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Le billet politique de Yovel Hamedina, Tel Aviv
Armand Amselem—Tel-Aviv, 17-11-02P R O M O T I O N de la H A I N E
Extrait de Tsedek-Info d'Israël n° 36 - nov.-déc. 2002 .
Malgré la préparation fébrile des élections parlementaires de janvier 2003, malgré la menace irakienne, la population israélienne vit sous le choc des récents attentats. Il s’agit de ceux qui ont eu pour cadre la localité de Rafiah Yam, dans le Goush Katif, le kibboutz Metzer, sur la frontière nord-est et Hevron, alors que les habitants juifs revenaient des prières du Shabbat. Des civils et des militaires ont été sauvagement abattus, dont deux enfants de 4 et 5 ans ainsi que leur mère.
Dans ce contexte, le délire antisémite ne cesse de se développer au Caire. En effet, après un article paru dans le quotidien gouvernemental égyptien « Al-Ahram », sous le titre « Une matza juive faite avec du sang arabe », la télévision d’état a commencé, début novembre 2002, pour le Ramadan, la diffusion d’un feuilleton en 40 épisodes intitulé « Le cavalier sans monture ». Relayé par 22 stations TV arabes, par le câble et le satellite, cette série s’inspire du faux document qui circule depuis un siècle, « Le protocole des Sages de Sion » ; elle décrit le sionisme comme un complot des juifs pour prendre le contrôle de toute la planète.
En dépit des protestations israéliennes et des pressions américaines, Le Caire poursuit une diffusion qui fait la promotion de la haine. Et même les intellectuels égyptiens se sont mobilisés pour défendre « une œuvre nationale »…
Ainsi, nous sommes très loin de l’atmosphère de confiance créée par Anouar El Sadate et M. Begin autour des pourparlers ayant conduit à la paix israélo-égyptienne. En effet, en violation totale de la lettre et l’esprit du traité de paix, Le Caire est devenu un foyer de propagande antisémite et anti-israélien, la Syrie et l’Arabie Saoudite épousant les mêmes positions. Quant à Arafat, malgré les accords d’Oslo qu’il a tout fait pour saborder, il ne cesse d’encourager un déferlement d’hostilité anti-israélienne et anti-juive et un débordement de haine raciale dans les manuels scolaires payés par l’Union européenne (UE). A tout cela, il nie tout lien du peuple juif avec la terre d’ISRAEL et avec Jérusalem. Autrement dit, il conteste toute légitimité historique de l’Etat juif.
Bien que des preuves indiscutables aient été apportées montrant que son aide financière sert à alimenter les attentats, l’UE continue de verser, tous les mois, 10 millions $ à l’Autorité palestinienne (AP), cette AP qui aura également étalé son incompétence et détourné dans la corruption toutes les aides au développement fournies par de très nombreux pays.
Ainsi, les palestiniens grandissent et vivent avec des mythes meurtriers et dans un climat de haine et de brutalité rendant sceptique le peuple israélien sur la « volonté » de paix d’Arafat et consorts et le conduisant à être moins disposé à faire des concessions qu’il ne l’était auparavant.
Il va de soi que nulle négociation réelle de paix – qui sera marquée par de nombreux compromis – ne pourra reprendre tant que la haine, la stratégie de la terreur et le terrorisme seront les seules motivations de l’AP, tant que l’existence même d’Israël sera contestée, tant que « le droit au retour » des réfugiés palestiniens fera partie des revendications adverses.
Cependant, au-delà du conflit israélo-palestinien, le dangereux fanatisme islamique est entrain de devenir de plus en plus l’un des enjeux des relations internationales.
Armand Amselem











