Vous êtes :
Accueil » Conflit palestino-israélien» Pourparlers de Paix
Pourparlers de Paix
Arafat bloque une réforme financière de son Premier Ministre
mardi 17 février 2004Yasser Arafat empêche son Premier ministre de mettre en oeuvre une réforme financière importante
JERUSALEM (AP) - Yasser Arafat a empêché son Premier ministre Ahmed Qoreï de mettre en oeuvre une réforme financière demandée par les autorités européennes et américaines, qui est devenue une condition pour l'attribution d'une aide financière importante, ont annoncé mardi des ministres palestiniens.
Ahmed Qoreï a toutefois démenti des informations selon lesquelles il avait menacé de démissionner.
Le cabinet de M. Qoreï a approuvé samedi une loi permettant à l'Autorité palestinienne de payer les forces de sécurité directement. Or, actuellement, les responsables de la sécurité reçoivent de l'argent qu'ils redistribuent ensuite aux employés. Selon les donateurs internationaux, cette distribution d'argent est une invitation à la corruption.
Après la réunion du cabinet, MM. Qoreï et Arafat ont eu une discussion tendue sur la question et Yasser Arafat a refusé de donner son feu vert à la décision du cabinet, selon les ministres.
Ahmed Qoreï avait besoin de cette décision avant d'effectuer une tournée dans les capitales européennes cette semaine, précisait-on de même source. M. Qoreï sait que les dirigeants européens l'interrogeront sur cette question, car ils conditionnaient l'octroi d'une aide supplémentaire à cette réforme, ont ajouté ces ministres.
L'aide internationale constitue environ 60% du budget annuel des Palestiniens. La plus grande partie de cette assistance provient de l'Union européenne. L'aide a diminué au cours de ces trois dernières années d'affrontements, en partie en raison de craintes de corruption et de
gaspillage. AP
-------------------------------------
mardi 17 février 2004
Arafat et Qoreï en désaccord sur le paiement des forces de sécurité
JERUSALEM (AP) - Nouvelles tensions au sommet de l'Autorité palestinienne. Yasser Arafat a empêché son Premier ministre Ahmed Qoreï de réformer la gestion financière des services de sécurité qui aurait permis une plus grande transparence dans l'utilisation des fonds, a-t-on appris mardi auprès de plusieurs membres du gouvernement palestinien. Cette réforme est exigée par les bailleurs de fonds internationaux, européens notamment, et M. Qoreï aurait aimé pouvoir mettre cette réalisation en avant en rencontrant ses interlocuteurs européens cette semaine.
L'Union européenne est le premier contributeur en matière d'aide, le budget de l'Autorité palestinienne étant alimenté par les contributions extérieures à hauteur de 60%.
Ahmed Qoreï a démenti avoir menacé de démissionner à la suite de ce différend. Mais des contentieux du même ordre avec Yasser Arafat ont poussé Mahmoud Abbas, le prédécesseur de M. Qoreï, à jeter l'éponge l'automne dernier.
Le gouvernement palestinien avait décidé samedi de payer les forces de sécurité de manière moderne en virant directement les salaires sur les comptes alors qu'actuellement, les chefs reçoivent de l'argent en liquide qu'ils répartissent ensuite à leurs subordonnés. Les bailleurs de fonds internationaux estiment que cette méthode d'un autre âge est une invitation
à la corruption.
L'aide a diminué au cours de ces trois dernières années d'affrontements, en partie à cause de la corruption et de gaspillages.
Après la réunion du cabinet, MM. Qoreï et Arafat ont eu un échange tendu sur la question et Yasser Arafat a refusé de donner son feu vert à cette réforme, selon des ministres. Est en effet en jeu le versement des salaires de 30.000 agents qui sont sous son autorité directe. Selon le ministre Jamal Chobaki, "il y a eu des discussions dures sur les questions de sécurité mais
ni Abou Ala (Qoreï), ni aucun autre ministre n'a parlé de démissionner".
[Information aimablement communiquée par L’Arche].
Mis en ligne le 21 février 2004 sur le site www.upjf.org











