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Déclaration israélo-palestinienne contre le boycott universitaire
Déclaration conjointe de l’Université Hébraïque et de l'Université Al-Qods contre le boycott académique Voir : "Boycott universitaire britannique".
Remarque liminaire de la Rédaction de L’Arche qui nous adresse ce texte :
«Il y a quelques semaines, le syndicat des enseignants britanniques prenait une initiative appelant au boycott de deux universités israéliennes (Haïfa, Université Hébraïque), cette dernière étant accusée de participer à un projet de création d'institut universitaire dans la colonie d'Ariel, en Cisjordanie. Ci-dessous, une déclaration conjointe des présidents de l'Université (palestinienne) Al-Qods, de Jérusalem (Est) et de l'Université (israélienne) Hébraïque de Jérusalem, lue, aujourd'hui, par Sari Nusseibeh, à Londres, lors d'une conférence organisée par le Comité des Droits de l'Homme des Académies des Sciences. Il faut préciser que si la position de Sari Nusseibeh ne fait probablement pas l'unanimité au sein des universitaires palestiniens, elle mérite néanmoins d'être soulignée.»
redaction@arche-mag.com
Londres, 19 mai 2005
Conscients du rôle moral que doivent jouer les universités, en particulier dans des contextes troublés, nous, Président de l'Université Al-Qods, et Président de l'Université Hébraïque de Jérusalem, nous sommes mis d'accord pour continuer à travailler ensemble à la quête de la connaissance, pour le bien de nos peuples et pour promouvoir la paix et la justice au Moyen-Orient.
Notre position se fonde sur la conviction que c'est par la coopération, dans le cadre du respect mutuel, et non par le boycott ou la discrimination, que nous pourrons atteindre nos objectifs. Combler les fossés entre les peuples et les individus, et non les élargir, devient ainsi une mission éducative et une nécessité de fonctionnement, ce qui requiert échange et dialogue plutôt que confrontation et antagonisme. Notre désaccord et notre condamnation des actions de boycott universitaire contre des étudiants, des professeurs et des institutions se fondent sur les principes de la liberté universitaire, des droits de l'homme et de l'égalité entre les nations et entre les individus.
En conséquence, nous appelons les universitaires, d'ici et du monde entier, à agir pour soutenir notre mission, mission qui pourrait nous permettre d'en finir avec notre tragédie commune et non de la prolonger.
Prof. Sari Nusseibeh
Président de l'Université Al-Qods
Mis en ligne le 20 mai 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.
«Il y a quelques semaines, le syndicat des enseignants britanniques prenait une initiative appelant au boycott de deux universités israéliennes (Haïfa, Université Hébraïque), cette dernière étant accusée de participer à un projet de création d'institut universitaire dans la colonie d'Ariel, en Cisjordanie. Ci-dessous, une déclaration conjointe des présidents de l'Université (palestinienne) Al-Qods, de Jérusalem (Est) et de l'Université (israélienne) Hébraïque de Jérusalem, lue, aujourd'hui, par Sari Nusseibeh, à Londres, lors d'une conférence organisée par le Comité des Droits de l'Homme des Académies des Sciences. Il faut préciser que si la position de Sari Nusseibeh ne fait probablement pas l'unanimité au sein des universitaires palestiniens, elle mérite néanmoins d'être soulignée.»
redaction@arche-mag.com
Londres, 19 mai 2005
Conscients du rôle moral que doivent jouer les universités, en particulier dans des contextes troublés, nous, Président de l'Université Al-Qods, et Président de l'Université Hébraïque de Jérusalem, nous sommes mis d'accord pour continuer à travailler ensemble à la quête de la connaissance, pour le bien de nos peuples et pour promouvoir la paix et la justice au Moyen-Orient.
Notre position se fonde sur la conviction que c'est par la coopération, dans le cadre du respect mutuel, et non par le boycott ou la discrimination, que nous pourrons atteindre nos objectifs. Combler les fossés entre les peuples et les individus, et non les élargir, devient ainsi une mission éducative et une nécessité de fonctionnement, ce qui requiert échange et dialogue plutôt que confrontation et antagonisme. Notre désaccord et notre condamnation des actions de boycott universitaire contre des étudiants, des professeurs et des institutions se fondent sur les principes de la liberté universitaire, des droits de l'homme et de l'égalité entre les nations et entre les individus.
En conséquence, nous appelons les universitaires, d'ici et du monde entier, à agir pour soutenir notre mission, mission qui pourrait nous permettre d'en finir avec notre tragédie commune et non de la prolonger.
Prof. Sari Nusseibeh
Président de l'Université Al-Qods
Mis en ligne le 20 mai 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.











