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Propagande/Désinformation
Reuters admet quil compose avec les terroristes, Honest Reporting
Original anglais : "Reuters Admits Appeasing Terrorists".
Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org
Cher membre de HonestReporting
HonestReporting a, à plusieurs reprises, dénoncé le refus catégorique des rédacteurs en chefs de médias dappeler les terroristes terroristes dans la couverture des informations (voir notre rapport spécial sur ce sujet).
Alors que la terreur islamique continue à sétendre au monde entier, un grand organe de presse a décidé que trop cest trop, et quil est temps dappeler le terrorisme par son nom. CanWest, propriétaire de la plus grande chaîne de journaux du Canada, a récemment mis en uvre une nouvelle politique éditoriale consistant à employer le mot de dix lettres [terroriste] dans la couverture de presse dactes et de groupes terroristes brutaux.
Ainsi quand le National Post, du groupe CanWest, a publié, le 14 septembre, une dépêche de Reuters, il a exercé son droit de modifier cette phrase de Reuters, qui blanchit la terreur palestinienne :
les brigades des Martyrs dal-Aqsa, qui ont pris part à la révolte contre loccupation israélienne de Gaza et de la Rive occidentale, qui dure depuis quatre ans. (Jeffrey Heller, 13/09 Sharon Faces Netanyahu Challenge)
en la rendant par ces termes, plus exacts :
les Brigades des Martyrs dal-Aqsa, un groupe de terroristes qui a été impliqué dans une campagne de violence contre Israël, qui dure depuis quatre ans.
Reuters na pas apprécié la mise au point, et a pris la mesure peu commune dinformer officiellement CanWest que, sil avait lintention de persévérer dans cette pratique, il devrait enlever le nom de Reuters de len tête. Pourquoi ? Le New York Times rapportait (les mises en grasses sont de HonestReporting) :
« Notre politique éditoriale est de ne pas employer des termes émotionnels pour parler de quelquun » dit David A. Schlesinger, le directeur de la gestion générale de Reuters. « Chaque journal peut modifier notre texte et en faire ce quil veut. Mais si un journal veut modifier notre texte de cette manière-là, nous préférons quil enlève len tête [de Reuters]. »
M. Schlesinger affirme quil craint que des modifications telles que celles pratiquées par CanWest sèment la "confusion" à propos de ce que Reuters rapporte, et soient de nature à mettre en danger ses journalistes dans des régions ou des situations explosives.
« Mon objectif est de protéger nos journalistes et de protéger notre intégrité éditoriale » dit-il.

Schlesinger (à droite) avec Stephen Jukes, de la direction des informations de Reuters,
a donné pour instruction aux rédacteurs de ne pas appeler actes de terreur
les attaques du 11 septembre 2001, puisque
celui qui est un "terroriste" pour les uns est un "combattant de la liberté pour dautres"
[Schlesinger a réitéré cette affirmation dans une récente interview radiophonique à la BBC, en évoquant « de graves conséquences si "certaines personnes" au Moyen-Orient venaient à croire que Reuters a appelé "terroristes" de tels hommes. »]
Cest un aveu stupéfiant ! Le rédacteur en chef du service international de Reuters admet ouvertement quune des raisons majeures du refus de son agence dappeler des terroristes "terroristes" na rien à voir avec la recherche de lobjectivité éditoriale, mais constitue une réponse à lintimidation de gangsters et de leurs partisans.
Dans tous les autres domaines de linformation, les journalistes occidentaux se flattent de "dire" courageusement "les choses telles quelles sont", sans soccuper des réactions (qui pourraient être hostiles) aux sujets dont ils traitent. Alors, pourquoi les rédacteurs de Reuters - et, vraisemblablement dautres organes dinformation font-ils tout ce quils peuvent pour apaiser les terroristes islamiques, en utilisant un langage "aseptisé", qui minimise délibérément linhumanité de leurs actes ?
Scott Anderson, rédacteur en chef des publications de CanWest, affirme que la politique de Reuters "sape les principes journalistiques" et amène à se poser la question-clé : Si vous formulez votre texte de manière à protéger des gens, dites-vous la vérité ?
