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Propagande/Désinformation
Influence de l'Autorité Palestinienne sur la presse étrangère, Dan Diker
Nous avons cru utile de remettre ce texte en tête de liste, malgré son ancienneté, tant il corrobore adéquatement celui que le Jerusalem Post vient de publier et dont nous avons mis en ligne une traduction française : "Le parti pris pro-palestinien n’est plus du journalisme".
Institute for Contemporary Affairs (ICA) [Institut des Questions Contemporaines (ICA)] fondé conjointement avec la Wechsler Family Foundation. www.jcpa.org/index.htm
Jerusalem Issue Brief
Vol. 2, numéro 23, 27 mars 2003
(www.jcpa.org/brief/brief2-23.htm)
Traduction française par Menahem Macina pour upjf.org (Reproduction soumise à autorisation expresse de l'upjf. Seule est permise la citation d'une dizaine de lignes, suivies du lien renvoyant à l'intégralité du texte présent sur notre site.
Depuis le déclenchement de la violence palestinienne, en septembre 2000, les dirigeants palestiniens ont réussi à se servir des médias internationaux d'informations pour mobiliser l'opinion mondiale en faveur des reportages palestiniens qui présentent un "David" palestinien défendant sa patrie contre le "Goliath israélien".
Les images télévisées de la douleur palestinienne dépeignent un drame humain qui fait, des Palestiniens, les vainqueurs de la guerre des médias d'informations. Comme disait un cadre important d'une agence internationale d'informations: "La télévision aime les émotions et se soucie peu des faits. Les Palestiniens n'ont cure de leurs pertes humaines, et les Israéliens ne peuvent rien faire contre cela". (1)
On joue selon les règles de l'Autorité Palestinienne
La plupart des correspondants étrangers, et, en particulier, les reporters locaux palestiniens qui réalisent leurs reportages à partir de la Rive Occidentale [du Jourdain] et de la Bande de Gaza pour les bureaux de presse étrangère installés à Jérusalem, travaillent selon un ensemble de règles non écrites mais contraignantes. Ils évitent les sujets ayant trait aux nombreuses atteintes aux droits de l'homme, à l'important degré de corruption, à la mauvaise gestion financière, et à la violence entre factions palestiniennes, qui pourraient s'avérer embarrassants pour Arafat et les officiels palestiniens (2).
Selon un rapport de 2001, réalisé par le Comité Indépendant pour la Protection des Journalistes, "depuis près de sept ans que l'Autorité nationale palestinienne a pris le contrôle sur des parties de la Rive Occidentale et de la Bande de Gaza, Arafat et son appareil sécuritaire hiérarchisé ont muselé les critiques de la presse locale par le biais d'arrestations arbitraires, de menaces, d'atteintes à l'intégrité physique de journalistes, et de fermeture de publications, "amenant la plupart des journalistes palestiniens à s'autocensurer sous l'empire de la crainte" (3).
L'autorité palestinienne ne gère pas un Centre officiel de presse semblable au service de presse du gouvernement israélien. Pourtant, le Centre Palestinien des Médias [en anglais, Palestine Media Center – PMC], situé à Ramallah, est référencé comme "une institution officielle indépendante, fondée et dirigée par Yasser Abed Rabbo, le ministre de la culture et de l'information de l'Autorité nationale palestinienne" (4). Le PMC est fortement financé par l'Union Européenne; ce n'est donc probablement pas une coïncidence si les Organes européens d'informations ont largement évité de traiter de sujets qui constituent des critiques de l'Autorité Palestinienne (5).
Selon un journaliste arabe israélien qui prête son concours à des publications étrangères situées à Jérusalem, Abed Rabbo considère les comptes rendus des médias comme un prolongement de la cause palestinienne (6) Le ministre de l'information de l'Autorité Palestinienne a clairement exprimé cette idée devant une délégation officielle de l'Association de la Presse Etrangère [Foreign Press Association – FPA], qui s'est entretenue avec lui, en septembre 2001, pour protester contre les menaces de l'Autorité Palestinienne à l'égard des photographes indépendants étrangers et palestiniens qui avaient pris des photos de liesse populaire dans les rues palestiniennes, à la suite des attaques du 11 septembre [2001] contre les Etats-Unis. On a rapporté qu'Abed Rabbo avait dit aux représentants officiels de la FPA, en des termes dénués de toute ambiguïté, que "les intérêts nationaux palestiniens passeraient avant la liberté de la Presse" (7).
Un ancien journaliste de la télévision israélienne, spécialisé dans les affaires arabes et palestiniennes, remarquait que les Palestiniens ne faisaient pas encore preuve d'estime pour les médias d'informations libres. En arabe, le terme pour "médias d'informations" (i'laam) est le même que celui qui désigne les "relations publiques" (8).
