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Pourparlers de Paix
Ils font le malheur d'un peuple qui mérite mieux que cela, M. Macina
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18/10/03

(Texte adjoint à l'envoi de ce document aux inscrits à notre liste de diffusion (vers 22 h, ce dimanche soir).

Certains d’entre vous m’ont téléphoné ou écrit pour me demander de diffuser cette méditation. Ils affirment qu’elle leur a fait du bien, qu’ils voient maintenant le conflit d’un autre œil, bien qu’ils soient extrêmement sceptiques sur le fait qu’il puisse avoir, au moins à court terme, une issue positive. Je défère donc à leur requête, non sans demander, par avance, pardon à celles et ceux qui, meurtris dans leur chair, dans leur parenté ou dans leurs amitiés, par les conséquences brutales des attentats, estimeront que ma générosité de sentiments se fait à leurs dépens, et que je ne sais pas de quoi je parle, n’ayant pas été moi-même victime de cette barbarie.

J’accepte par avance également les reproches que ne manqueront pas de m’adresser celles et ceux qui, pour des raisons idéologiques et/ou tactiques – que je comprends, sans pour autant les partager -, estiment qu’il ne faut rien faire ni dire qui puisse renforcer le camp adverse. Bien que n’ayant pas le sentiment de l’avoir fait, j’ai assez d’empathie pour comprendre qu’ils puissent interpréter ma démarche de cette manière.

J’ai laissé parler l’humanité en moi, conformément à la tradition de nos Maîtres qui, rappelant l’unité primordiale du genre humain, en Adam et Eve, n’ont jamais manqué d’appeler au respect de l’être humain, créé à l’image de Dieu (betselem elohim), comme à sa ressemblance (kidmouto). Les Palestiniens, les Palestiniennes sont nos frères en humanité, comme l’étaient les Allemands, dont un régime corrompu a fait nos ennemis, et qu’enfant, j’appelais, à l’instar des adultes, "boches", ou, "Schleus", parce qu’ils avaient attaqué mon pays et l’occupaient… Bien sûr, je repousse avec horreur la comparaison de nos ennemis qui assimilent à "l’occupation nazie" la présence d’une partie de notre peuple sur cette terre, qu’ils considèrent comme exclusivement leur. Mais je peux comprendre qu’ils aient besoin de tels slogans – voire qu’ils finissent par y croire - pour justifier le bien fondé de leur
combat, qu’alimente un sentiment aigu d’injustice, largement répandu dans la société palestinienne, et que nous aurions tort de considérer uniquement comme une manifestation de mauvaise foi.

L’Histoire l’illustre abondamment : les peuples marchent au combat sur l’ordre de leurs dirigeants. Les tragédies et les horreurs qui s’ensuivent sont trop connues, et de beaucoup plus grands que moi en ont si bien écrit, que je n’ai guère à y ajouter… Si ce n’est que, tout enfant, lors de la Seconde Guerre mondiale, j’ai vu des gens tués - jeunes, adultes et vieillards -, morts sans comprendre pourquoi ils se battaient, pourquoi ils mouraient… J’ai entendu maints blasphèmes et cris de haine… Pire, j’ai vu des ‘Résistants' de la dernière heure, aidés par la lie du peuple parisien, brûler vifs de jeunes soldats allemands – presque des gosses - dans un camion bâché, que ces brutes avaient ligoté de câbles métalliques et arrosé d’essence… Aujourd’hui encore, j’entends, du fond de ma mémoire meurtrie, les hurlements inhumains de ces malheureux… Cela se passait en bas de la rue de Bièvre, où j’habitais alors, sur le quai qui fait face à la cathédrale de Notre-Dame… Et je me remémore, avec amertume, ces vers du poème "Barbara", de Jacques Prévert :

"Quelle connerie la guerre !
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier, de sang ?
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu, ou bien encore vivant…"


C’est parce que, comme la plupart d’entre vous, je souffre atrocement de cette "connerie de guerre", que j’ai écrit ce qui suit.

Et advienne que pourra.

