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Un rapport sur le racisme, qui sent le MRAP à plein nez, A. Subiaco
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Racisme, vous avez dit racisme ?

Merci à Primo-Europe de nous avoir autorisés à reproduire cet article sans concession, et très pertinent. Je ne résiste pas à l'envie d'y mettre en exergue la phrase inoubliable du communiqué publié par Alberto Memmi, lors de sa démission du Comité de Parrainage du MRAP [1] : « Il serait désastreux, et peut-être criminel, que l'antiracisme serve d'alibi à autre chose qu'à la lutte contre le racisme. » Menahem Macina.

Un rapport, suivi d’un plan d’action du Haut Comité d’État à l’intégration, « appelle l’État à faire son devoir. »

Cette "intégration" a certainement besoin d’un Haut Conseil, voire de bons conseils élémentaires. D’abord parce que les premiers concernés, c'est-à-dire ceux qui sont censés s’intégrer, après plusieurs générations, rejettent ce terme et le perçoivent comme insultant. Mieux, des rapports officiels (un de l’Éducation nationale, "disparu" avant publication, un autre des RG, sans suite connue) démontrent non seulement un échec d’intégration, mais même un repli communautaire marqué de comportements très agressifs, discriminatoires et ultra sectaires. Le prosélytisme islamique est reconnu comme un des facteurs essentiels de cette hostilité.

Pour faire avaler aux Français la pilule de l’immigration massive et du fameux "droit du sol", on la leur avait enrobée d’assimilation. Aujourd’hui, il n’en est plus question. En revanche, un récent rapport de la Cour des comptes démontrait l’échec et la gabegie des sommes gigantesques englouties pour cette intégration. Dommage collatéral ?

L’État a donc bien connaissance de la réalité, des échecs et de l’extrême gravité de la situation. Cela n’empêche nullement nos ministres, de Fillon à Borloo, d’afficher un optimisme de façade, qui ressemble, à s’y méprendre, aux publicités pour des produits douteux.

Donc ce Haut Comité de l’État à l’intégration, aux résultats si probants, lance un plan contre le racisme : le racisme serait-il le facteur qui empêche l’intégration ?

Parmi les documents cités, les chiffres produits par la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’homme) apparaissent, et cela indique aussitôt le sérieux de l’affaire : la CNCDH a repris, en 2004, les rapports de deux militants originaires de l’extrême gauche du MRAP, Tirreau et Kerforn, sans le vérifier, ni de près ni de loin. Or, ce rapport a été produit grâce à des outils tronqués, ses chiffres débouchent sur une interprétation frauduleuse, et les supports, étudiés sur Internet, pour arriver à ses conclusions sont reconnus par l’auteur lui-même (en minuscule note de bas de page) comme non représentatifs. On suppose que ce rapport fantaisiste a été approuvé sans la moindre lecture sérieuse de la CNCDH, qui l’a, à son tour, remis à l’OCDE, sans davantage de vérifications.

(Le rapport du ccTr (Collectif contre tous les racismes), intitulé "Les méthodes dangereuses du MRAP" [2], énumère les malversations des rapports Tirreau-Kerforn).

Si l’on ajoute que le MRAP n’est plus considéré comme antiraciste que par ses partenaires islamistes de l’UOIF, on perçoit le sérieux de ces rapports et plans d’actions.

« L'auteur relève deux données nouvelles sur cette période. Tout d'abord, l'émergence d'un "antisémitisme de l'actualité importée", fortement lié à des événements comme le conflit israélo-palestinien, produisant, "dans les banlieues ou ailleurs", "des phobies et des fantasmes". Ensuite, la "sous-estimation" du racisme anti-Maghrébins, due essentiellement à un phénomène de non-déclaration, lié à la difficulté de faire enregistrer sa plainte auprès des services de police, ou à la méfiance à l'égard d'institutions, vécues comme discriminantes. »
(Le Monde, 16-01-2005)

Notons la prudence (diplomatique, ou idéologique ?) au sujet de cet antisémitisme qui se développe, « lié à des événements comme le conflit israélo-palestinien produisant, dans les banlieues ou ailleurs des phobies et des fantasmes. »

Des "phobies et des fantasmes" ? Alors que la CNCDH a précisément les chiffres de l’accroissement extraordinaire des agressions et violences antisémites, il nous parle - comme certains, hier, pour la délinquance - de fantasmes. Il y aurait donc un fantasme d’antisémitisme quand on attaque des écoles juives, qu’on agresse des rabbins et que l’on crie « Mort aux Juifs ! » dans des manifestations ?

