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Propagande/Désinformation
Six murs contre Un : le Maroc est quitte, pas Israël
Update du 24 février 2004 : Ajout d'un article intitulé "ONU : le gâchis saharien", en fin du présent document.27/01/04
On se souvient peut-être que j'avais répercuté sur notre site une enquête de "Take A Pen" intitulée "LA barrière d'Israël et... LES barrières dans le monde", où étaient répertoriés les murs et barrières qui existent dans le monde et dont personne ne parle. Or il s'avère que ce qui avait été mis en lumière n'est rien à côté des murs qu'a érigés le Maroc pour protéger le Sahara occidental des revendications politiques et militaires du Front du Polisario. Je dois cette découverte à Ariel Pinkus, qui vient de m'adresser le message suivant, avec pour Objet : 'Le mur dont personne ne parle... JAMAIS'. J'en rapporte fidèlement le texte avant de vous en dire davantage.
"Ne pouvant l'emporter militairement avec des moyens classiques, les Marocains ont entamé, à partir de 1980, la construction de plusieurs murs de défense ceinturant le Sahara occidental. Avec l’aide de techniciens français (forts de leurs expériences de la guerre d'Algérie avec la ligne Maurice) et israéliens, ce sont, en fait, 7 murs qui ont été construits par les Marocains sur les franges du territoire, et même plus haut, le long de la frontière algéro-marocaine, de 1980 à 1987. 80% de la superficie du Sahara occidental, le "pays utile", sont ainsi emmurés. Au lieu de se disperser dans une guerre de mouvement, où le Polisario avait l'avantage, l'armée marocaine s'est retranchée derrière des milliers de kilomètres de remblais. Du matériel électronique permettant de détecter assez rapidement les tentatives de passage et, en principe, pour organiser une riposte. Replié en Algérie, dans la région de Tindouf, le Polisario se contente de lancer des attaque-surprise ou de longer les confins saharo-mauritaniens. Cela lui coûte cher en hommes et en matériels, mais la pression est ainsi maintenue. La dernière grande offensive sahraouie a lieu en février 1987, où 50 chars T55 et 60 BMP du Front [Polisario] se jettent à l'assaut du mur en face de Mahbès. Ce type d'opération, qui occasionne de lourdes pertes au Polisario - lequel doit franchir des champs de mines et neutraliser des points de défense bien équipés -, est avant tout psychologique. "Démythifier le mur" sera une constante de la politique militaire du Front. Déjà en octobre 1984, l'offensive "Grand Maghreb" avait frappé le mur dans le sud marocain."
Rendu curieux, j'ai décidé d'en avoir le coeur net et ai exploré la 'Toile'. Le document que j'ai trouvé, et dont on peut lire un large extrait, ci-après, émane, certes, du Front Polisario, mais il semble que la 'fiche technique' mise en ligne sur le site "Sahara Press Service", sous le titre: "Le mur de la honte. Un crime contre l'humanité", soit exacte.
Quoi qu'il en soit, que pèsent les 9 kms de mur de béton et les 370 kilomètres de barrière grillagée en construction, en Israël, pour empêcher l'infiltration de terroristes meurtriers de civils, au regard des dimensions pharaoniques des murs construits par le Maroc (2.720 kilomètres !) pour se protéger des attaques du Front Polisario.
Chose curieuse, L'ONU n'a pas réuni l'Assemblée générale pour flétrir l'Etat du Maroc. Encore moins a-t-il saisi le tribunal international de La Haye pour juger le "Mur de la honte" marocain.
Vous avez dit : "deux poids deux mesures"?...
Disons : Sept murs, deux mesures ! Menahem Macina.

Traduction - Titre : "Le Mur de la Honte. Un Crime contre l'Humanité".
En haut de la carte: "Maroc". Légende (côté droit) : "Partie frontale du mur". Puis : "1er mur", "2ème mur", etc.
www.spsrasd.info/sps-270104murhonte.html
"Long de 2.720 kilomètres, érigé en six étapes, protégé par 160.000 soldats armés, 240 batteries d'artillerie lourde, plus 20.000 Kms de barbelés, des milliers de blindés et des millions de mines antipersonnelles - interdites par les Conventions internationales -, le ''mur de défense'' marocain, désormais connu sous le nom du "mur de la honte" est une grande muraille qui divise tout un peuple et son territoire depuis un quart de siècle, au vu et au su de toute la communauté internationale.