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J’ai traduit, sans joie, le texte qui suit cette introduction (dont on voudra bien excuser la longueur). C'est une litanie, lancinante et sans vision, des doléances, accusations et exigences de dirigeants politiques palestiniens. Par ses répétitions quasi incantatoires et son ton monocorde, ce morceau rappelle les interminables chansons populaires arabes où les quelques phrases qui composent le lyrique sont répétées inlassablement, avec toujours les mêmes contrepoints monotones de violons.

Mon seul but était d’opposer ce brouet à la remarquable étude de René Schwok (
"Interprétations de l'échec du processus de paix israélo-palestinien"), voire de corroborer ses conclusions pessimistes. En effet, à lire les déclarations ternes de ces responsables palestiniens – qu’on est bien obligé d’appeler 'hommes politiques' –, on ne peut qu'être frappé par leur caractère quasi paranoïde. Leur vision du conflit est manichéenne : la cause palestinienne est juste, les Israéliens sont des occupants que le monde entier condamne. La justice – celle des Palestiniens - l’emportera sur l’injustice des Israéliens.

Aucun effort n’est fait pour mettre les événements en perspective - historique et politique -, pour ouvrir des voies et tenter de comprendre les raisons – voire les erreurs -, de l’autre partie. C’est un monologue de sourds. Particulièrement significatif du caractère obsessionnel de ces déclarations est le retour incessant du mantra : «Nous voulons la totalité de nos droits». Quels droits, et comment les concilier avec ceux de la partie adverse ? Ou encore : «La résistance à l'occupation est un droit reconnu par la communauté internationale». Quelle occupation? Les territoires dont on parle n'ont jamais appartenu aux Palestiniens, mais à la Palestine mandataire et si occupation il y eut, elle fut d'abord jordanienne et égyptienne. Et ces territoires furent conquis par Israël à l'occasion d'une guerre défensive contre une coalition arabe bien décidée à en finir avec "l'entité sioniste". Est-il si difficile d'admettre qu'il s'agit, en fait de territoires 'disputés ou 'contestés' ? (cf. Dore Gold, "Des territoires 'occupés' aux territoires 'disputés'"). Ces réflexions élémentaires, qui devraient présider à toute négociation saine entre adversaires, sont totalement exclues du champ mental de ces 'dirigeants'.

Et voilà qu’au fil de ce labeur, terne et démoralisant, et comme je maudissais intérieurement les dirigeants de ce peuple que j’avais côtoyé pendant des années, au beau temps où nous ne nous entretuions pas encore, ont jailli avec force, dans le champ de ma conscience, des souvenirs si profondément enfouis, que je croyais les avoir oubliés.

Et je les revoyais, ces gens, qui comptaient alors parmi mes relations, voire mes amis. J’en avais connu un bon nombre, vers le milieu des années ’70, à l’université hébraïque de Jérusalem (qui était alors à Giv’at Ram), mais aussi dans les villes et bourgades palestiniennes – Bethléem, Ramallah, El Azarieh, Abu Dis, etc. -, où m’amenaient mes rencontres et mes relations professionnelles avec ces Palestiniens, dont je n’imaginais pas, alors, qu’ils deviendraient les ennemis irréductibles de mon peuple…

J’ai connu des hommes et des femmes attachants, expansifs et souvent pétillants d’intelligence. Des hommes comme vous et moi, courageux, travailleurs, aimant les choses simples de l’existence et heureux de vivre. Et leurs familles : des épouses épanouies – l’hospitalité faite femme -, des enfants superbes, au moins aussi intelligents et impertinents que les gosses israéliens, qui vous regardaient jusqu’au fond de l’âme en vous posant des questions difficiles, comme seuls savent le faire les enfants, au grand embarras des adultes, parfois… Et je me disais. Ces gens-là n’ont pas mérité cela. Ils ne méritent ni l’Intifada, ni ceux qui l’arment et incitent leurs jeunes hommes et leurs enfants à la mort la plus barbare et la plus inutile…