Un éditorial du Ottawa Citizen, un des journaux de CanWest, expose le problème en noir et blanc :
Le terrorisme est un terme technique. Il décrit un mode daction, une tactique. Nous sommes daccord avec les professionnels de la sécurité qui définissent le terrorisme comme le fait de prendre délibérément pour cible des civils pour atteindre un but politique. Ceux qui ont fait exploser la boîte de nuit à Bali étaient des terroristes. Les bombes humaines, qui se suicident en se ceinturant le corps dexplosifs et déchiquètent des gens qui mangent dans une pizzeria, sont des terroristes. Les hommes et les femmes qui se sont emparés dune école pleine dotages, à Beslan, en Russie, et ont abattu des enfants en leur tirant dans le dos pendant quils essayaient de se sauver pour se mettre à labri, étaient des terroristes. Nous, journalistes ne violons pas notre impartialité en les définissant comme tels.
Non sans ironie, ce sont des termes censés être neutres, comme "militants", qui trahissent un parti pris, dans la mesure où ils ont pour effet daseptiser. Les activistes de différentes causes politiques peuvent être des "militants", mais ils ne prennent pas des enfants en otages.
Laffaire CanWest/Reuters ressemble, de manière étonnante, à la couverture des événements dIraq par CNN, lan dernier, quand le directeur du service informations de CNN avait admis que la connaissance, quavait CNN, des meurtres, de la torture, et des assassinats, dans lIraq de Saddam, avait été passée sous silence pour que le bureau de CNN à Bagdad reste en place. Nous nous sommes alors interrogés :
Maintenant que ce cadre supérieur de CNN a tout révélé, nous en sommes à nous demander : Dans quelles autres régions dirigées par des dictateurs terroristes les médias suivent-ils la ligne du parti afin de continuer à être très utiles ?
Aujourdhui, nous avons la réponse : dans la région palestinienne. Reuters admet quil modère son expression pour apaiser les terroristes, et que le parti pris pro-palestinien est ouvertement admis.
ACTIONS À ENTREPRENDRE :
Merci de votre participation persévérante au combat contre le parti pris dans les médias.
HonestReporting
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Note de la Rédaction dupjf.org
Le terme anglais appeasement a le double sens dapaisement et de conciliation. Sur cette attitude qui consiste à se concilier un adversaire pour éviter de laffronter, rappelons la mordante formule de Churchill : « Être conciliant [avec son ennemi], cest comme nourrir un crocodile dans lespoir quil vous mangera en dernier. » Sur la stérilité et la nocivité de cette attitude, lire larticle de Victor Davis Hanson, "Voilà à quoi mène la politique de conciliation".
Alors que la terreur islamique continue à sétendre au monde entier, un grand organe de presse a décidé que trop cest trop, et quil est temps dappeler le terrorisme par son nom. CanWest, propriétaire de la plus grande chaîne de journaux du Canada, a récemment mis en uvre une nouvelle politique éditoriale consistant à employer le mot de dix lettres [terroriste] dans la couverture de presse dactes et de groupes terroristes brutaux.
Ainsi quand le National Post, du groupe CanWest, a publié, le 14 septembre, une dépêche de Reuters, il a exercé son droit de modifier cette phrase de Reuters, qui blanchit la terreur palestinienne :
les brigades des Martyrs dal-Aqsa, qui ont pris part à la révolte contre loccupation israélienne de Gaza et de la Rive occidentale, qui dure depuis quatre ans. (Jeffrey Heller, 13/09 Sharon Faces Netanyahu Challenge)
en la rendant par ces termes, plus exacts :
les Brigades des Martyrs dal-Aqsa, un groupe de terroristes qui a été impliqué dans une campagne de violence contre Israël, qui dure depuis quatre ans.
Reuters na pas apprécié la mise au point, et a pris la mesure peu commune dinformer officiellement CanWest que, sil avait lintention de persévérer dans cette pratique, il devrait enlever le nom de Reuters de len tête. Pourquoi ? Le New York Times rapportait (les mises en grasses sont de HonestReporting) :
« Notre politique éditoriale est de ne pas employer des termes émotionnels pour parler de quelquun » dit David A. Schlesinger, le directeur de la gestion générale de Reuters. « Chaque journal peut modifier notre texte et en faire ce quil veut. Mais si un journal veut modifier notre texte de cette manière-là, nous préférons quil enlève len tête [de Reuters]. »
M. Schlesinger affirme quil craint que des modifications telles que celles pratiquées par CanWest sèment la "confusion" à propos de ce que Reuters rapporte, et soient de nature à mettre en danger ses journalistes dans des régions ou des situations explosives.
« Mon objectif est de protéger nos journalistes et de protéger notre intégrité éditoriale » dit-il.