Mieux, on reconnaît que l’antisémitisme est lié au conflit du Proche-Orient, sans donner la moindre indication sur les auteurs de cet antisémitisme… « de banlieue et d’ailleurs ».

Qui donc, en liaison avec le conflit du Proche-Orient, pourrait bien commettre des actes antisémites ? Ne retrouve-t-on pas la merveilleuse formule d’Aounit, s’indignant - après les lynchages, en marge d’une de ses manifestations, de deux jeunes Juifs, avec commando et harangue islamistes filmés - de ce que l’on osait « fustiger les jeunes de banlieue pour en faire des victimes expiatoires. »

Sont-ce la transcription du Monde, ou le texte de ce Haut Comité qui visent ainsi à minimiser ces horreurs et parlent de "fantasmes" et de "phobies" quand les actes sont là ?

La suite nous renseigne aussitôt :

« Ensuite, la "sous-estimation" du racisme anti-Maghrébins, due essentiellement à un phénomène de non-déclaration, lié à la difficulté de faire enregistrer sa plainte auprès des services de police, ou à la méfiance à l'égard d'institutions vécues comme discriminantes. »

Nous y voilà : le but des rapports Tireau-Kerforn était de démontrer que la population la plus touchée par la discrimination raciale est la population "arabo-musulmane" (selon la terminologie ethnocentriste et islamocentriste du MRAP). Visiblement, ce nouveau rapport reproduit le même schéma, et l’on y sent la patte bien lourde d’un courant devenu pourtant bien léger, tant par son nombre que par ses arguments : le MRAP et la nébuleuse islamogauchiste.

Mieux encore, on apprend, contrairement à ce que révèlent toutes les études sérieuses de criminologie, que les Maghrébins victimes de racisme n’osent pas déposer plainte, se méfiant d’institutions jugées discriminantes. Aucun chiffre ne viendra étayer cette supposition : on s’en doutait.

Si une étude produite par Raufer et Bauer montrait qu’une des causes de non-dépôt de plainte par les victimes d’agressions était le sentiment d’inefficacité, suivie de la peur des représailles, on doute que ce soit le cas ici. Il serait d’ailleurs intéressant de publier le nombre de plaintes déposées pour racisme anti-Maghrébin, et de le comparer à celui des plaintes déposées par d’autres catégories de population, pour voir si cette "méfiance" envers les institutions est réelle ou supposée.

Il est rare de voir des testings sur les agressions, les viols collectifs et les crimes - choses à propos desquelles personne, à ce jour, n’a cherché à savoir si le choix des victimes et la haine des agresseurs n’étaient pas liés à une haine raciale.

Le MRAP concentre ses activités, entre deux manifestations pro-palestiniennes, à déposer des plaintes pour racisme anti-maghrébin. Il a tenté de constituer une catégorie spécifique de racisme : "l’islamophobie", suivant en cela l’exemple des mollahs iraniens et de Tarik Ramadan. Il essaie maintenant de promouvoir le délit de blasphème (sic !) ; mais cette manœuvre ayant été dévoilée, il se retranche sur une valeur sûre : « le racisme anti-maghrébin », au centre de toutes ses campagnes. Cela ne l’empêche pas de reconnaître, "officiellement" et du bout des lèvres (comme ses partenaires de l’UOIF), l’existence d’un léger antisémitisme… La multitude de forums islamistes appelant à tuer du Juif, du mécréant et déversant une haine raciale et "religieuse" n’a jamais intéressé le MRAP. La preuve chiffrée se trouve dans le rapport "Les liaisons dangereuses du MRAP", mais aussi dans les rapports Tirreau-Kerforn, internes au MRAP.