Les "Aides" palestiniens : voie d'accès direct aux dirigeants palestiniens
La plupart des journalistes étrangers n'ont pas la maîtrise de l'arabe ni de l'hébreu, ce qui les rend dépendants d'un réseau de "Aides palestiniens locaux", la plupart jeunes et instruits et parlant l'arabe, l'hébreu et l'anglais. Les Aides palestiniens, qui, jusqu'à récemment, ont été pleinement accrédités par le Bureau gouvernemental de Presse d'Israël, connaissent les itinéraires en Israël, sur la Rive Occidentale et dans la Bande de Gaza, ils organisent des interviews avec les officiels palestiniens et introduisent les journalistes dans leur propre cercle de connaissances locales. En règle générale, travailler avec un Aide de qualité permet d'obtenir des interviews avec de hauts dirigeants palestiniens, et de se déplacer sans risque dans les territoires. Un journaliste israélien parlant arabe, qui évite d'employer des Aides, fait remarquer que la plupart d'entre eux claironnent la version de l'OLP et la terminologie du conflit, qui contredisent fréquemment des faits historiques établis et le droit international. De plus, les forces palestiniennes de sécurité surveillent attentivement ce que les riverains disent aux journalistes étrangers et locaux (9).
Selon des sources journalistiques étrangères de haut niveau, situées à Jérusalem, la grande majorité des Aides palestiniens - souvent amis intimes d'employés palestiniens d'agences de presse étrangères situées à Jérusalem - sont idéologiquement motivés par la cause palestinienne, et encouragent activement les journalistes à rendre compte exclusivement des "dommages" causés par l'occupation israélienne, plutôt que de l'absence de libertés démocratiques, ou des abus en matière de droits de l'homme, sur la Rive Occidentale et dans la Bande de Gaza. (10)
Comment Arafat "gère" les interviews de journalistes étrangers
De nombreux journalistes étrangers ont appris [à leurs dépens] que les entretiens avec le Président de l'Autorité Palestinienne ne sont pas des invitations ouvertes à poser des questions gênantes. Le 29 mars 2002, Arafat a raccroché au nez de Christiane Amanpour, de CNN, au cours d'une interview par téléphone depuis son QG assiégé de la Mukata, après qu'Amanpour ait demandé, à plusieurs reprises, au chef de l'Autorité Palestinienne s'"il était en mesure de contenir la violence" (11).
Dans une autre circonstance, en 1999, un reporter du journal allemand Der Spiegel interrogea Arafat sur les rapports qui circulaient à propos de la corruption au sein de l'Autorité Palestinienne. On rapporte qu'en entendant la question, Arafat accusa le journaliste d'être un membre des services israéliens de sécurité et le fit expulser. L'Aide du journaliste allemand, un ancien diplomate palestinien qui avait séjourné en Allemagne, convainquit son client étranger de rédiger une lettre d'excuses, mais Arafat refusa de permettre au journaliste de revenir (12).
Le 6 janvier 2003, Seif al-Din Shahin, un important correspondant à Gaza de l'Agence de Presse d'Al Jazeera, au Qatar, est arrêté par les Renseignements généraux palestiniens d'Arafat et accusé de "causer des dommages aux intérêts et à la réputation des Palestiniens et de leur lutte". Son tort : avoir rapporté que les Brigades d'Al Aqsa, qui font partie de l'aile militaire de l'OLP, avaient revendiqué la responsabilité de la double explosion-suicide, à Tel Aviv, la nuit précédente (13).
On fait confiance aux cameramen palestiniens
Les cameramen palestiniens, qui sont souvent des résidents de la Rive Occidentale [du Jourdain = Judée-Samarie], assurent aujourd'hui les prises de vue de la grande majorité des reportages des télévisions étrangères dans les territoires (14). Les agences de presse étrangères sont devenues dépendantes des Palestiniens, du fait que Tsahal interdit aux cameramen israéliens de travailler dans les zones palestiniennes. S'y ajoute le fait que les cameramen palestiniens sont beaucoup moins chers que leurs collègues de la presse israélienne ou étrangère.
Le résultat est que les images de télévision, diffusées à l'échelle internationale à partir des territoires, se concentrent chaque jour sur les morts et les blessés palestiniens, les manifestations de masse et les enterrements; elles font des gros plans sur les victimes dans les morgues et les hôpitaux locaux, les maisons où il y a des familles éplorées, et sur des locaux et des champs palestiniens dévastés. Il manque une mesure d'équilibre qui montrerait des images de la violence initiée par les Palestiniens en l'espèce de tirs, d'attaques à l'explosif et aux roquettes contre les soldats et les civils israéliens, qui provoquent des réponses militaires israéliennes.
Le meilleur exemple des pièges de la confiance accordée aux cameramen palestiniens est sans doute les prises de vues de la mort du jeune Mohammed Al Dura par le cameraman palestinien Talal Abu Rahama, pour le compte de la chaîne de télévision France 2. Tandis qu'Al Dura, apparemment tué dans l'échange de tirs entre les soldats israéliens et la police palestinienne, est devenu un symbole de l'Intifada, utilisé comme une diffamation meurtrière à l'encontre Israël, le cameraman a nié ultérieurement que Tsahal ait tué le garçon (15).
