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Propagande/Désinformation
Un chercheur du CNRS explique la violence anti-israélienne, J.-F. Katz
17/01/05
Voir aussi "L'équité a-t-elle cours au CNRS, quand il s'agit d'Israël ?".
Dans Le Figaro du 17 janvier, un chercheur du CNRS, Jean-François Legrain [1], vient partager le fruit de ses travaux avec les lecteurs du quotidien [2]. Il avait déjà exprimé sa haine anti-israélienne, dans Libération, au moment des accords d’Oslo [3], ce qui illustre bien la triste convergence des grands journaux français dans leur position sur le sujet.
Je retiens une seule phrase de ce texte : « Les données objectives explicatives de la violence anti-israélienne sont […] toujours présentes : assassinats ciblés, bombardements, rupture de la circulation des personnes et des biens par le Mur et les barrages, intensification de la colonisation […] et absence de perspective autre que, dans le meilleur des cas, un Etat atomisé édifié sur une partie seulement des territoires occupés en 1967. »
Ainsi, M. Legrain n’hésite pas à qualifier d’«objectives» les données censées expliquer la violence anti-israélienne. Ce terme admet donc, avec un vernis 'scientifique', que des terroristes tirent des enfants de leur cachette pour les assassiner dans une «colonie» israélienne (mais qualifiée de «juive» dans les médias français, pour accentuer encore l’amalgame criminel en cours). «Objectives» est un adjectif clair et entrant donc comme une variable dans l’équation proche-orientale. Il est étrange que M. Legrain écrive «le Mur», avec une majuscule, là encore pour des raisons certainement 'objectives'. Il pense que perturber la circulation des biens et des personnes conduit à des représailles de type bombes dans les discothèques. Elémentaire… Pas un mot sur l’impossibilité de circuler pour tout citoyen israélien dans les territoires autonomes palestiniens, ce qui devrait, «objectivement», autoriser des attentats monstres en représailles.
Ce défenseur des groupes radicaux palestiniens refusait, en 1993, les accords d’Oslo, en traitant Arafat de Pétain du Proche Orient [4]. La science n’a évidemment pas sa place dans ce discours, à la fois guerrier et terriblement «subjectif». Existe-t-il, au CNRS, des chercheurs faisant des papiers plus équilibrés et publiés dans les grands journaux français ? Non. Les seuls textes favorables à Israël sont le fait d’intellectuels juifs ou israéliens, bref, remis dans leur ghetto.
Il est désespérant de remarquer, une nouvelle fois, comme le fait Alain Finkielkraut, que, depuis la guerre, jamais les juifs de France n’ont été si seuls…
J-Ph Katz
© upjf.org
Notes de la Rédaction d’upjf.org
[1] Chercheur (CNRS-Maison de l'Orient-Lyon). Auteur des Palestines du quotidien. Les élections de l'autonomie, janvier 1996, Beyrouth, Cermoc (Centre de recherches sur le Moyen-Orient contemporain), 1999, et du «Guide de l'élection palestinienne-sur-Web».
[2] "Mahmoud Abbas, le sauveur ?", Libre Opinion : www.lefigaro.fr/debats/20050117.FIG0279.html
[3] Il s’agit d’un article intitulé ""Feu[e] la Palestine laïque et démocratique", paru dans Libération du 7 mars 1994. Legrain en a conservé l’intégralité dans sa bibliographie (www.mom.fr/Presentation/Equipes/Gremmo/equipegremmo/chercheurs/legrain/feu.htm).
[4] Voici la phrase où s’insèrent les mots cités par J.-Ph. Katz : «Mais faire d'Arafat, contre son peuple, la première ligne de défense d'Israël, c'est en faire un Pétain. Et il n'y aura pas, cette fois, d'alliés pour venir au secours des patriotes. La résistance palestinienne demeurera abandonnée à elle-même, livrée à la répression inéluctable d'Israël ou, "mieux", de ses nouveaux affidés.» ("Feue la Palestine…").
