Vous êtes :
Accueil » Conflit palestino-israélien» Pourparlers de Paix
Pourparlers de Paix
Forces de sécurité de l'AP accueillent des terroristes en fuite, Kh. Abu Toameh
16 février 2005 Dérision ! Avec qui faisons-nous la paix ! Transposée en Europe, cette mesure donnerait à peu près ceci. « Les gouvernements des pays membres de l'Union Européenne ont décidé d'incorporer dans les forces de police de leurs pays respectifs, les terroristes et criminels de droit commun, dans le but de les protéger contre des tentatives de capture par les forces de l'ordre qui les traquent. Après tout, ce sont des citoyens de l'Europe et ils participent à la résistance contre une justice brutale et arbitraire. » On notera, avec l'ironie qu'elle mérite, la confidence involontaire de Mohammed Dahlan : « L’ère du gangstérisme est révolue. » C'est drôle : quand les Israéliens et leurs supporters (de plus en plus rares) dans le monde traitaient les terroristes palestiniens de gangsters, les bonnes consciences de France et d'Europe protestaient que ces "pauvres gens" n'étaient, après tout, que des patriotes palestiniens luttant, avec les moyens dont ils disposent, pour mettre fin à la "brutale occupation israélienne". Les temps changent. Pas les mentalités, hélas ! Menahem Macina.
The Jerusalem Post
Original anglais : Fugitives to join PA security forces
Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org
Selon le Jerusalem Post, environ 350 combattants palestiniens seront incorporés prochainement dans les forces palestiniennes de sécurité de l'Autorité palestinienne, conformément à un accord conclu entre le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et les chefs de toutes les factions palestiniennes.
Les miliciens qui sont sur la liste des terroristes recherchés par Israël appartiennent à diverses factions, dont le Hamas et le Jihad Islamique.
C'est la première fois que des membres du Hamas et du Jihad Islamique seront affectés aux forces de sécurité de l'Autorité palestinienne.
Le ministre de l'agriculture de l'Autorité palestinienne, Ibrahim Abou Al-Naja, a révélé que l'accord en vue de recruter les fugitifs a été réalisé avec l'aide d'une délégation égyptienne de sécurité, de haut niveau, qui était en visite en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, au début de cette semaine. La délégation, dirigée par le général Moustafa Buhairi, directeur adjoint des services de renseignements égyptiens, a tenu une série de réunions avec des représentants de toutes les factions et des commandants des forces de sécurité.
« Les fugitifs qui vont entrer dans les forces de sécurité appartiennent à tous les groupes et factions palestiniens, a précisé Naja. L’initiative a pour but de les protéger contre des tentatives israéliennes d'assassinat. »
Selon Naja, qui dirige le Haut Comité des Forces Nationales et Islamiques de la bande de Gaza, des membres des groupes armés du Hamas et du Jihad Islamique – Ez Ed-Din El-Qassam et brigades Al-Qods -, sont au nombre des fugitifs. Ces deux groupes sont responsables de la plupart des attentats-suicide et des tirs de roquettes contre des cibles israéliennes au cours des quatre dernières années.
« L'autorité palestinienne ne fait pas de distinction entre les hommes recherchés, a-t-il dit. Ils sont autorisés à se joindre aux forces de sécurité, en raison de leur participation à la résistance. »
Mahmoud Abbas a récemment offert d’intégrer dans les forces de sécurité des membres du bras armé du Fatah, les brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, mais tous les terroristes n’ont pas accepté la proposition.
Un responsable de la Sécurité de l'Autorité palestinienne a confirmé que la direction palestinienne avait accepté d'incorporer des militants du Hamas et du Jihad Islamique dans les forces de sécurité. Il a précisé que les dirigeants du Hamas et du Jihad Islamique qui ont rencontré Mahmoud Abbas, la semaine dernière, à Gaza, ont posé comme condition à l’acceptation d’une trêve provisoire avec Israël que leurs partisans soient recrutés comme policiers.
« Il n'y a aucune raison pour que les combattants du Hamas et du Jihad Islamique ne puissent pas faire partie des forces de sécurité, a ajouté le responsable. Ils font partie du peuple palestinien. Les Israéliens et les Américains devraient se réjouir de cette initiative, parce qu'elle signifie que ces hommes mettront un terme à toutes leurs activités [meurtrières]. »
L'ancien ministre de la sécurité de l'Autorité palestinienne, Mohammed Dahlan, a annoncé mardi que Mahmoud Abbas allait prendre, dans les prochains jours, un certain nombre de mesures importantes pour faire respecter la loi et l'ordre dans des régions placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. Il a précisé que les mesures incluaient l’exécution de sentences de mort prononcées contre des accusés reconnus coupables de meurtre par les tribunaux de l'Autorité palestinienne.