Suite à plusieurs enquêtes en règle, les séquences brutes (rushes) ont révélé que les cameramen palestiniens avaient pris part à l'événement et proposaient la séquence à des chaînes étrangères. Une autre enquête allemande alla plus loin encore, en concluant que les Palestiniens avaient mis en scène le massacre, avec la coopération de quelques journalistes étrangers et des Nations unies (16).
Intimidations palestiniennes de journalistes de la presse étrangère
Le lynchage de deux réservistes israéliens à l'intérieur d'un commissariat de police palestinien, en octobre 2000, devait changer les règles de la couverture de la violence palestinienne par la Presse occidentale. Nasser Atta, un réalisateur palestinien pour ABC, rappelait dans l'émission "Nightline", de Ted Koppel, comment son cameraman avait été frappé et son équipage empêché de filmer l'effroyable lynchage (17).
Selon des informations de première main, les forces palestiniennes de sécurité ont également encerclé une équipe de la télévision polonaise, dont les membres ont été frappés et délestés de leurs films (18). Un correspondant étranger a attiré l'attention sur le fait que, "après Ramallah, où toute bonne volonté a été perdue, il serait beaucoup plus attentif aux endroits où il se rendrait dans les territoires" (19). Le lendemain du lynchage de Ramallah, un journaliste italien, qui avait été frappé séparément par une foule arabe déchaînée, à Jaffa, rédigea, à l'attention des dirigeants palestiniens, une lettre en anglais, dans laquelle il promettait de ne jamais contrevenir à l'éthique journalistique, en transmettant un film à une ambassade ou à un gouvernement (20).
Après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, des menaces de mort ont été proférées par des responsables palestiniens à l'encontre d'un cameraman de l'Autorité Palestinienne, qui avait filmé des foules palestiniennes en liesse dans les rues. Le Secrétaire du Cabinet d'Arafat, Ahmed Abdel Rahman, aurait dit: "L'autorité palestinienne ne peut garantir la vie du cameraman si la séquence est diffusée" (21). Malgré une protestation rédigée en termes énergiques par l'Association de la Presse Etrangère, et adressée à l'Autorité Palestinienne, certains journalistes étrangers se sont résignés au fait que l'intimidation est le prix à payer pour la couverture du conflit (22)
Une convivialité palestinienne qui contraste avec l'attitude peu coopérative des responsables israéliens
Les dirigeants palestiniens ont acquis une réelle respectabilité aux yeux des membres de la Presse étrangère, pour leur bon accueil des journalistes étrangers, qui sont traités en invités de marque, lors de rencontres et interviews. Les dirigeants palestiniens se donnent également beaucoup de mal pour se mettre à la disposition des correspondants de presse, même à des heures indues. C'est le cas de l'un des officiels de l'Autorité Palestinienne, Saeb Erekat, qui envoya sa limousine personnelle avec son chauffeur pour aller chercher un journaliste danois et son équipe de tournage, près d'un point de contrôle de Tsahal, pour une interview (23).
Par contre, quelques journalistes étrangers importants se plaignent depuis longtemps du manque général de coopération avec la Presse étrangère dont font preuve des fonctionnaires du gouvernement israélien (24). Les fonctionnaires du Bureau du Premier ministre et de Tsahal sont connus pour mettre plusieurs heures ou davantage à publier des réactions aux dernières nouvelles des territoires, en partie du fait des exigences de la censure militaire. De même, les autorités israéliennes sont souvent réticentes à fournir des éléments d'information aux correspondants de presse étrangers, même à la suite d'attentats terroristes.
Coordination entre les médias étrangers et l'Autorité Palestinienne
Danny Seaman, Directeur du Service de Presse du gouvernement israélien, accuse les employés palestiniens de plusieurs grandes agences internationales de presse, dont Associated Press et Reuters, de coordonner régulièrement leur couverture des événements avec les officiels palestiniens. Selon l'Office de Presse israélien, Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah pour la Rive Occidentale - actuellement emprisonné en Israël -, avertissait par avance les chaînes de télévision étrangères de l'imminence de tirs palestiniens contre Guilo [banlieue de Jérusalem], pour que les équipes de tournage puissent filmer les tirs de réplique israélienne contre la localité voisine de Beit Jalla (26). Bien que les accusations de Seaman aient été réfutées par Dan Perry, Président de l'Association de la Presse Etrangère, Seaman a refusé de renouveler les accréditations de presse de beaucoup de journalistes et réalisateurs palestiniens. Et Avigdor Yitzhaki, directeur général du Bureau du Premier ministre, et patron de Seaman, de commenter: "Pensez-vous que, partout ailleurs, n'importe qui peut obtenir une accréditation de presse? Je n'ai vu aucun journaliste irakien faire un reportage sur le président des Etats-Unis" (27)
Dan Diker *
© Institute for Contemporary Affairs pour l'original anglais
upjf et M. Macina pour la traduction française
* Dan Diker est journaliste en charge de la Knesset et des questions économiques pour les nouvelles en anglais de la Radiodiffusion Israélienne. Il est également consultant en matière de Presse au Jerusalem Center for Public Affairs/Institute for Contemporary Affairs, fondé conjointement avec la Wechsler Family Foundation.