Un rempart militaire qui a fait des centaines de victimes, de part et d'autre de ses flancs, pour ceux des civils sahraouis qui ont voulu le passer, ou des milliers de bêtes à la recherche de pâturages.
Surveillé par des dizaines de radars de longue et moyenne portée, soutenu par une aviation militaire parmi les plus puissantes en Afrique, des milliers de chars blindés, des missiles, roquettes, artillerie lourde et des bombes à fragmentations, ce "crime contre l'Humanité", continue à défier tout le monde avec ses mines, ses barbelés, ses fosses, ses armes, ses munitions, ses soldats.
Erigé en 1980 pour diviser le Sahara occidental et séparer les familles, voici à présent les principales étapes de sa construction, qui a coûté des millions de dollars, et son entretien en coûte autant.
- 1er mur: Long de 500 Kms, il a été construit en août 1980 et achevé en juin 1982, pour englober ce que le Maroc a appelé à l'époque ''le triangle utile'', s'étendant de Ras El Khanfra à Boujdour, en passant par Khreibichat, Ras Lehmeira, Touereght, Smara, Sekne et Boucraa.
- 2ème mur: Long de 300 Kms, les travaux de ce mur ont débuté en décembre 1983, pour se terminer en janvier 1984. Il part du sud-ouest de Boucraa pour englober Amgala et Touereght.
- 3ème mur: Long de 320 Km, sa construction a débuté en avril 1984 pour s'achever en mai de la même année. Il part de Zaak vers Ratmia, englobant encore Oudei Teichitt, Jdeiria et Haouza.
- 4ème mur: Long de 380 Kms, ce mur prend son départ de Taref Bouhenda vers Lebreiga, en passant par Lebtana, Ouarkziz, Mahbes, Farsia, Rous Ben Ameira, Graret El Kercha et Graret Lehdid. Sa construction a débuté en décembre 1984 et s'est achevée en janvier 1985.
- 5ème mur: Long de 670 Kms, ce rempart s'étend du sud-ouest d'Amgala vers Labeirda en passant par J'beilat El Bidh, Gour Lafkah, Taref Abda, Taref El Mekhenza, Negjir, Oued ElHaouli, Tayaret El Heimer et Imlili. Quatre mois ont été nécessaires pour sa construction, de mai à septembre 1985.
- 6ème mur: D'une longueur de 550 Km, ce dernier mur a été construit de février à avril 1987. Il part de Taref El Mekhenza en direction d'El Guarguerat, sur la côte atlantique, traverse Tenouakka, Tenyalig, Doumes, Tadherouret, Glaib Tair Allal, Guelb Edhlim, Aadham El Aaguer, Lagouer Labiadh et Barouaga, et encercle les villes du sud-est comme Aousserd, Tichla et Birguendouz."