Je n’ai qu’à fermer les yeux pour me souvenir de toi, Arafat (oui, il s’appelait Arafat !), menuisier talentueux de Jérusalem-Est. Tu étais déjà acquis à l’insurrection palestinienne avant même qu’elle n'éclose, et tu entras, un jour, comme cela, sans crier gare, dans la clandestinité… Et toi, Mahmoud, grand et bel homme, dans la trentaine, à qui me liait une franche camaraderie. Qu'es-tu devenu? J’adorais ta famille qui me recevait si chaleureusement dans votre villa de Ramallah, que tu avais presque entièrement construite de tes mains. Tu aimais rire, tu aimais notre peuple, et moi j’aimais le tien… Où es-tu, que fais-tu, au moment où j'écris ces lignes, mon cher Mahmoud ? Je t’imagine mal en train de faire le coup de feu, ou de jeter des pierres sur l’armée ou les forces de police israéliennes. Plus homme de paix que toi, on meurt… Tu me manques, Mahmoud. Tu vois: je passe mes années de retraite à critiquer les dirigeants de ton peuple, mais pas ton peuple. Et sais-tu pourquoi ? Parce que je t’ai connu, ainsi qu’Arafat, Ahmed, Zayed, Muhamad, et tant d’autres. Parce que, pour moi, définitivement, votre peuple a le visage humain et chaleureux de chacun d'entre vous: il a vos yeux, votre voix, votre rire, votre philosophie de l'existence - alors, si positive…

Si vous l'apprenez, me pardonnerez-vous d’être dans l’autre camp? Comment faire autrement : je suis Juif. Nos deux peuples sont devenus ennemis, belligérants. C’est un crève-cœur, un drame auquel ni vous ni moi ne pouvons rien. Politiquement et idéologiquement, je suis votre adversaire, mais humainement, affectivement, spirituellement, je reste votre ami, votre frère…

Cette guerre finira, bien sûr, comme d’autres avant elle. Mais elle laissera des traces profondes, des blessures qui mettront une ou plusieurs générations à cicatriser. Je ne suis pas politicien : j’ignore donc quelle peut être la solution de ce drame insupportable, et même s’il en existe une susceptible d'être agréée par les deux parties au conflit. Je sais seulement que, chaque jour, je prie de toutes mes forces pour que les deux camps déposent les armes et réapprennent à vivre côte à côte, sinon ensemble…

Et je me prends à rêver : pourrai-je à nouveau aller te voir à Ramallah, Mahmoud ? Et toi, viendras-tu me rendre visite à Jérusalem, comme tu le fis, sur mon invitation, un jour de 1971, dans le 'shikoun', style HLM miteux, où j’habitais alors, à Kyriat Yovel ? Je me souviens encore de l’émotion de mes voisins – des immigrants de pays arabes, dont ils avaient ramené de mauvais souvenir et quelques préjugés compréhensibles -, quand ils avaient vu arriver ton père et ta mère, en djellabah traditionnelle, et ta femme avec son long voile à la Palestinienne. Ensemble, nous avions ri de leurs mines choquées… Cela, ce sont les choses de la vie. L’Intifada, par contre, c’est la mort.

Je vais donc continuer, sur ce site dont j'ai la responsabilité, à critiquer les dirigeants palestiniens qui font le malheur de votre peuple et du mien. Et ce malgré la confidence qui a jailli de moi, presque à mon corps défendant, aujourd’hui, tant je suis horrifié par la situation de nos deux peuples sur cette terre où vous et moi étions certains, il y a encore quelques décennies, de vivre en symbiose, dans la paix et la prospérité...

J’espère de tout mon cœur que votre peuple, que j’ai connu jadis, intelligent et entreprenant, va se débarrasser enfin des dirigeants qui causent sa ruine, et qu’il se convaincra vite que les Juifs venus sur cette terre - qu’ils croient être aussi la leur -, ne veulent ni leur mort, ni leur ruine, ni même les spolier de leurs terres, comme l’en accusent avec rage certains de vos dirigeants extrémistes.

Simplement, les Israéliens ont perdu confiance. Tout se ligue pour les persuader que les Palestiniens en veulent à leur existence politique, en tant qu’Etat juif, et à leur existence tout court. Le jour où ils seront persuadés du contraire, non par des bonnes paroles, ni même par des accords signés, mais par des années de cohabitation pacifique, les deux peuples se réconcilieront…

Sinon... alors, que D.ieu nous vienne en aide !

