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Lamentable boycott [des universités israéliennes], Kol Shalom
Même la gauche israélienne flétrit le boycott universitaire ! C'est dire le caractère immoral de cette mesure pseudo-humanitaire...Depuis, le président de l'Université Hébraïque de Jérusalem et celui de l'Université (palestinienne) d'Al-Qods, ont publié une déclaration commune condamnant ce boycott. Voir "Déclaration israélo-palestinienne contre le boycott universitaire".
jeudi 28 avril 2005
www.shalomarchav.be/spip_redirect.php3?id_article=1056
L’association britannique des professeurs d’université vient d’adopter une motion imposant le boycott académique à deux universités israéliennes : Haïfa et Bar Ilan. Cela signifie donc que tous les accords conclus avec ces deux universités sont annulés. Les projets de recherche, les colloques et les échanges académiques passent tous à la trappe. Ce n’est pas tout, tous les individus liés à ces deux institutions universitaires, qu’ils soient enseignants ou étudiants sont également les cibles de ce boycott.
Nous avons déjà eu l’occasion de l’affirmer, à plusieurs reprises, ce boycott est inacceptable. Il s’agit d’une punition collective injuste et contreproductive. Cette mesure discriminatoire remet scandaleusement en cause la liberté d’expression, la liberté académique ainsi que la libre circulation des personnes et du savoir. Mais surtout, les partisans du boycott trahissent leur attachement au combat pour la paix puisqu’ils s’attaquent principalement à ceux qui se sont souvent distingués par leur dévouement à la lutte contre l’occupation, et par leur combat et leur investissement en faveur du dialogue avec les Palestiniens : les chercheurs et les professeurs d’université. S’ils connaissaient vraiment l’objet de leurs fantasmes, Israël, les initiateurs de ce boycott devraient savoir que la densité de militants des droits de l’homme et d’activistes du camp de la paix est particulièrement importante dans les universités israéliennes. S’ils savaient à quel point le Premier ministre israélien et les membres de son parti, le Likoud, doivent rire. Ce sont leurs adversaires les plus coriaces que le boycott académique va frapper. Non seulement les restrictions budgétaires imposées aux différents secteurs de l’enseignement pèsent lourdement sur les universitaires israéliens, mais leurs collègues britanniques les poignardent dans le dos en les boycottant. Benyamin Netanyahou, le faucon et le Baby Thatcher israélien, n’en demandait pas tant.
Cette campagne de boycott nous ramène aux pires heures du MacCarthysme. Les initiateurs de ce boycott sont magnanimes, car il est possible d’échapper au boycott si l’on condamne la politique d’Israël. On imagine ainsi les universitaires israéliens défiler, tour à tour, devant une espèce de commission des activités pro-israéliennes, [devant laquelle] ils devront abjurer publiquement. En fait, ce boycott n’a rien d’académique et ne contribue en rien à mettre fin à l’occupation de la Cisjordanie et Gaza. Il s’agit d’une mesure politique visant à isoler Israël en le délégitimant complètement. Comme l’a déclaré Omar Barghouti, l’initiateur de la campagne pour le boycott académique et culturel d’Israël : désormais, il est permis de comparer le système d’apartheid israélien avec celui qui existait en Afrique du Sud par le passé.
Si les membres de l’association britannique des professeurs d’université sont conséquents dans leur lamentable inconséquence, nous les invitons à éteindre et à jeter à la poubelle leur ordinateur, dans la mesure où un nombre considérable de systèmes d’opération de Windows ont été développés par des chercheurs israéliens.
L’équipe de Kol Shalom
© Shalom Akhshav Belgique
Mis en ligne le 30 avril 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.
Nous avons déjà eu l’occasion de l’affirmer, à plusieurs reprises, ce boycott est inacceptable. Il s’agit d’une punition collective injuste et contreproductive. Cette mesure discriminatoire remet scandaleusement en cause la liberté d’expression, la liberté académique ainsi que la libre circulation des personnes et du savoir. Mais surtout, les partisans du boycott trahissent leur attachement au combat pour la paix puisqu’ils s’attaquent principalement à ceux qui se sont souvent distingués par leur dévouement à la lutte contre l’occupation, et par leur combat et leur investissement en faveur du dialogue avec les Palestiniens : les chercheurs et les professeurs d’université. S’ils connaissaient vraiment l’objet de leurs fantasmes, Israël, les initiateurs de ce boycott devraient savoir que la densité de militants des droits de l’homme et d’activistes du camp de la paix est particulièrement importante dans les universités israéliennes. S’ils savaient à quel point le Premier ministre israélien et les membres de son parti, le Likoud, doivent rire. Ce sont leurs adversaires les plus coriaces que le boycott académique va frapper. Non seulement les restrictions budgétaires imposées aux différents secteurs de l’enseignement pèsent lourdement sur les universitaires israéliens, mais leurs collègues britanniques les poignardent dans le dos en les boycottant. Benyamin Netanyahou, le faucon et le Baby Thatcher israélien, n’en demandait pas tant.
Cette campagne de boycott nous ramène aux pires heures du MacCarthysme. Les initiateurs de ce boycott sont magnanimes, car il est possible d’échapper au boycott si l’on condamne la politique d’Israël. On imagine ainsi les universitaires israéliens défiler, tour à tour, devant une espèce de commission des activités pro-israéliennes, [devant laquelle] ils devront abjurer publiquement. En fait, ce boycott n’a rien d’académique et ne contribue en rien à mettre fin à l’occupation de la Cisjordanie et Gaza. Il s’agit d’une mesure politique visant à isoler Israël en le délégitimant complètement. Comme l’a déclaré Omar Barghouti, l’initiateur de la campagne pour le boycott académique et culturel d’Israël : désormais, il est permis de comparer le système d’apartheid israélien avec celui qui existait en Afrique du Sud par le passé.
Si les membres de l’association britannique des professeurs d’université sont conséquents dans leur lamentable inconséquence, nous les invitons à éteindre et à jeter à la poubelle leur ordinateur, dans la mesure où un nombre considérable de systèmes d’opération de Windows ont été développés par des chercheurs israéliens.
L’équipe de Kol Shalom
© Shalom Akhshav Belgique
Mis en ligne le 30 avril 2005, par M. Macina, sur le site www.upjf.org.