Suite à : www.spsrasd.info/sps-270104murhonte.html
© upjf.org
Mis en ligne le 28 janvier 2004 sur le site www.upjf.org
Pour mémoire :
SAHARA OCCIDENTAL RESOLUTION 1495
ADOPTEE PAR LE CONSEIL DE SECURITE DES NATIONS UNIES
(New York, 30 juillet 2003)
Le Conseil de sécurité,
Rappelant toutes ses résolutions antérieures sur le Sahara occidental, en particulier sa résolution 1429 (2002) du 30 juillet 2002,
Soulignant qu'étant donné l'absence de progrès dans le règlement du différend au sujet du Sahara occidental, une solution politique est indispensable,
Préoccupé par le fait que cette absence de progrès continue à entraîner des souffrances pour le peuple du Sahara occidental, demeure une source d'instabilité potentielle dans la région et fait obstacle au développement économique du Maghreb,
Réaffirmant sa volonté d'aider les parties à parvenir à un règlement politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre de dispositions conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies, et notant le rôle et les responsabilités des parties à cet égard,
Félicitant les parties de leur volonté constante de respecter le cessez-le-feu et saluant la contribution essentielle qu'apporte à cet égard la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO),
Ayant examiné le rapport du Secrétaire général en date du 23 mai 2003 (S/2003/565) et le plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental présenté par l'envoyé personnel du Secrétaire général, ainsi que les réponses des parties et des Etats voisins,
Agissant en vertu du chapitre VI de la Charte des Nations unies,
1. Continue d'appuyer énergiquement les efforts déployés par le Secrétaire général et son envoyé personnel et appuie également leur plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, qui constitue une solution politique optimale reposant sur un accord entre les deux parties ;
2. Demande aux parties de travailler avec l'Organisation des Nations unies et l'une avec l'autre en vue de l'acceptation et de l'application du plan de paix ;
3. Demande à toutes les parties et aux Etats de la région de coopérer pleinement avec le Secrétaire général et son envoyé personnel ;
4. Renouvelle la demande qu'il a faite au Front Polisario de libérer sans plus tarder tous les prisonniers de guerre qui lui restent, conformément au droit international humanitaire, et la demande qu'il a faite au Maroc et au Front Polisario de continuer à coopérer avec le Comité international de la Croix-Rouge pour déterminer le sort de toutes les personnes disparues depuis le début du conflit ;
5. Renouvelle l'appel qu'il a lancé aux parties pour qu'elles collaborent avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à l'application de mesures de confiance et continue de demander instamment à la communauté internationale d'apporter un appui généreux au Haut-Commissariat et au Programme alimentaire mondial pour les aider à résoudre le problème de la dégradation de la situation alimentaire des réfugiés ;
6. Décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu'au 31 octobre 2003 ;
7. Prie le Secrétaire général de lui remettre avant la fin de ce mandat un rapport sur la situation qui fasse état des progrès réalisés dans l'application de la présente résolution ;
8. Décide de demeurer saisi de la question./.
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Update : 24 février 2004
ONU : le gâchis saharien
www.sahara-marocain.com/article360.html
Publié le : mercredi 18 février 2004.
Depuis 1975, l'ancien territoire espagnol a fait l'objet de 48 résolutions du Conseil de sécurité et d'un nombre incalculable de rapports des Nations unies. Résultat : le différend entre les parties au conflit reste entier.
Difficile, lorsque l'on se rend sur le mur de défense marocain qui sécurise le Sahara occidental sous administration royale, de ne pas penser à Dino Buzzati et à son Désert des Tartares. Le « rien à signaler dans le désert » par lequel on déclinait il y a peu à Rabat, non sans ironie, l'acronyme RASD (République arabe sahraouie démocratique) prend ici tout son sens. Depuis le cessez-le-feu entre belligérants,il y a plus de douze ans,les jumelles des soldats marocains ne voient rien passer d'autre que de maigres troupeaux de dromadaires, quelques groupes d'immigrés clandestins, un vent de sable quotidien et les 4x4 blancs de la Minurso, la Mission des Nations unies chargée d'observer et de faire respecter cette étrange paix armée. Depuis septembre 1991 donc, au rythme des résolutions de son Conseil de sécurité et pour un coût cumulé de 500 millions à 600 millions de dollars, l'ONU mène ici une opération aussi fastidieuse et répétitive que la cinquantaine de rapports produits dans le même laps de temps par trois secrétaires généraux successifs, Javier Perez de Cuellar, Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan.
Les Bérets bleus qui boivent leur per diem le soir venu au bar de l'hôtel El-Massira de Laayoune, en priant le ciel pour que s'éternise une situation qui leur permette de conserver leur précieux salaire de contractuel, ont de très fortes chances, cette année encore, de voir leurs voeux exaucés.
Prolongé une énième fois jusqu'au 30 avril 2004, leur mandat sera plus que vraisemblablement reconduit pour trois mois et ainsi de suite, tant le fossé qui sépare les « parties au conflit » est profond. Le Maroc, dont chacun sait sans le dire qu'il ne quittera jamais « son » Sahara (sauf à imaginer que l'armée se disloque et que la monarchie se suicide), campe sur un inébranlable TSR - tout sauf le référendum. Le Polisario, dont la direction a fait de cet
état indéfini de ni guerre ni paix une rente de situation, s'accroche au TOR - tout ou rien.
