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Pourparlers de Paix
Où il est encore question de l'expulsion d'Arafat (A7)
09/09/04Le ministre israélien des Affaires étrangères, Sylvain Shalom, s’est adressé mercredi à une centaine de militants du Likoud. Dans un discours enflammé, il est revenu sur l’expulsion de Yasser Arafat à qui est imputée la vague de terreur qui a ensanglanté Israël ces quatre dernières années.
L'expulsion de Yasser Arafat est plus proche que jamais», a assuré, mercredi, le ministre israélien des Affaires étrangères, qui n’a pas hésité à qualifier le chef de l’OLP de «terroriste». Sylvain Shalom a réaffirmé que Yasser Arafat n'avait pas sa place dans cette région.
Ces propos ont été diffusés tôt jeudi matin sur Kol Israël. C'est la deuxième fois, en moins d'une semaine, qu'un membre du gouvernement évoque ouvertement le bannissement du leader palestinien. Lundi, le ministre de la Défense, Shaul Mofaz, avait déclaré que le gouvernement maintenait son engagement de renvoyer Yasser Arafat et de lui interdire l’accès de la Judée-Samarie et Gaza.
Shaul Mofaz avait toutefois pris soin de préciser qu'il n'y avait actuellement aucun projet en préparation : « L'État d'Israël trouvera les moyens et le moment propice pour organiser le départ de Yasser Arafat de la région ».
Quant à Sylvain Shalom, il a déclaré : « Arafat n'a pas sa place parmi nous et le jour viendra où nous l'expulserons de cette terre, et ce jour est plus proche que jamais. Arafat est un terroriste, Arafat n'est pas une personne avec laquelle nous devons discuter. L'État d’Israël continuera de le maintenir à la Mouqataa de Ramallah, au siège de l'Autorité palestinienne en Samarie, afin de surveiller ses faits et gestes. »
Les commentateurs des médias israéliens interprètent ces deux interventions ainsi : soit le Premier ministre aurait reçu un feu vert de Washington, auquel cas le sort d’Arafat serait effectivement scellé, soit les avertissements contenus dans les affirmations des deux dirigeants israéliens seraient des messages adressés à la Maison Blanche pour lui signifier la difficulté de mettre en place le plan de retrait de la bande de Gaza sous les tirs de Kassam et les menaces d’attentats.
Autre argument avancé, celui de la complicité de leaders Palestiniens. En effet, un nombre non négligeable de membres de l’Autorité palestinienne et de députés du Conseil législatif verraient d’un bon œil le départ du ''Vieux''. « Sa gestion corrompue et sa vision destructrice ne cadrent plus avec la réalité politique et les besoins du peuple » assurent ces Palestiniens dissidents. Est-ce que des discussions ont eu lieu entre Israéliens et Palestiniens ? Personne ne l’affirme, mais des experts qui se sont exprimés dans la presse, suite aux prises de position de Mofaz et Shalom, le susurrent.
© Arouts7
Mis en ligne le 10 septembre 2004 sur le site www.upjf.org.











