etats-voyous font l’impasse sur les questions gênantes. La subtilité des théologiens islamistes est de dénier aux archives le pouvoir de prouver le pour ou le contre. Une simple objection : le fait que l’existence de Jésus ne soit pas mentionnée dans les archives romaines signifie-t-il, pour autant que celui qui a changé la face du monde soit un être imaginaire ?
En réalité, de tous les empires occupants, l’empire byzantin est celui dont la mainmise sur la région a été la plus longue, quelque onze siècles - du VIe au XVe s. après JC (1453, chute de Constantinople, devenue Istanbul). Si la Palestine existait vraiment en tant que pays, les archives ottomanes le mentionneraient. L’histoire est formelle : la Palestine n’a jamais existé, pas plus, d’ailleurs, que le peuple palestinien. Depuis quelques siècles, Jérusalem, haut lieu du judaïsme et du christianisme, bénéficie d’un statut de respect des cultes, quels qu’ils soient.
La Palestine existe dans la tête d ’Arafat. C’est son fond de commerce. Il le vend si bien, qu’il parvient à convaincre ceux qui, il est vrai, ont tout intérêt à abonder dans son sens et qui contribuent à grossir son compte en Suisse. Les vieux démons de l’antisémitisme aidant, l’Europe se satisfait de voir Israël dans le box des accusés.
En ce qui concerne notre pays et au vu des événements des banlieues de Strasbourg et de St Denis, nous aurions dû prêter une oreille plus attentive à la mise en garde de Michel Debré.
«L’arrivée massive d’étrangers soucieux de conserver leurs racines et parfois hostiles à notre civilisation ne peut se comparer avec l’installation progressive d’Européens fiers de se fondre dans la communauté historique française. Nier cette différence, c’est nier que nous sommes en guerre. La démographie est une arme redoutable pour qui veut affaiblir la France en installant, sur son sol, des communautés prêtes, comme au Liban à se soustraire au droit commun. L’État de droit ne doit pas être l’alibi de toutes les impuissances. La démocratie n’est légitime que si elle réserve un châtiment exemplaire aux ennemis de la France.»
Par ailleurs, lors de la préparation du Sommet de Gênes, le groupe de Rome avait déclaré : Nous renouvelons notre condamnation du terrorisme sous toutes ses formes, quelles que soient ses causes." (Discours de 1987, Versailles).
Pour nos élites, les attentats commis par les factions palestiniennes ne sont pas des actes terroristes. Les bonnes volontés sont vite muselées par cette perversion de la réalité. Le discours qui prévaut fait, des agressés - Israël et l’Occident - des agresseurs.
C’est la faute de la France et de son passé colonial ! C’est la faute des États-Unis qui se croient les maîtres du monde ! C’est la faute de l’occupant israélien ! Juste et logique retour des choses !
Le reste n’est plus qu’une affaire de discours et d’opportunité de diffusion. Dans le vide actuel de la parole politique, un tel schéma ne peut que faire caisse de résonance. La communication au sens publicitaire du terme sera le principal atout d’Arafat. Il gagnera la guerre des ondes et de l’image.
C’est ce qui fait que, pour l’opinion mondiale, la Palestine est un pays en devenir. Son existence dans le futur est même admise par les Israéliens !
Problème : Arafat veut 'La Grande Palestine'. Traduisons : l’Etat d’Israël doit disparaître. Les accords d’Oslo doivent capoter ! La trame de ce qui se joue est inscrite dans la charte de l’OLP. La reconnaissance d’Israël ne sera que tactique, ou ne sera pas ! Pleuvent alors les accusations de spoliation, d’occupation de la terre, de nazisme, de génocide. L’Intifada II s’essouffle mais ne désarme pas.
Comment se fait-il que des individus lettrés, éduqués et politiquement au fait des choses du monde, accréditent les thèses palestiniennes, usant de tous les faux-semblants pour cela ? Est-ce le retour triomphal de l’antisémitisme ? Est-ce l’intérêt pétrolier qui prime tout ? Est-ce l’engouement pour les charmes de l‘Orient ? OUI ! Mais aussi et par dessus-tout : c’est la perte des valeurs du socialisme/communisme et celle des bases de la pensée revendicatrice, sociale et politique, qui sont à l’origine de l’engouement pro-palestinien manifesté par les populations européennes. La fin du «marxisme-léniniste» comme science de l’avenir de l’Homme, la chute du mur de Berlin, la déroute de l’URSS ont laissé beaucoup d’orphelins. Trop d’idéaux ne peuvent plus s’investir rationnellement dans les expériences, même controversées, de l’ex-URSS, de la Chine, de Cuba, de la Corée du Nord.
L’extrême gauche est arrivée à ses niveaux les plus pléthoriques, les mouvements anarchistes sont moribonds, la contestation issue de 68 est remise en question et, miracle, le Palestinien est arrivé. Pourquoi lui et pas le Kurde, ou le Tchétchène, qui appartiennent à des peuples dont l’authenticité est indiscutable ?