Quant à l'Algérie, elle ne bougera évidemment pas avant l'élection présidentielle d'avril - laquelle, très probablement et quel qu'en soit le résultat, ne devrait en rien modifier la donne.
Reste donc à spéculer, comme le font à l'envi les médias marocains et algériens, à propos d'hypothétiques pressions de l'hyperpuissance américaine sur l'un ou l'autre camp. Or il semble fort que, par les temps qui courent, Washington considère comme beaucoup plus déstabilisatrice que stabilisatrice une intervention de sa part qui modifierait le fragile équilibre entre deux de ses alliés les plus sûrs dans le monde arabo-musulman. Intégration maghrébine en panne, UMA (Union du Maghreb arabe) en coma artificiel, frontières closes :
le gâchis saharien a donc encore de beaux jours devant lui.
Y a-t-il une solution « juste et durable » au Sahara occidental ? En lisant le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, publié le 19 janvier, et la dernière résolution du Conseil de sécurité, votée le 30 janvier, on peut éprouver des sentiments à la fois d'espoir et de lassitude.
Commençons par la lassitude. Depuis que le Conseil de sécurité a pris en main « la situation du Sahara occidental », le 20 octobre 1975, il lui a conscré 48 séances. À chaque fois, il a demandé aux « parties concernées et intéressées » de « travailler avec l'ONU et l'une avec l'autre en vue de l'acceptation et de l'application du plan de paix »... Après quelque trente années d'efforts, on en est au point mort, ou presque. Le cessez-le-feu, en vigueur depuis le 6 septembre 1991 et toujours sous surveillance, étant acquis, personne ne pense plus à une solution militaire. Tout le monde s'attache à trouver « une solution politique ».
L'envoyé spécial de Kofi Annan, l'ancien secrétaire d'État américain James Baker,désigné le 17 mars 1997, a imaginé une « troisième voie » capable, selon lui, de sortir le projet de référendum d'autodétermination de cette ancienne colonie espagnole, peuplée à l'époque par 75 000 à 85 000 personnes, de l'enlisement.Il a proposé une sorte d'autonomie interne pendant une période transitoire de cinq ans et un référendum par la suite. Il a ajouté cette option aux électeurs pour éviter que l'un ou l'autre camp perde ou l'emporte à 100 %.
Hélas ! quand l'une des parties accepte, l'autre pose une condition qui empêche d'aller plus loin... Le lourd contentieux sur la désignation des électeurs (cinq ans et demi de travail) n'est toujours pas tranché que l'on s'interroge même sur l'intitulé du plan de règlement - sur les mots référendum et autodétermination pourtant acceptés par les parties dans leur accord de principe du 30 août 1988... -, on demande d'inclure telle ou telle nouvelle
catégorie d'électeurs après la fin de la phase d'identification (décembre 1999) : les électeurs qui n'étaient pas majeurs à l'époque le sont devenus depuis ; les résidents « permanents » qui sont arrivés depuis devraient également l'être...
Ces réclamations s'ajoutent aux 131 038 appels déposés par les uns et les autres après l'achèvement de la procédure d'identification qui a examiné 244 643 demandes d'inscription sur les listes électorales et n'en a validé que... 86 381. Toutes ces demandes ainsi que les documents concernés ont été scannés et déposés en lieu sûr à l'Office des Nations unies à Genève. Faut-il rouvrir ce dossier ? Non, estiment Kofi Annan, James Baker et le nouveau chef de la Minurso, le Péruvien Alvaro de Soto. D'ailleurs, tous les responsables chargés de cette opération ont quitté le Sahara le 31 décembre 2003.