Menahem Macina


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Résistance à l’occupation, par Muhammad Al-Madhoun

Jerusalem Times
16/10//2003

www.jerusalem-times.net/article/news/details/detail.asp?id=4213

Traduction de l’anglais par Menahem Macina pour upjf.org


Plusieurs chefs et cadres du bureau de la direction politique [de l’Autorité Palestinienne] ont assuré que la résistance est un droit légitime des Palestiniens, reconnu par toutes les lois internationales en tant que moyen de faire cesser l’occupation. Les cadres et les dirigeants ont rejeté la classification de la résistance dans la catégorie du terrorisme et ont condamné la dernière décision du Quartet, qui a donné à l’occupant le droit de se défendre, réitérant que ce que fait l’occupant israélien est considéré comme une agression systématique, et non comme de l’autodéfense.

Salim Abu Al-Wadyeh, délégué à la politique générale du bureau, considère que l'Intifada, qui entre dans sa quatrième année, est le garant de ce que les Palestiniens ne renonceront pas à leurs droits et résisteront à l’occupation. Il ajoute que la résistance est le droit légitime de tous les peuples occupés, et qu’il est reconnu par le droit international

Wadyeh ajoute que les Palestiniens, qui ont consenti de nombreux sacrifices, poursuivront la résistance et travailleront parallèlement à obtenir la paix dans la région.

Interrogé sur les moyens de réaliser la paix et la stabilité, Wadyeh explique qu’on ne peut y parvenir que par la résistance, qui garantit au peuple palestinien le droit au retour, l'autodétermination, l'établissement d'un Etat palestinien indépendant, avec Jérusalem comme capitale, le retrait israélien des régions occupées en 1967, et la suppression de toutes les colonies.

Wadyeh reproche à Israël de continuer à construire le mur de séparation, assurant que les autorités israéliennes d’occupation provoquent le monde en continuant à construire le mur, lequel constitue une violation des lois internationales.


L’occupation est du terrorisme

Répondant à une question à propos des tentatives d’Israël de définir la résistance palestinienne comme étant du terrorisme, Wadyeh insiste sur le fait que les nations occupées ont le droit de se défendre et de combattre pour la liberté, et il signale qu’il y a eu de la résistance partout dans le monde et que jamais, auparavant, elle n’a été considérée comme du 'terrorisme'. Et d’expliquer que le terrorisme, c’est la campagne menée par les Etats-Unis après les événements du 11 septembre, campagne visant à détruire des peuples qui combattent pour la liberté et à préparer la voie aux plans américains d’agression contre le monde.


Liberté et indépendance

A propos du rôle des médias et de la diplomatie arabo-palestinienne dans la clarification des faits à l’intention du monde, Wadyeh affirme que les médias palestiniens font en sorte de révéler la vérité au monde, ajoutant que la résistance est un combat pour la liberté et l'indépendance, et non du terrorisme. Il explique que les nations du monde comprennent ce qui se passe, comme l’illustrent les manifestations qui ont lieu partout dans le monde pour demander la cessation de l’occupation. Il affirme que le monde est sous contrôle américain, et mentionne, à cet égard, les pressions des Etats-Unis pour promouvoir les résolutions qu’ils ont proposées au Conseil de sécurité de l'ONU d’adopter, particulièrement celles qui concernent l'Irak et la Palestine.

A la question de savoir si les dernières décisions du Quartet équivalent à un feu vert donné à Israël pour qu’il poursuive son agression contre les Palestiniens, Wadyeh répond qu'Israël n'a pas besoin d'un feu vert ni d'une justification des Européens pour faire ce qui lui plaît, et qu'il a violé toutes les décisions européennes. Il assure qu'Israël dépend essentiellement des décisions américaines, qui lui sont favorables.