Notes
1. Interview d'un haut responsable d'une chaîne internationale d'informations, 8 décembre 2002.
2. Bassem Eid, militant palestinien des droits de l'homme, 17 novembre 2002. Le refus palestinien de débattre des conflits intra-palestiniens avec la Presse étrangère a également été mentionné par un chef de bureau d'un important quotidien américain lors d'une réunion à Jérusalem, le 26 novembre 2002.
3. Judy Balint, "Le harcèlement palestinien de journalistes", Worldnetdaily.com et magazine Emunah, 25 février 2001 (www.jerusalemdiaries.com/article/20 - [et voir traduction française : www.upjf.org/detail.do?noArticle=9425&noCat=115&id_key=115#]. De fréquents exemples d'autocensure de journalistes palestiniens ont également été confirmés lors d'une rencontre avec le sous-directeur du bureau d'une grande agence de presse basée à Jérusalem, le 17 novembre 2002.
4. Sur le site Web de PMC (www.palestine-pmc.com/about.asp).
5. Bassem Eid, militant palestinien des droits de l'homme, 17 novembre 2002.
6. Selon un "Aide" réputé de Jérusalem-est, qui couvre également les affaires arabes pour un important journal israélien, 29 novembre 2002.
7. Interview du sous-directeur du bureau d'une grande agence de presse basée à Jérusalem, le 17 novembre 2002.
8. Moshe Cohen, ancien journaliste pour les affaires arabes, Israel Channel One News, 14 novembre 2002.
9. Moshe Cohen, 17 novembre 2002.
10. Selon un "Aide" palestinien bien connu qui travaille avec d'importantes chaînes européennes de télévision, 29 novembre 2002. Militant palestinien des droits de l'homme, Bassem Eid, a également confirmé ce point, le 17 novembre 2002.
11. www.cnn.com/2002/WORLD/meast/03/29/arafat.cnna /.
12. Bassem Eid, 17 novembre 2002. Pour d'autres exemples d'intimidation palestinienne de la Presse, voir le rapport Freedom House 2000, www.freedomhouse.org/pfs2000/reports.html#ispa, et le Rapport Annuel d'Amnesty International, 2000, web.amnesty.org/web/ar2001.nsf/webmenafr?OpenView, "L'Autorité Palestinienne: Faire taire la dissidence" (index d'Amnesty International: MDE 21/016/2000).
13. Voir Honest Reporting.com honestreporting.com/articles/critiques/Tel_Aviv_Fallout.asp.
14. Selon une source bien informée au sein d'une organisation internationale de presse située à Jérusalem, 17 novembre 2002.
15. " Who Killed Muhammad Al Dura? Blood Libel - Model 2000" [Qui a tué Mohammed Al Dura? Diffamation meurtrière - version 2000], Jerusalem Viewpoints, N° 482, 15 juillet 2002, Jerusalem Center for Public Affairs.
16. Ibid.
17. Judy Balint, "Le harcèlement palestinien de journalistes", Worldnetdaily.com, 25 février 2001.
18. Ibid.
19. Ibid.
20. Ibid.
21. "AP protests threats to freelance cameraman who filmed Palestinian rally" [Associated Press proteste contre les menaces dont a été l'objet un cameraman indépendant qui a filmé une manifestation palestinienne], 12 septembre 2001, arabterrorism.tripod.com/terrorism3.html.
22. Judy Balint, "Le harcèlement palestinien de journalistes".
23. Selon Moshe Maoz, un cameraman israélien indépendant qui travaille pour la télévision danoise, 8 décembre 2002.
24. Jay Bushinsky, ancien Président de l'Association de la Presse Etrangère, dans les remarques faites à la Ariel Media Conference, 3 mars 2002.
25. Document de Travail, "Israel in the New International Environment: The Media and Legal Arenas; The Balance of Israel's National Security" [Israël dans le nouvel environnement international: Les médias et les cercles juridiques; L'équilibre de la sécurité nationale d'Israël], conférence de Herzliya, décembre 2002.
26."Why Israel's Image Suffers" [Pourquoi l'image d'Israël subit des dommages], entretien avec Danny Seaman, directeur du Bureau de Presse du Gouvernement [israélien] Kol Hair, 13 octobre 2002.
27. Aviva Lori, "The Seaman Code" [Le Code de Seaman] Ha'aretz, 27 décembre 2002.
(La reproduction de cette traduction est soumise à autorisation expresse de l'upjf. Seule est autorisée la citation d'une dizaine de lignes suivies du lien renvoyant à l'intégralité du texte présent sur notre site.)
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Jerusalem Issue Brief
Vol. 2, numéro 23, 27 mars 2003
(www.jcpa.org/brief/brief2-23.htm)
Traduction française par Menahem Macina pour upjf.org (Reproduction soumise à autorisation expresse de l'upjf. Seule est permise la citation d'une dizaine de lignes, suivies du lien renvoyant à l'intégralité du texte présent sur notre site.