Selon le secrétaire général lui-même, les parties n'ont pas arrêté de répondre à ses initiatives ou à celles de James Baker en posant des « objections d'ordre ostensiblement technique ». « Les parties manquent toujours de la volonté nécessaire pour parvenir à une solution politique du conflit », écrit-il dans son rapport-bilan du 23 mai 2003 (réf. S/2003/565, 60 pages). Et de poursuive : « Pendant les six ans durant lesquels [James Baker] s'est occupé de cette affaire,il a réuni les parties à neuf reprises en l'espace de quatre ans, au Portugal, au Royaume-Uni, en Allemagne et aux États-Unis, le plus souvent avec des résultats décevants.[...] Son plan de paix juste et équilibré offre, à l'issue d'une période intérimaire d'autonomie, aux habitants authentiques du Sahara occidental l'occasion de déterminer eux-mêmes leur avenir [...]. Je suis, à regret, parvenu à la conclusion, que tant que les parties ne se montreront pas disposées à assumer leurs propres responsabilités
et à faire le compromis permettant de trouver une solution au conflit, toute nouvelle initiative [...] connaîtra le même sort que les précédentes... »
Il n'empêche qu'à la fin, il demande au Conseil de sécurité une nouvelle prorogation de trois mois du mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso), en poste depuis avril 1991. Jusqu'au prochain rapport, fin avril 2004, où il demandera probablement un énième report.
De 1975 à ce jour, l'affaire du Sahara a fait l'objet de 48 résolutions du Conseil de sécurité et d'un nombre incalculable de rapports du secrétaire général, de ses envoyés spéciaux, de ses représentants permanents, de l'Assemblée générale des Nations unies, du Comité de décolonisation qui continue à inscrire le Sahara parmi les 16 territoires non autonomes... Elle a coûté la vie à dix membres de la Minurso et aux finances de l'ONU la somme de 540 millions de dollars, non compris les dépenses hors Minurso (secrétariat général, envoyé spécial...). Cela fait beaucoup !
Heureusement qu'existent quelques signes d'espoir et quelques preuves que la Minurso, présente sur dix sites du territoire sahraoui, ainsi que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), servent à quelque chose. À éviter d'abord que les belligérants ne reprennent les armes : la Minurso effectue, en moyenne, six cents patrouilles terrestres et quarante patrouilles aériennes par mois. Elle veille au marquage et à l'élimination des mines antipersonnel et des munitions non explosées. Sous les auspices du CICR, un nouveau groupe de 300 prisonniers de guerre marocains a été libéré, avec l'aide de la Libye, par le Front Polisario le 7 novembre 2003, portant le nombre total des libérés et rapatriés à 1 246 depuis janvier 2000. Selon Kofi Annan, il reste exactement 614 prisonniers, dont la plupart
sont détenus depuis plus de vingt ans. Quant au PAM, il aide à collecter et à distribuer les vivres aux réfugiés des camps de Tindouf (en Algérie). Mais ces secours, stables en 2003, sont jugés actuellement « très insuffisants ». Un appel est lancé aux donateurs par le HCR et le PAM.
La nouveauté en 2003 réside dans l'acceptation par les « parties » (Maroc, Front Polisario et Algérie) de l'instauration de « mesures de confiance » sous l'impulsion du HCR et du chef de la Minurso. Ces mesures, a priori banales, sont les premières depuis presque trente ans... Après des mois et des mois de négociations, les «parties» ont accepté l'installation d'une première liaison téléphonique permettant à des réfugiés sahraouis de parler avec leurs familles au Sahara occidental.Ce service gratuit marque «un progrès humanitaire», selon Radhouane Nouicer du HCR. Jusqu'alors, seuls les échanges par le téléphone portable étaient possibles. Le premier appel « fixe » a eu lieu le 12 janvier 2004 entre une école de Tindouf et Laayoune au rythme de 25 communications par jour. Le HCR espère pouvoir étendre ce réseau à d'autres localités. Ces
«contacts individuels» devraient se développer dans les prochains mois avec la mise en oeuvre d'un service de courrier et de colis postaux et d'un programme de visites familiales. Tant qu'il y a de l'espoir...
François Soudan, Samir Gharbi, pour Jeune Afrique
Ce dernier article nous a été communiqué par le CID
Le Centre d'Information et de Documentation sur la Démocratie (CID) au Moyen-Orient existe à Bruxelles depuis 27 ans.
Update : 24 février 2004