La projection de l’idéal est beaucoup plus facile sur de l’inexistant que sur du réel. La Palestine sera l’endroit rêvé pour lancer le renouveau de la pensée révolutionnaire. Toutes les questions-réponses qui n’ont pu être matérialisées dans nos contextes, bénéficient ici d’un hypothétique futur. Le palestinien est devenu l’archétype de l’opprimé. Il a été programmé et vendu comme un produit de marketing. Il remplace le prolétaire cher à nos «révolutionnaires». Il vient à point nommé remplir un vide, celui qu’a laissé la Gauche, laquelle n’a pas su, ou voulu dégager d’alternative au désespoir.
L’histoire nous dit que les territoires disputés consistaient en une région quasi-désertique dont le peuplement commença au courant du XVIIIe siècle. La notion de territoire n’implique pas forcément celle de pays et, par déduction, de peuple. L’existence d’une population prétendument 'palestinienne' reste la seule certitude. Le positionnement de l’opinion mondiale ne risque-t-il pas de dépasser l’attente de son protégé ?
Qu’importe ! Israël est le mal absolu et doit être mis au ban des nations. Les courants politiques qui utilisent cet argumentaire sont les moins démocratiques que la scène occidentale ait pu engendrer. L’inversion complète du schéma géopolitique n’est même pas perçue. Le seul pays démocratique du Moyen-Orient est appelé «occupant» Les seules universités «libres» sont attaquées et victimes d’attentats et de boycott.
L’Amérique, dont la suprématie dérange, est également incluse dans cet anathème. D’étroites relations avec Israël lui valent les mêmes condamnations. La construction européenne semble passer par le rejet des USA et d’Israël. L’antisémitisme en est le ciment.
La liaison entre mondialisation, gauchisme, assistance mondiale, tiers-mondiste, 'quart-mondiste' et cause palestinienne se fait à l’intérieur du vide illustré plus haut. Le Palestinien a fédéré tous ces courants plus ou moins antisémites. Israël devient le juif des nations. Les intérêts économiques entretiennent une rivalité qui balaie toute volonté politique de résoudre le conflit Israélo-arabe.
L’occident ne voit pas, ou ne veut pas voir le double jeu d’Arafat. Deux étapes le mèneront à la victoire totale. La première est de faire disparaître les ordonnances de l’ONU de 1948 (15/16 avril 1948 – Création de l’Etat d’Israël). La seconde consiste à apporter sa contribution dans la lutte contre la prépondérance américaine sur là scène internationale.
Nous, Européens, lui donnons un sacré coup de main pour nous exterminer !
Veut-on la disparition du seul pays démocratique du Moyen Orient ? Depuis le 18-04-1948, l’Etat d’Israël n’a jamais rien fait d’autre que se défendre. Le jour même de sa naissance, plusieurs armées se sont coalisées pour ne pas permettre sa création et s’emparer de son territoire. Qui est expansionniste ?
Le sionisme n’est-il pas la manifestation de la puissance à exister d’un peuple pour sa survie ?
Messieurs les députés de l’union européenne !
Vous devriez en prendre exemple, et pourtant vous condamnez ! Sur quel critère ? N’y a-t-il pas erreur d’analyse de votre part ? N’avez-vous d’autre courage que de fermer les yeux sur un ignoble boycott ? Pourquoi êtes-vous opposés à la demande d’enquête sur l’utilisation des fonds destinés à l’aide des civils palestiniens ? Pourquoi ne vous offusquez-vous pas du refus d’antenne 2 de visionner la vérité sur le meurtre présumé du petit Mohamed al Dura ? Pensez-vous que les écoles cesseront de distiller la haine de l’Occident, à Gaza ou à Hébron, lorsque la Palestine verra le jour ?
Messieurs les journalistes !
C’est vrai qu’en vous défoulant sur Israël pour faire bonne figure, vous ne faites que révéler votre soumission au Quai d’Orsay. C’est vrai que votre liberté d’expression se limite à surfer sur les flots de la sémantique. C’est vrai que le bien-pensant vous est dicté du haut de la pyramide. C’est vrai que la survie du média dépend du capital. C’est vrai que vous tenez à vos postes respectifs. Mais ce qui est sûr c’est que le jour viendra où vous devrez rendre des comptes, car, vos critères sont : le scoop, la rentabilité financière, le maquillage, le lavage de cerveau et l’alignement sur le militantisme pro-arabe.
Messieurs qui vous partagez le pouvoir, il faut que vous le sachiez :
- Quand, dans une démocratie, un officiant religieux se fait poignarder dans son lieu de culte, il y a péril en la demeure.
- Quand, dans une démocratie, la défense d’un groupe prend le pas sur la défense de tous les groupes, il y a péril en la demeure.
- Quand, dans une démocratie, il suffit d’appartenir à un groupe «dit » problématique pour être assuré de l’impunité, il y a péril en la demeure.
- Quand, dans une démocratie, il suffit de parler de responsabilité collective pour excuser tous les agissements anti-sociaux des membres d’une communauté, il y a péril en la demeure.
- Quand, dans une démocratie, l’information est tronquée, manipulée et pervertie au profit d’un groupe, il y a péril en la demeure.
- Quand, dans une démocratie, l’élite intellectuelle et enseignante s’accommode du révisionnisme, il y a péril en la demeure.
- Quand, dans une démocratie, nous constatons 'rien que ça', nous ne sommes pas loin de pouvoir la qualifier de « bananière ».
Ami, entends-tu ?… (air connu).
J.-P. TOLOMIO
[Texte aimablement transmis par William Doukhan.]