- "La télévision aime les émotions et se soucie peu des faits. Les Palestiniens n'ont cure de leurs pertes humaines, et les Israéliens ne peuvent pas se mesurer à cela", affirme un haut responsable d'une agence internationale d'informations".
- Selon le Comité Indépendant pour la Protection des Journalistes, "Arafat et son appareil sécuritaire hiérarchisé ont muselé les critiques de la presse locale par des arrestations arbitraires, des menaces, des atteintes à l'intégrité physique de journalistes, et la fermeture de publications", amenant la plupart des journalistes palestiniens à s'autocensurer sous l'empire de la crainte.
- En arabe, le mot pour "médias d'informations" (i'laam) est le même que celui qui désigne les "relations publiques".
- Les agences de presse étrangères sont devenues dépendantes des cameramen palestiniens, qui résident souvent sur la Rive Occidentale [du Jourdain = Judée-Samarie], du fait que Tsahal interdit aux cameramen israéliens de travailler dans les zones palestiniennes. Le résultat est que les prises de vues des informations télévisées se concentrent tous les jours sur les victimes palestiniennes.
Depuis le déclenchement de la violence palestinienne, en septembre 2000, les dirigeants palestiniens ont réussi à se servir des médias internationaux d'informations pour mobiliser l'opinion mondiale en faveur des reportages palestiniens qui présentent un "David" palestinien défendant sa patrie contre le "Goliath israélien".
Les images télévisées de la douleur palestinienne dépeignent un drame humain qui fait, des Palestiniens, les vainqueurs de la guerre des médias d'informations. Comme disait un cadre important d'une agence internationale d'informations: "La télévision aime les émotions et se soucie peu des faits. Les Palestiniens n'ont cure de leurs pertes humaines, et les Israéliens ne peuvent rien faire contre cela". (1)
On joue selon les règles de l'Autorité Palestinienne
La plupart des correspondants étrangers, et, en particulier, les reporters locaux palestiniens qui réalisent leurs reportages à partir de la Rive Occidentale [du Jourdain] et de la Bande de Gaza pour les bureaux de presse étrangère installés à Jérusalem, travaillent selon un ensemble de règles non écrites mais contraignantes. Ils évitent les sujets ayant trait aux nombreuses atteintes aux droits de l'homme, à l'important degré de corruption, à la mauvaise gestion financière, et à la violence entre factions palestiniennes, qui pourraient s'avérer embarrassants pour Arafat et les officiels palestiniens (2).
Selon un rapport de 2001, réalisé par le Comité Indépendant pour la Protection des Journalistes, "depuis près de sept ans que l'Autorité nationale palestinienne a pris le contrôle sur des parties de la Rive Occidentale et de la Bande de Gaza, Arafat et son appareil sécuritaire hiérarchisé ont muselé les critiques de la presse locale par le biais d'arrestations arbitraires, de menaces, d'atteintes à l'intégrité physique de journalistes, et de fermeture de publications, "amenant la plupart des journalistes palestiniens à s'autocensurer sous l'empire de la crainte" (3).
L'autorité palestinienne ne gère pas un Centre officiel de presse semblable au service de presse du gouvernement israélien. Pourtant, le Centre Palestinien des Médias [en anglais, Palestine Media Center – PMC], situé à Ramallah, est référencé comme "une institution officielle indépendante, fondée et dirigée par Yasser Abed Rabbo, le ministre de la culture et de l'information de l'Autorité nationale palestinienne" (4). Le PMC est fortement financé par l'Union Européenne; ce n'est donc probablement pas une coïncidence si les Organes européens d'informations ont largement évité de traiter de sujets qui constituent des critiques de l'Autorité Palestinienne (5).
Selon un journaliste arabe israélien qui prête son concours à des publications étrangères situées à Jérusalem, Abed Rabbo considère les comptes rendus des médias comme un prolongement de la cause palestinienne (6) Le ministre de l'information de l'Autorité Palestinienne a clairement exprimé cette idée devant une délégation officielle de l'Association de la Presse Etrangère [Foreign Press Association – FPA], qui s'est entretenue avec lui, en septembre 2001, pour protester contre les menaces de l'Autorité Palestinienne à l'égard des photographes indépendants étrangers et palestiniens qui avaient pris des photos de liesse populaire dans les rues palestiniennes, à la suite des attaques du 11 septembre [2001] contre les Etats-Unis. On a rapporté qu'Abed Rabbo avait dit aux représentants officiels de la FPA, en des termes dénués de toute ambiguïté, que "les intérêts nationaux palestiniens passeraient avant la liberté de la Presse" (7).
Un ancien journaliste de la télévision israélienne, spécialisé dans les affaires arabes et palestiniennes, remarquait que les Palestiniens ne faisaient pas encore preuve d'estime pour les médias d'informations libres. En arabe, le terme pour "médias d'informations" (i'laam) est le même que celui qui désigne les "relations publiques" (8).