Faisant référence à des tentatives de hauts responsables du Fatah et de l'Autorité palestinienne de prendre illégalement le contrôle de territoires qui seront évacués par Israël, dans le cadre du plan de désengagement, Dahlan a affirmé : « L’ère du gangstérisme est révolue. Abou Mazen [Mahmoud Abbas] ne permettra à personne de prendre le contrôle d'un seul centimètre des territoires sur lesquels se trouvent des implantations. Tout responsable qui s’imagine pouvoir prendre quelque chose par la force sera arrêté et puni. »
Khaled Abou Toameh
© The Jerusalem Post pour l’original anglais et upjf.org pour la version française.
Mis en ligne le 16 février 2005 sur le site www.upjf.org.
Les miliciens qui sont sur la liste des terroristes recherchés par Israël appartiennent à diverses factions, dont le Hamas et le Jihad Islamique.
C'est la première fois que des membres du Hamas et du Jihad Islamique seront affectés aux forces de sécurité de l'Autorité palestinienne.
Le ministre de l'agriculture de l'Autorité palestinienne, Ibrahim Abou Al-Naja, a révélé que l'accord en vue de recruter les fugitifs a été réalisé avec l'aide d'une délégation égyptienne de sécurité, de haut niveau, qui était en visite en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, au début de cette semaine. La délégation, dirigée par le général Moustafa Buhairi, directeur adjoint des services de renseignements égyptiens, a tenu une série de réunions avec des représentants de toutes les factions et des commandants des forces de sécurité.
« Les fugitifs qui vont entrer dans les forces de sécurité appartiennent à tous les groupes et factions palestiniens, a précisé Naja. L’initiative a pour but de les protéger contre des tentatives israéliennes d'assassinat. »
Selon Naja, qui dirige le Haut Comité des Forces Nationales et Islamiques de la bande de Gaza, des membres des groupes armés du Hamas et du Jihad Islamique – Ez Ed-Din El-Qassam et brigades Al-Qods -, sont au nombre des fugitifs. Ces deux groupes sont responsables de la plupart des attentats-suicide et des tirs de roquettes contre des cibles israéliennes au cours des quatre dernières années.
« L'autorité palestinienne ne fait pas de distinction entre les hommes recherchés, a-t-il dit. Ils sont autorisés à se joindre aux forces de sécurité, en raison de leur participation à la résistance. »
Mahmoud Abbas a récemment offert d’intégrer dans les forces de sécurité des membres du bras armé du Fatah, les brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, mais tous les terroristes n’ont pas accepté la proposition.
Un responsable de la Sécurité de l'Autorité palestinienne a confirmé que la direction palestinienne avait accepté d'incorporer des militants du Hamas et du Jihad Islamique dans les forces de sécurité. Il a précisé que les dirigeants du Hamas et du Jihad Islamique qui ont rencontré Mahmoud Abbas, la semaine dernière, à Gaza, ont posé comme condition à l’acceptation d’une trêve provisoire avec Israël que leurs partisans soient recrutés comme policiers.
« Il n'y a aucune raison pour que les combattants du Hamas et du Jihad Islamique ne puissent pas faire partie des forces de sécurité, a ajouté le responsable. Ils font partie du peuple palestinien. Les Israéliens et les Américains devraient se réjouir de cette initiative, parce qu'elle signifie que ces hommes mettront un terme à toutes leurs activités [meurtrières]. »
L'ancien ministre de la sécurité de l'Autorité palestinienne, Mohammed Dahlan, a annoncé mardi que Mahmoud Abbas allait prendre, dans les prochains jours, un certain nombre de mesures importantes pour faire respecter la loi et l'ordre dans des régions placées sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. Il a précisé que les mesures incluaient l’exécution de sentences de mort prononcées contre des accusés reconnus coupables de meurtre par les tribunaux de l'Autorité palestinienne.
Faisant référence à des tentatives de hauts responsables du Fatah et de l'Autorité palestinienne de prendre illégalement le contrôle de territoires qui seront évacués par Israël, dans le cadre du plan de désengagement, Dahlan a affirmé : « L’ère du gangstérisme est révolue. Abou Mazen [Mahmoud Abbas] ne permettra à personne de prendre le contrôle d'un seul centimètre des territoires sur lesquels se trouvent des implantations. Tout responsable qui s’imagine pouvoir prendre quelque chose par la force sera arrêté et puni. »
Khaled Abou Toameh
© The Jerusalem Post pour l’original anglais et upjf.org pour la version française.
Mis en ligne le 16 février 2005 sur le site www.upjf.org.