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Mis en ligne le 17 janvier 2005 sur le site www.upjf.org.
Voir aussi "L'équité a-t-elle cours au CNRS, quand il s'agit d'Israël ?".
Dans Le Figaro du 17 janvier, un chercheur du CNRS, Jean-François Legrain [1], vient partager le fruit de ses travaux avec les lecteurs du quotidien [2]. Il avait déjà exprimé sa haine anti-israélienne, dans Libération, au moment des accords d’Oslo [3], ce qui illustre bien la triste convergence des grands journaux français dans leur position sur le sujet.
Je retiens une seule phrase de ce texte : « Les données objectives explicatives de la violence anti-israélienne sont […] toujours présentes : assassinats ciblés, bombardements, rupture de la circulation des personnes et des biens par le Mur et les barrages, intensification de la colonisation […] et absence de perspective autre que, dans le meilleur des cas, un Etat atomisé édifié sur une partie seulement des territoires occupés en 1967. »
Ainsi, M. Legrain n’hésite pas à qualifier d’«objectives» les données censées expliquer la violence anti-israélienne. Ce terme admet donc, avec un vernis 'scientifique', que des terroristes tirent des enfants de leur cachette pour les assassiner dans une «colonie» israélienne (mais qualifiée de «juive» dans les médias français, pour accentuer encore l’amalgame criminel en cours). «Objectives» est un adjectif clair et entrant donc comme une variable dans l’équation proche-orientale. Il est étrange que M. Legrain écrive «le Mur», avec une majuscule, là encore pour des raisons certainement 'objectives'. Il pense que perturber la circulation des biens et des personnes conduit à des représailles de type bombes dans les discothèques. Elémentaire… Pas un mot sur l’impossibilité de circuler pour tout citoyen israélien dans les territoires autonomes palestiniens, ce qui devrait, «objectivement», autoriser des attentats monstres en représailles.
Ce défenseur des groupes radicaux palestiniens refusait, en 1993, les accords d’Oslo, en traitant Arafat de Pétain du Proche Orient [4]. La science n’a évidemment pas sa place dans ce discours, à la fois guerrier et terriblement «subjectif». Existe-t-il, au CNRS, des chercheurs faisant des papiers plus équilibrés et publiés dans les grands journaux français ? Non. Les seuls textes favorables à Israël sont le fait d’intellectuels juifs ou israéliens, bref, remis dans leur ghetto.
Il est désespérant de remarquer, une nouvelle fois, comme le fait Alain Finkielkraut, que, depuis la guerre, jamais les juifs de France n’ont été si seuls…
J-Ph Katz
© upjf.org
Notes de la Rédaction d’upjf.org
[1] Chercheur (CNRS-Maison de l'Orient-Lyon). Auteur des Palestines du quotidien. Les élections de l'autonomie, janvier 1996, Beyrouth, Cermoc (Centre de recherches sur le Moyen-Orient contemporain), 1999, et du «Guide de l'élection palestinienne-sur-Web».
[2] "Mahmoud Abbas, le sauveur ?", Libre Opinion : www.lefigaro.fr/debats/20050117.FIG0279.html
[3] Il s’agit d’un article intitulé ""Feu[e] la Palestine laïque et démocratique", paru dans Libération du 7 mars 1994. Legrain en a conservé l’intégralité dans sa bibliographie (www.mom.fr/Presentation/Equipes/Gremmo/equipegremmo/chercheurs/legrain/feu.htm).
[4] Voici la phrase où s’insèrent les mots cités par J.-Ph. Katz : «Mais faire d'Arafat, contre son peuple, la première ligne de défense d'Israël, c'est en faire un Pétain. Et il n'y aura pas, cette fois, d'alliés pour venir au secours des patriotes. La résistance palestinienne demeurera abandonnée à elle-même, livrée à la répression inéluctable d'Israël ou, "mieux", de ses nouveaux affidés.» ("Feue la Palestine…").
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Mis en ligne le 17 janvier 2005 sur le site www.upjf.org.