Comme s’il voulait prouver lui-même ses accointances avec le racisme (pas l’antiracisme, le racisme pur et dur), le MRAP diffuse ses communiqués et donne des interviews en vidéo sur le site www.oumma.com, dont le forum est voué à l’intolérance, au racisme et à l’apologie du terrorisme.

L’article du Monde précise les mesures qui vont être prises contre le racisme, et révèle :

« Sur 200 "quartiers ultrasensibles […] devenus des foyers d'intolérance inacceptable" des actions de communication ciblée seront déployées à partir d'expériences associatives comme les "caravanes" de l'association Femmes contre l'intégrisme, ou la diffusion de films par Ciné-Quartiers. Il s'agit là de "faire reculer les logiques de repli". »

On peut lire : « intolérance inacceptable », « logiques de repli », etc. mais pas « racisme ».

On découvre l’association "Femmes contre l’intégrisme" (sans préciser quel est cet intégrisme à l’œuvre dans ces 200 quartiers, puisque l’on considère que tous les intégrismes se valent). Donc, on a identifié les zones, des facteurs idéologico-religieux, des liens avec le conflit du Proche-Orient, etc., mais on ignore toujours quels sont les auteurs d’actes racistes – pardon ! de l’intolérance et du repli dans une pratique quotidienne.

Serait-ce pour éviter de dire quel est ce racisme que l’on ne nomme pas, et qui sont ses auteurs dont on évite de préciser l’origine et l’idéologie politico-religieuses ?

On cherchera en vain également la moindre information sur les victimes de ce racisme dans ces quartiers. Il semblerait que nos rapporteurs n’aient pas poussé les recherches jusqu’à lire les textes de rap, vendus en grande surface, à étudier les forums Internet de groupes islamistes très actifs dans ces quartiers : ils auraient relevé des informations plus précises que les traficotages mal ficelés et arbitraires des Tirreau-Kerforn.

Le rapport de l’Éducation nationale leur aurait fait découvrir que refuser de boire au même robinet qu’un impur (c'est-à-dire un Français non musulman) dans une école, pourrait éventuellement être classé dans la catégorie ségrégation raciale.

Visiblement le racisme, rebaptisé pour l’occasion « intolérance et repli », sévit dans ces quartiers, mais on ignore qui le pratique et qui le subit.

Il est, en effet, une forme de racisme qui n’est connue que par ses victimes, et qui n’a jamais vu aboutir la moindre plainte : le racisme anti-blanc, anti-occidental, et la xénophobie antifrançaise.

Le rapport des RG en fait pourtant état, qui évoque - et c’est une première dans un document des services d’État - le racisme anti-occidental, et en donne des exemples frappants.

Les textes de rap, musique privilégiée de ces zones dites "sensibles", sont pourtant explicites [3] :

On nique la France sous une tendance de musique populaire
(Sniper)

j'aimerais voir brûler Panam au napalm
Sous les flammes façon Vietnam
tandis que ceux de ton espèce galopent (…)
J'ai envie de dégainer sur des f.a.c.e.s. d.e. c.r.a.i.e
(Ministère Amer)

Quand le macro prend le micro, c’est pour niquer la France
Guerre raciale, guerre fatale
Œil pour œil dent pour dent organisation radicale,
par tous les moyens il faut leur niquer leurs mères
Gouers (Français) c’est toi qui perds…
Flippe pour ta femme tes enfants pour ta race…
On s’est installé ici, c’est vous qu’on va mettre dehors
(Smala)

Eh négro ! C’est l’heure d’manger,
Brûler leur sperme en échantillons, souder leurs chattes
J’suis pas le bienvenu, mais j’suis là, (...),
J’suis venu manger et chier là.
Quand j’vois la France les jambes écartées j’l’enc… sans huile.
Z’ont dévalisé l’Afrique... J’vais piller la France
Tu m’dis "la France un pays libre" (...)
Attends-toi à bouffer du calibre.
J’rêve de loger dans la tête d’un flic une balle de G.L.O.C.K.
(Lunatic)

Aucun des innombrables rapports sur le racisme ne fait état de ce racisme anti-blanc. Pas une plainte n’a abouti (sauf de très rares contre un ou deux groupes de rap, et sans grand effet). Aucune agression de victime française qui ne soit ni noire, ni juive, ni d’origine maghrébine n’est qualifiée d’acte raciste, même quand cette agression est accompagnée d’insultes explicitement racistes. Rappelons, d’ailleurs, que le « I Francesi Fora » [les Français, dehors !], en vigueur depuis fort longtemps n’a pas suscité les indignations et condamnations antiracistes qu’a engendrées le « Arabi Fora » [les Arabes, dehors !].

