Vous êtes :
Accueil » Conflit palestino-israélien» Pourparlers de Paix
Pourparlers de Paix
Ahmed Qoreï contrôle les forces de sécurité palestiniennes, Haaretz
Haaretz, 11/11/2004| www.haaretz.com/hasen/spages/500040.html |
Associés au pouvoir, Abou Ala et Abou Mazen se partagent les rôles clés au sein du gouvernement palestinien.
L’imminence du décès de Yasser Arafat avait amené l’exécutif palestinien à donner au Premier ministre Ahmed Qoreï (=Abou Ala) autorité pleine et entière sur les services de sécurité palestiniens.
L’exigence de ce transfert de pouvoir au Premier ministre avait été la principale pomme de discorde aboutissant à la démission du premier Premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas (=Abou Mazen) et constituait encore la pierre d’achoppement entre Yasser Arafat et Ahmed Qoreï, qui menaçait lui aussi ces derniers mois de démissionner. Mais jusqu’au moment de la certitude de sa prochaine disparition, les dirigeants palestiniens n’avaient pu le dépouiller de cette prérogative.
Dès l’instant où Ahmed Qoreï obtient ces responsabilités, et en particulier la présidence du Conseil national de sécurité, qu’occupait auparavant Arafat, la désignation officielle du porte-parole du parlement palestinien, Raouhi Fatouh, à la tête de l’Autorité palestinienne perd toute signification.
Le rôle de Raouhi Fatouh sera purement symbolique, en raison aussi de son rang modeste au sein de la direction palestinienne. Arafat l’avait parfaitement compris. C’est ainsi qu’au plus fort de l’affrontement pour le pouvoir, il répondait, à ceux qui lui suggéraient de n’exercer qu’une autorité symbolique, comme Nelson Mandela en Afrique du Sud, qu’il n’accepterait cela qu’après l’instauration d’un État palestinien.
La nomination de Raouhi Fatouh comme président intérimaire de l’Autorité palestinienne s’impose de par la constitution palestinienne. Il est supposé rester à ce poste pour au plus 60 jours, jusqu’à la tenue d’élections. Cette règle a été rédigée alors que le porte-parole du parlement était Ahmed Qoreï et que le poste de Premier ministre n’existait pas.
Le schéma qui se dessine ces derniers jours est la répartition des postes clés du gouvernement entre Ahmed Qoreï et Mahmoud Abbas. Mahmoud Abbas, en tant que chef de l’OLP, aura la charge de la diplomatie puisque, en théorie, les négociations entre Israéliens et Palestiniens incombent à l’OLP (signataire des accords d’Oslo) et non à l’Autorité palestinienne. Ahmed Qoreï dirigera l’exécutif, et en particulier les forces de sécurité.
Selon la constitution palestinienne, des élections à la fois pour le parlement et pour la présidence de l’Autorité palestinienne doivent se tenir dans les 60 jours qui suivent l’incapacité du président en exercice.
Dans les derniers mois, les Palestiniens ont achevé la mise à jour des listes électorales et pourraient techniquement convoquer des élections. Jusqu’à maintenant, Israël, avec le soutien des États-Unis, s’était opposé à un nouveau scrutin, qui aurait à coup sûr accordé à Arafat un nouveau mandat. Désormais, Israël va être soumis à des pressions internationales pour permettre ces élections, dont la tenue implique un allègement des bouclages et la levée des barrages routiers.
L’exigence de ce transfert de pouvoir au Premier ministre avait été la principale pomme de discorde aboutissant à la démission du premier Premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas (=Abou Mazen) et constituait encore la pierre d’achoppement entre Yasser Arafat et Ahmed Qoreï, qui menaçait lui aussi ces derniers mois de démissionner. Mais jusqu’au moment de la certitude de sa prochaine disparition, les dirigeants palestiniens n’avaient pu le dépouiller de cette prérogative.
Dès l’instant où Ahmed Qoreï obtient ces responsabilités, et en particulier la présidence du Conseil national de sécurité, qu’occupait auparavant Arafat, la désignation officielle du porte-parole du parlement palestinien, Raouhi Fatouh, à la tête de l’Autorité palestinienne perd toute signification.
Le rôle de Raouhi Fatouh sera purement symbolique, en raison aussi de son rang modeste au sein de la direction palestinienne. Arafat l’avait parfaitement compris. C’est ainsi qu’au plus fort de l’affrontement pour le pouvoir, il répondait, à ceux qui lui suggéraient de n’exercer qu’une autorité symbolique, comme Nelson Mandela en Afrique du Sud, qu’il n’accepterait cela qu’après l’instauration d’un État palestinien.
La nomination de Raouhi Fatouh comme président intérimaire de l’Autorité palestinienne s’impose de par la constitution palestinienne. Il est supposé rester à ce poste pour au plus 60 jours, jusqu’à la tenue d’élections. Cette règle a été rédigée alors que le porte-parole du parlement était Ahmed Qoreï et que le poste de Premier ministre n’existait pas.
Le schéma qui se dessine ces derniers jours est la répartition des postes clés du gouvernement entre Ahmed Qoreï et Mahmoud Abbas. Mahmoud Abbas, en tant que chef de l’OLP, aura la charge de la diplomatie puisque, en théorie, les négociations entre Israéliens et Palestiniens incombent à l’OLP (signataire des accords d’Oslo) et non à l’Autorité palestinienne. Ahmed Qoreï dirigera l’exécutif, et en particulier les forces de sécurité.
Selon la constitution palestinienne, des élections à la fois pour le parlement et pour la présidence de l’Autorité palestinienne doivent se tenir dans les 60 jours qui suivent l’incapacité du président en exercice.
Dans les derniers mois, les Palestiniens ont achevé la mise à jour des listes électorales et pourraient techniquement convoquer des élections. Jusqu’à maintenant, Israël, avec le soutien des États-Unis, s’était opposé à un nouveau scrutin, qui aurait à coup sûr accordé à Arafat un nouveau mandat. Désormais, Israël va être soumis à des pressions internationales pour permettre ces élections, dont la tenue implique un allègement des bouclages et la levée des barrages routiers.
Danny Rubinstein, correspondant Haaretz
© Haaretz pour l’original et Upjf.org, pour la version française.
Mis en ligne le 11 novembre 2004 sur le site www.upjf.org.