Les "Aides" palestiniens : voie d'accès direct aux dirigeants palestiniens
La plupart des journalistes étrangers n'ont pas la maîtrise de l'arabe ni de l'hébreu, ce qui les rend dépendants d'un réseau de "Aides palestiniens locaux", la plupart jeunes et instruits et parlant l'arabe, l'hébreu et l'anglais. Les Aides palestiniens, qui, jusqu'à récemment, ont été pleinement accrédités par le Bureau gouvernemental de Presse d'Israël, connaissent les itinéraires en Israël, sur la Rive Occidentale et dans la Bande de Gaza, ils organisent des interviews avec les officiels palestiniens et introduisent les journalistes dans leur propre cercle de connaissances locales. En règle générale, travailler avec un Aide de qualité permet d'obtenir des interviews avec de hauts dirigeants palestiniens, et de se déplacer sans risque dans les territoires. Un journaliste israélien parlant arabe, qui évite d'employer des Aides, fait remarquer que la plupart d'entre eux claironnent la version de l'OLP et la terminologie du conflit, qui contredisent fréquemment des faits historiques établis et le droit international. De plus, les forces palestiniennes de sécurité surveillent attentivement ce que les riverains disent aux journalistes étrangers et locaux (9).
Selon des sources journalistiques étrangères de haut niveau, situées à Jérusalem, la grande majorité des Aides palestiniens - souvent amis intimes d'employés palestiniens d'agences de presse étrangères situées à Jérusalem - sont idéologiquement motivés par la cause palestinienne, et encouragent activement les journalistes à rendre compte exclusivement des "dommages" causés par l'occupation israélienne, plutôt que de l'absence de libertés démocratiques, ou des abus en matière de droits de l'homme, sur la Rive Occidentale et dans la Bande de Gaza. (10)
Comment Arafat "gère" les interviews de journalistes étrangers
De nombreux journalistes étrangers ont appris [à leurs dépens] que les entretiens avec le Président de l'Autorité Palestinienne ne sont pas des invitations ouvertes à poser des questions gênantes. Le 29 mars 2002, Arafat a raccroché au nez de Christiane Amanpour, de CNN, au cours d'une interview par téléphone depuis son QG assiégé de la Mukata, après qu'Amanpour ait demandé, à plusieurs reprises, au chef de l'Autorité Palestinienne s'"il était en mesure de contenir la violence" (11).
Dans une autre circonstance, en 1999, un reporter du journal allemand Der Spiegel interrogea Arafat sur les rapports qui circulaient à propos de la corruption au sein de l'Autorité Palestinienne. On rapporte qu'en entendant la question, Arafat accusa le journaliste d'être un membre des services israéliens de sécurité et le fit expulser. L'Aide du journaliste allemand, un ancien diplomate palestinien qui avait séjourné en Allemagne, convainquit son client étranger de rédiger une lettre d'excuses, mais Arafat refusa de permettre au journaliste de revenir (12).
Le 6 janvier 2003, Seif al-Din Shahin, un important correspondant à Gaza de l'Agence de Presse d'Al Jazeera, au Qatar, est arrêté par les Renseignements généraux palestiniens d'Arafat et accusé de "causer des dommages aux intérêts et à la réputation des Palestiniens et de leur lutte". Son tort : avoir rapporté que les Brigades d'Al Aqsa, qui font partie de l'aile militaire de l'OLP, avaient revendiqué la responsabilité de la double explosion-suicide, à Tel Aviv, la nuit précédente (13).
On fait confiance aux cameramen palestiniens
Les cameramen palestiniens, qui sont souvent des résidents de la Rive Occidentale [du Jourdain = Judée-Samarie], assurent aujourd'hui les prises de vue de la grande majorité des reportages des télévisions étrangères dans les territoires (14). Les agences de presse étrangères sont devenues dépendantes des Palestiniens, du fait que Tsahal interdit aux cameramen israéliens de travailler dans les zones palestiniennes. S'y ajoute le fait que les cameramen palestiniens sont beaucoup moins chers que leurs collègues de la presse israélienne ou étrangère.
Le résultat est que les images de télévision, diffusées à l'échelle internationale à partir des territoires, se concentrent chaque jour sur les morts et les blessés palestiniens, les manifestations de masse et les enterrements; elles font des gros plans sur les victimes dans les morgues et les hôpitaux locaux, les maisons où il y a des familles éplorées, et sur des locaux et des champs palestiniens dévastés. Il manque une mesure d'équilibre qui montrerait des images de la violence initiée par les Palestiniens en l'espèce de tirs, d'attaques à l'explosif et aux roquettes contre les soldats et les civils israéliens, qui provoquent des réponses militaires israéliennes.
Le meilleur exemple des pièges de la confiance accordée aux cameramen palestiniens est sans doute les prises de vues de la mort du jeune Mohammed Al Dura par le cameraman palestinien Talal Abu Rahama, pour le compte de la chaîne de télévision France 2. Tandis qu'Al Dura, apparemment tué dans l'échange de tirs entre les soldats israéliens et la police palestinienne, est devenu un symbole de l'Intifada, utilisé comme une diffamation meurtrière à l'encontre Israël, le cameraman a nié ultérieurement que Tsahal ait tué le garçon (15).