Tout va bien : un père Noël s’est fait tabasser, des tombes chrétiennes viennent d’être profanées, sans que le mot racisme soit prononcé ; les agressions gratuites et les viols quotidiens se poursuivent. Mêmes victimes, mêmes agresseurs, même silence des médias. Les exigences d’apartheid de la part des islamistes augmentent dans les écoles, mais il est politiquement correct de classer tout ce désordre dans les "faits divers".

Ce silence pour raison d’État n’est-il pas un négationnisme en temps réel ?

Pourquoi Le Pen a-t-il abandonné ce sujet, qui lui avait valu tant de voix dans ces quartiers ? Pourquoi se contente-t-il, par le biais de quelques pathétiques provocations, du rôle de bouffon du roi, qui semble convenir à la classe politique ?

Chacun tient son rôle : les rapporteurs rapportent ce qui leur est rapporté par des rapportants qui rapportent ce qu’ils souhaitent voir rapporter. Et ça rapporte à qui ? À ceux qui vivent de rapports, aux commissions qui vont se réunir pour en parler, et aux associations qui ont pour fonction de décider ce qui est raciste et ce qui ne l’est pas.

Ceux qui sont intégrés en souffrent. Les Français qui vivent encore dans ces quartiers n’ont comme solution que de fuir ou de subir, voire s’adapter (comme en témoigne le recrutement islamiste en région lyonnaise). Parler ? Vous n’y pensez pas ! Les risques sont importants, les menaces réelles ; et la seule chose qu’ils obtiendraient de la France d’en haut serait de se voir traiter de racistes, eux qui en sont les victimes au quotidien !

Il y a les « bonnes victimes du racisme » conformes aux définitions officielles, et les « mauvaises victimes du racisme » victimes d’un racisme qui n’existe pas. Les cases sont prédéfinies et obligatoires, et n’ont pas de comptes à rendre à la réalité.

Un article de Mouvement des Maghrébins laïques de France dénonçait cet aspect raciste, qui consiste à attribuer a priori le racisme à une partie de la population, et à en exonérer a priori une autre. Le MRAP s’est empressé d’en attaquer les auteurs, jamais sur les arguments mais par des arguments ad hominem, jugeant les personnes trop peu représentatives et leurs noms insuffisamment maghrébins. Cela en dit long sur ces préjugés racistes d’un certain antiracisme.

Tout va bien : la lutte contre le racisme est devenue un axe essentiel de l’État. Il semblerait que la lutte contre ce racisme-là, qui n’existe pas, soit dans les priorités à oublier.

Le conseil à l’intégration s’active donc sans succès, car il évite soigneusement sa cible, laissant les acteurs de la désintégration faire preuve de leur efficacité.

Quand il parle des racines musulmanes de l’Europe, le Président français commet une faute de grammaire : les racines, c’est le passé. Il parlait du futur.

Antoine Subiaco

© Primo-Europe


Notes de la Rédaction d'upjf.org

[1] Voir : Albert Memmi, le célèbre écrivain, démissionne du MRAP.

[2] Le MRAP est-il antiraciste ?. Voir aussi le dossier rédigé par Claude Weil-Raynal pour le CRIF, et intitulé Le MRAP lutte-t-il encore contre l’antisémitisme ?.

[3] Notre site a mis en ligne de larges extraits de ces textes abominablement grossiers et incitateurs à la haine la plus barbare. Voir Groupe 'Lunatic': rap, islam, délinquance et racisme.

Mis en ligne le 21 janvier 2005 sur le site www.upjf.org.
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