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Abbas annule la décision du cabinet Hamas de créer une force de sécurité
21/04 06
Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annulé vendredi des décisions du cabinet Hamas créant une nouvelle force de sécurité et nommant à un poste clé un activiste considéré par Israël comme l'incarnation du caractère "terroriste" du pouvoir palestinien.
Qualifiant ces décisions d'"illégales et anticonstitutionnelles", Mahmoud Abbas a adressé une lettre en ce sens au Premier ministre, Ismaïl Haniyeh, a indiqué à la presse le secrétaire général de l'Autorité palestinienne, Tayeb Abdelrahim.
M. Abbas a publié un décret annulant les deux décisions, qui avaient reçu la "bénédiction" de M. Haniyeh.
La nouvelle force devait rassembler des activistes de diverses factions et avoir pour mission de porter assistance aux forces de sécurité existantes, contrôlées par M. Abbas.
Le Hamas avait en outre annoncé la nomination de Jamal Abou Samhadana, chef des Comités de la résistance populaire, au poste de "superviseur général" des divers services du ministère de l'Intérieur, y compris la nouvelle force de sécurité.
"Nous avons un long compte à régler avec ce terroriste notoire et sa nomination ne lui donnera aucune immunité", a déclaré le ministre israélien de l'Habitat, Zeev Boïm.
"Nous n'avons pas peur de l'entité sioniste. Tout le peuple palestinien est visé et nous allons recourir à tous les moyens pour protéger les résistants et les fils de notre peuple", a rétorqué M. Samhadana.
Il a échappé à deux raids ciblés d'Israël, qui le tient pour responsable de nombreuses attaques anti-israéliennes.
Sa nomination a aussi été dénoncée par le département d'Etat américain, qui y voit la preuve de "la vraie nature" du cabinet dirigé par le Hamas.
Selon des sources sécuritaires israéliennes, cet activiste a été impliqué dans une embuscade contre un convoi diplomatique américain qui a tué trois personnes en 2003 dans la bande de Gaza.
Le Premier ministre israélien en exercice Ehud Olmert a par ailleurs mis en cause la Syrie dans l'attentat suicide perpétré lundi à Tel-Aviv, qui a fait neuf morts et des dizaines de blessés.
"Les ordres sont venus de Damas et les premiers rapports sur l'attentat ont été envoyés à Damas", a déclaré M. Olmert à une délégation du sénat américain.
La présidence a souligné "les liens traditionnels des terroristes du Jihad islamique qui ont perpétré l'attentat avec Damas et Téhéran".
Israël avait déjà pointé un doigt accusateur sur Téhéran et Damas après un précédent attentat suicide à Tel-Aviv, perpétré au même endroit par le Jihad islamique, le 19 janvier.
Sur le terrain, ce groupe armé radical a revendiqué un tir de roquette Katioucha contre la ville israélienne d'Ashkelon (sud), mais ce tir a été catégoriquement démenti par l'armée israélienne.
Le commandant de la région militaire sud d'Israël a mis en garde contre la poursuite de tirs de roquettes palestiniennes, indiquant sans autre précision que ses forces "opèrent déjà à l'interieur même de la bande de Gaza".
Selon le journal Haaretz, des unités d'infanterie préparent une offensive mais l'état major craint que cela ne nuise à la campagne diplomatique visant à isoler internationalement le Hamas.
La France a ainsi annoncé avoir refusé un visa au ministre palestinien du Plan du gouvernement Hamas, Samir Abou Eisheh qui devait participer à un forum international à Paris.
Les Européens ont suspendu leurs contacts avec le mouvement islamiste radical tant qu'il n'aura pas renoncé à la violence, reconnu Israël et les accords de paix.
Au plan diplomatique, le président égyptien, Hosni Moubarak, a invité vendredi M. Olmert, à le rencontrer en Egypte après la formation de son cabinet, a indiqué une source à la présidence du Conseil à Jérusalem.