Suite à plusieurs enquêtes en règle, les séquences brutes (rushes) ont révélé que les cameramen palestiniens avaient pris part à l'événement et proposaient la séquence à des chaînes étrangères. Une autre enquête allemande alla plus loin encore, en concluant que les Palestiniens avaient mis en scène le massacre, avec la coopération de quelques journalistes étrangers et des Nations unies (16).
Intimidations palestiniennes de journalistes de la presse étrangère
Le lynchage de deux réservistes israéliens à l'intérieur d'un commissariat de police palestinien, en octobre 2000, devait changer les règles de la couverture de la violence palestinienne par la Presse occidentale. Nasser Atta, un réalisateur palestinien pour ABC, rappelait dans l'émission "Nightline", de Ted Koppel, comment son cameraman avait été frappé et son équipage empêché de filmer l'effroyable lynchage (17).
Selon des informations de première main, les forces palestiniennes de sécurité ont également encerclé une équipe de la télévision polonaise, dont les membres ont été frappés et délestés de leurs films (18). Un correspondant étranger a attiré l'attention sur le fait que, "après Ramallah, où toute bonne volonté a été perdue, il serait beaucoup plus attentif aux endroits où il se rendrait dans les territoires" (19). Le lendemain du lynchage de Ramallah, un journaliste italien, qui avait été frappé séparément par une foule arabe déchaînée, à Jaffa, rédigea, à l'attention des dirigeants palestiniens, une lettre en anglais, dans laquelle il promettait de ne jamais contrevenir à l'éthique journalistique, en transmettant un film à une ambassade ou à un gouvernement (20).
Après les attentats terroristes du 11 septembre 2001 contre les Etats-Unis, des menaces de mort ont été proférées par des responsables palestiniens à l'encontre d'un cameraman de l'Autorité Palestinienne, qui avait filmé des foules palestiniennes en liesse dans les rues. Le Secrétaire du Cabinet d'Arafat, Ahmed Abdel Rahman, aurait dit: "L'autorité palestinienne ne peut garantir la vie du cameraman si la séquence est diffusée" (21). Malgré une protestation rédigée en termes énergiques par l'Association de la Presse Etrangère, et adressée à l'Autorité Palestinienne, certains journalistes étrangers se sont résignés au fait que l'intimidation est le prix à payer pour la couverture du conflit (22)
Une convivialité palestinienne qui contraste avec l'attitude peu coopérative des responsables israéliens
Les dirigeants palestiniens ont acquis une réelle respectabilité aux yeux des membres de la Presse étrangère, pour leur bon accueil des journalistes étrangers, qui sont traités en invités de marque, lors de rencontres et interviews. Les dirigeants palestiniens se donnent également beaucoup de mal pour se mettre à la disposition des correspondants de presse, même à des heures indues. C'est le cas de l'un des officiels de l'Autorité Palestinienne, Saeb Erekat, qui envoya sa limousine personnelle avec son chauffeur pour aller chercher un journaliste danois et son équipe de tournage, près d'un point de contrôle de Tsahal, pour une interview (23).
Par contre, quelques journalistes étrangers importants se plaignent depuis longtemps du manque général de coopération avec la Presse étrangère dont font preuve des fonctionnaires du gouvernement israélien (24). Les fonctionnaires du Bureau du Premier ministre et de Tsahal sont connus pour mettre plusieurs heures ou davantage à publier des réactions aux dernières nouvelles des territoires, en partie du fait des exigences de la censure militaire. De même, les autorités israéliennes sont souvent réticentes à fournir des éléments d'information aux correspondants de presse étrangers, même à la suite d'attentats terroristes.
Coordination entre les médias étrangers et l'Autorité Palestinienne
Danny Seaman, Directeur du Service de Presse du gouvernement israélien, accuse les employés palestiniens de plusieurs grandes agences internationales de presse, dont Associated Press et Reuters, de coordonner régulièrement leur couverture des événements avec les officiels palestiniens. Selon l'Office de Presse israélien, Marwan Barghouti, dirigeant du Fatah pour la Rive Occidentale - actuellement emprisonné en Israël -, avertissait par avance les chaînes de télévision étrangères de l'imminence de tirs palestiniens contre Guilo [banlieue de Jérusalem], pour que les équipes de tournage puissent filmer les tirs de réplique israélienne contre la localité voisine de Beit Jalla (26). Bien que les accusations de Seaman aient été réfutées par Dan Perry, Président de l'Association de la Presse Etrangère, Seaman a refusé de renouveler les accréditations de presse de beaucoup de journalistes et réalisateurs palestiniens. Et Avigdor Yitzhaki, directeur général du Bureau du Premier ministre, et patron de Seaman, de commenter: "Pensez-vous que, partout ailleurs, n'importe qui peut obtenir une accréditation de presse? Je n'ai vu aucun journaliste irakien faire un reportage sur le président des Etats-Unis" (27)
Dan Diker *
© Institute for Contemporary Affairs pour l'original anglais
upjf et M. Macina pour la traduction française
* Dan Diker est journaliste en charge de la Knesset et des questions économiques pour les nouvelles en anglais de la Radiodiffusion Israélienne. Il est également consultant en matière de Presse au Jerusalem Center for Public Affairs/Institute for Contemporary Affairs, fondé conjointement avec la Wechsler Family Foundation.
