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Propagande/Désinformation
2 ONG condamnent avec partialité l'opération de Gaza
NGO Monitor Analysis (Vol. 3 No. 2) 15 October 2004Titre original : "NGOs Issue One-Sided Condemnations of Gaza Operation Against Missile Attacks"
Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org
Les attaques aveugles de roquettes tirées par des groupes de Palestiniens à Gaza ont coûté la vie à un nombre croissant de civils israéliens. Le 30 septembre, deux enfants israéliens ont été tués [par une fusée Kassam] dans la ville de Sderot, ce qui a entraîné une opération militaire importante dans le nord de la Bande de Gaza conçue pour mettre fin à ces attaques. En réaction, Amnesty International et Christian Aid - deux des ONG de "droits de l'homme" les plus riches et les plus puissantes - ont publié des condamnations de la politique israélienne, pleines de parti pris et extrêmement politisées. Les deux organisations ont un long passé d'exploitation des droits de l'homme à l'appui de leurs objectifs idéologiques.
Dans un communiqué de presse du 5 octobre, Amnesty International a condamné "une utilisation excessive de la force", mais elle a omis de mentionner le meurtre des enfants israéliens. Le dernier paragraphe contient seulement une vague reconnaissance de la terreur palestinienne qui a causé l'opération militaire.
Christian Aid a également publié un communiqué de presse, le 6 octobre, où l’on peut lire : "l'attaque israélienne à Gaza laisse un grand nombre de morts et beaucoup de sans-abri ". Tout en mentionnant brièvement le décès des deux enfants israéliens, le communiqué n’est pas du tout équitable, et il mentionne, de manière erronée, Sderot comme étant une "ville israélienne de colonisation", alors qu’elle est située en Israël, à quelques kilomètres de Gaza.
Outre le fait qu’il sépare l’effet de sa cause, Amnesty cite des chiffres de victimes de l’opération, en omettant d’indiquer les sources de cette information. Quant à Christian Aid, il se fonde sur le partenaire politisé qu’est Betselem [organisation israélienne de droits de l’homme], dont les 'témoins oculaires sont Ahmed Sourani, membre des Comités agricoles palestiniens d’assistance, et Daud Asliya, "un homme de 33 ans qui habite dans le camp de réfugiés de Jabalya", minant de ce fait la crédibilité de ces affirmations.
Tant Amnesty que Christian Aid sont extrêmement critiques à l’égard des opérations d'Israël, Amnesty affirmant que Tsahal a "fait, à plusieurs reprises, un usage disproportionné de la force", et que "ces tactiques trahissent un manque de respect pour les principes fondamentaux des droits de l'homme, dont le droit à la vie". En matière de réplique à un terrorisme meurtrier, l’expression "force excessive" est subjective et politisée, et aucune de ces deux ONG n'en a donné une définition cohérente. Le fait qu’Amnesty ait omis de condamner l'utilisation cynique de civils comme boucliers humains par des terroristes palestiniens qui tirent des missiles Qassam depuis des secteurs de Gaza densément peuplés, indique que cette ONG exploite à nouveau des exigences en matière de droits de l'homme pour promouvoir une idéologie politique.
Amnesty et Christian Aid critiquent aussi Israël pour les dommages causés à la vie quotidienne de la population civile palestinienne. Amnesty prétend que "les forces israéliennes ont gêné l'accès aux services médicaux... y compris à des femmes qui devaient accoucher". Amnesty ne fait aucune mention de l'exploitation faite auparavant de ces exigences humanitaires pour perpétrer des attentats terroristes et transporter des armes. Christian Aid cite Ahmed Sourani qui accuse Israël d'"entraver le processus d’inscription des Palestiniens qui espèrent prendre part aux élections municipales fixées à décembre", une affirmation politique qui passe sous silence le chaos qui régnait à Gaza avant les opérations militaires israéliennes. Exonérant les Palestiniens de toute responsabilité pour la situation actuelle et exploitant la rhétorique des droits de l'homme à des fins d’attaques politiques, Christian Aid répète les affirmations de Sourani, selon lesquelles "de telles incursions agressives tuent non seulement des gens à Gaza, mais tuent également la seule chance qui existe pour un changement démocratique et pour mettre en place une société civile démocratique en Palestine".
L’appel qu’adresse Amnesty aux "groupes armés palestiniens" d’éviter d'effectuer des actions militaires dans des zones d’habitat et de mettre un terme aux attaques contre des civils israéliens, est insuffisant pour établir que les Palestiniens ont à répondre de la situation actuelle, ni pour contrebalancer les accusations arbitraires d’un "usage excessif de la force".
Christian Aid dévoile aussi ses objectifs par son recours à des sources hautement politisées et dénuées de crédibilité. L’une et l’autre ONG ont à nouveau exploité la rhétorique des droits de l'homme et de l’humanitarisme pour favoriser un objectif politique anti-israélien.
© NGO-Monitor pour l’original anglais et upjf.org pour la version française
Mis en ligne le 17 octobre 2004 sur le site www.upjf.org.