Schlesinger (à droite) avec Stephen Jukes, de la direction des informations de Reuters,
a donné pour instruction aux rédacteurs de ne pas appeler actes de terreur
les attaques du 11 septembre 2001, puisque
celui qui est un "terroriste" pour les uns est un "combattant de la liberté pour dautres"
[Schlesinger a réitéré cette affirmation dans une récente interview radiophonique à la BBC, en évoquant « de graves conséquences si "certaines personnes" au Moyen-Orient venaient à croire que Reuters a appelé "terroristes" de tels hommes. »]
Cest un aveu stupéfiant ! Le rédacteur en chef du service international de Reuters admet ouvertement quune des raisons majeures du refus de son agence dappeler des terroristes "terroristes" na rien à voir avec la recherche de lobjectivité éditoriale, mais constitue une réponse à lintimidation de gangsters et de leurs partisans.
Dans tous les autres domaines de linformation, les journalistes occidentaux se flattent de "dire" courageusement "les choses telles quelles sont", sans soccuper des réactions (qui pourraient être hostiles) aux sujets dont ils traitent. Alors, pourquoi les rédacteurs de Reuters - et, vraisemblablement dautres organes dinformation font-ils tout ce quils peuvent pour apaiser les terroristes islamiques, en utilisant un langage "aseptisé", qui minimise délibérément linhumanité de leurs actes ?
Scott Anderson, rédacteur en chef des publications de CanWest, affirme que la politique de Reuters "sape les principes journalistiques" et amène à se poser la question-clé : Si vous formulez votre texte de manière à protéger des gens, dites-vous la vérité ?
Un éditorial du Ottawa Citizen, un des journaux de CanWest, expose le problème en noir et blanc :
Le terrorisme est un terme technique. Il décrit un mode daction, une tactique. Nous sommes daccord avec les professionnels de la sécurité qui définissent le terrorisme comme le fait de prendre délibérément pour cible des civils pour atteindre un but politique. Ceux qui ont fait exploser la boîte de nuit à Bali étaient des terroristes. Les bombes humaines, qui se suicident en se ceinturant le corps dexplosifs et déchiquètent des gens qui mangent dans une pizzeria, sont des terroristes. Les hommes et les femmes qui se sont emparés dune école pleine dotages, à Beslan, en Russie, et ont abattu des enfants en leur tirant dans le dos pendant quils essayaient de se sauver pour se mettre à labri, étaient des terroristes. Nous, journalistes ne violons pas notre impartialité en les définissant comme tels.
Non sans ironie, ce sont des termes censés être neutres, comme "militants", qui trahissent un parti pris, dans la mesure où ils ont pour effet daseptiser. Les activistes de différentes causes politiques peuvent être des "militants", mais ils ne prennent pas des enfants en otages.
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Laffaire CanWest/Reuters ressemble, de manière étonnante, à la couverture des événements dIraq par CNN, lan dernier, quand le directeur du service informations de CNN avait admis que la connaissance, quavait CNN, des meurtres, de la torture, et des assassinats, dans lIraq de Saddam, avait été passée sous silence pour que le bureau de CNN à Bagdad reste en place. Nous nous sommes alors interrogés :
Maintenant que ce cadre supérieur de CNN a tout révélé, nous en sommes à nous demander : Dans quelles autres régions dirigées par des dictateurs terroristes les médias suivent-ils la ligne du parti afin de continuer à être très utiles ?
Aujourdhui, nous avons la réponse : dans la région palestinienne. Reuters admet quil modère son expression pour apaiser les terroristes, et que le parti pris pro-palestinien est ouvertement admis.
ACTIONS À ENTREPRENDRE :
- Adressez vos commentaires à Reuters : editor@reuters.com
- Si votre journal local utilise des dépêches de Reuters pour la couverture du conflit israélo-palestinien, faites connaître à votre rédacteur en chef local laveu de non-objectivité fait par Reuters.
- Écrire une brève lettre à votre journal local, en citant la déclaration de Reuters selon laquelle le but de leurs précautions de langage est de protéger les journalistes, et en mettant laccent sur ce qui en découle : Reuters nassure pas une couverture indépendante ni indemne de falsification sur des sujets comme le conflit israélo-arabe.
Merci de votre participation persévérante au combat contre le parti pris dans les médias.
HonestReporting
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Note de la Rédaction dupjf.org
© HonestReporting pour loriginal anglais et upjf.org pour la version française
Mis en ligne le 22 septembre 2004 sur le site www.upjf.org.