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Notes
1. Interview d'un haut responsable d'une chaîne internationale d'informations, 8 décembre 2002.
2. Bassem Eid, militant palestinien des droits de l'homme, 17 novembre 2002. Le refus palestinien de débattre des conflits intra-palestiniens avec la Presse étrangère a également été mentionné par un chef de bureau d'un important quotidien américain lors d'une réunion à Jérusalem, le 26 novembre 2002.
3. Judy Balint, "Le harcèlement palestinien de journalistes", Worldnetdaily.com et magazine Emunah, 25 février 2001 (www.jerusalemdiaries.com/article/20 - [et voir traduction française : www.upjf.org/detail.do?noArticle=9425&noCat=115&id_key=115#]. De fréquents exemples d'autocensure de journalistes palestiniens ont également été confirmés lors d'une rencontre avec le sous-directeur du bureau d'une grande agence de presse basée à Jérusalem, le 17 novembre 2002.
4. Sur le site Web de PMC (www.palestine-pmc.com/about.asp).
5. Bassem Eid, militant palestinien des droits de l'homme, 17 novembre 2002.
6. Selon un "Aide" réputé de Jérusalem-est, qui couvre également les affaires arabes pour un important journal israélien, 29 novembre 2002.
7. Interview du sous-directeur du bureau d'une grande agence de presse basée à Jérusalem, le 17 novembre 2002.
8. Moshe Cohen, ancien journaliste pour les affaires arabes, Israel Channel One News, 14 novembre 2002.
9. Moshe Cohen, 17 novembre 2002.
10. Selon un "Aide" palestinien bien connu qui travaille avec d'importantes chaînes européennes de télévision, 29 novembre 2002. Militant palestinien des droits de l'homme, Bassem Eid, a également confirmé ce point, le 17 novembre 2002.
11. www.cnn.com/2002/WORLD/meast/03/29/arafat.cnna /.
12. Bassem Eid, 17 novembre 2002. Pour d'autres exemples d'intimidation palestinienne de la Presse, voir le rapport Freedom House 2000, www.freedomhouse.org/pfs2000/reports.html#ispa, et le Rapport Annuel d'Amnesty International, 2000, web.amnesty.org/web/ar2001.nsf/webmenafr?OpenView, "L'Autorité Palestinienne: Faire taire la dissidence" (index d'Amnesty International: MDE 21/016/2000).
13. Voir Honest Reporting.com honestreporting.com/articles/critiques/Tel_Aviv_Fallout.asp.
14. Selon une source bien informée au sein d'une organisation internationale de presse située à Jérusalem, 17 novembre 2002.
15. " Who Killed Muhammad Al Dura? Blood Libel - Model 2000" [Qui a tué Mohammed Al Dura? Diffamation meurtrière - version 2000], Jerusalem Viewpoints, N° 482, 15 juillet 2002, Jerusalem Center for Public Affairs.
16. Ibid.
17. Judy Balint, "Le harcèlement palestinien de journalistes", Worldnetdaily.com, 25 février 2001.
18. Ibid.
19. Ibid.
20. Ibid.
21. "AP protests threats to freelance cameraman who filmed Palestinian rally" [Associated Press proteste contre les menaces dont a été l'objet un cameraman indépendant qui a filmé une manifestation palestinienne], 12 septembre 2001, arabterrorism.tripod.com/terrorism3.html.
22. Judy Balint, "Le harcèlement palestinien de journalistes".
23. Selon Moshe Maoz, un cameraman israélien indépendant qui travaille pour la télévision danoise, 8 décembre 2002.
24. Jay Bushinsky, ancien Président de l'Association de la Presse Etrangère, dans les remarques faites à la Ariel Media Conference, 3 mars 2002.
25. Document de Travail, "Israel in the New International Environment: The Media and Legal Arenas; The Balance of Israel's National Security" [Israël dans le nouvel environnement international: Les médias et les cercles juridiques; L'équilibre de la sécurité nationale d'Israël], conférence de Herzliya, décembre 2002.
26."Why Israel's Image Suffers" [Pourquoi l'image d'Israël subit des dommages], entretien avec Danny Seaman, directeur du Bureau de Presse du Gouvernement [israélien] Kol Hair, 13 octobre 2002.
27. Aviva Lori, "The Seaman Code" [Le Code de Seaman] Ha'aretz, 27 décembre 2002.
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(La reproduction de cette traduction est soumise à autorisation expresse de l'upjf. Seule est autorisée la citation d'une dizaine de lignes suivies du lien renvoyant à l'intégralité du texte présent sur notre site.)
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Texte remis en tête de liste le 21/01/05