Rôle public

Wadyeh considère le silence des Etats-Unis à propos du mur de séparation, la poursuite de la colonisation et l’absence de pression sur Israël pour qu’il mette en application la feuille de route, comme des signes qui donnent à Israël le feu vert pour continuer sa politique d’oppression à l’encontre des Palestiniens. Il critique les positions européennes, affirmant qu’elles constituent une réaction conforme à leur intérêt personnel. Il critique également la politique arabe, qu'il répute inefficace.

Wadyeh dénonce les positions neutres des gouvernements arabes à propos du conflit palestino-israélien, assurant que la question les concerne. Il souligne également l'importance du rôle public arabe, et loue la prise de position de l’Union des Avocats égyptiens et de l’Union des journalistes et intellectuels égyptiens en faveur de la défense des Palestiniens.


Crimes israéliens

Répondant à une question sur des nouvelles récentes concernant un accord imminent de cessez-le-feu, Wadyeh assure qu’il n’y a aucun accord avec les Israéliens ; il affirme qu'Israël voit l’affaire comme une décision unilatérale des Palestiniens de cesser le feu, décision à laquelle lui-même n'est pas obligé de se conformer. Il insiste sur le fait qu'un cessez-le-feu doit être honoré par Israël et souligne la nécessité d'un accord entre l'Autorité Nationale Palestinienne et le gouvernement israélien.

Quant aux missions-suicide, Wadyeh assure qu'elles doivent cesser, mais il en fait porter la responsabilité sur Israël, affirmant que ces missions sont des réponses aux crimes israéliens contre les Palestiniens.


Militarisation

Husni Al-Mughanni, responsable des relations publiques au bureau de la direction politique [de l’Autorité Palestinienne], affirme que l'Intifada a réalisé beaucoup de choses, particulièrement concernant les droits des Palestiniens. Sans l’Intifada, estime-t-il, les développements politiques n'auraient pas été en faveur des Palestiniens.

Mughanni ajoute que l'Intifada était nécessaire, particulièrement du fait que les accords n'ont mené à rien parce qu'Israël a refusé de les mettre en application. Il émet quelques réserves à propos de la militarisation de l'Intifada, estimant qu'elle aurait dû continuer comme elle avait commencé - sans utilisation de la force militaire, ce qui avait valu aux Palestiniens la sympathie du monde au début de l'intifada.

Mughanni critique les rumeurs, répandues par les Israéliens au début de l'Intifada, selon lesquelles des mères palestiniennes poussaient leurs ebfants à la mort, et affirme que les jeunes gens se sont dressés pour résister à l’occupation, guidés par leur foi en la justice de leur lutte.


Libération

Mughanni souligne l'importance de l'organisation dans le travail de résistance et souligne qu’il doit être encadré par un nombre limité de dirigeants respectés par les branches militaires. Il affirme que la militarisation de l'Intifada aurait dû être réalisée selon des normes spécifiques pour engranger les résultats désirés.


Paix et sécurité

Selon Muhammad Abu Odeh, inspecteur général du bureau de la direction politique, l'Intifada et le sang qui n’a cessé d’être versé depuis 1965 ont pour but la paix, "malheureusement, l'ennemi a contraint des factions palestiniennes à se militariser."

Et Abu Odeh d’ajouter : "Je suis contre la militarisation de l'actuelle Intifada, mais j'approuve la résistance aussi longtemps que nous savons comment, quand et où [la gérer]." Il affirme que les Israéliens ne connaîtront pas la sécurité tant que les Palestiniens n’en [bénéficieront pas], assurant que les Palestiniens luttent pour la paix.

Abu Odeh précise que le Fatah a brandi le drapeau de la paix depuis le début, mais que la politique israélienne agressive a entraîné les Palestiniens à réagir. les Palestiniens n’exigent pas l'impossible, explique-t-il, ils demandent seulement 22 pour cent de leur terre historique. Abu Odeh affirme que les Palestiniens ne capituleront pas et qu’ils doivent obtenir l’intégralité de leurs droits.


Stratégie

Walid Jalhash, représentant politique de la ville de Gaza et du Corps de Police de la zone nord, est de l’avis d’Abu Odeh [à savoir :] que la paix s’instaurera si les Palestiniens obtiennent leurs droits, ajoutant que l’Autorité Nationale Palestinienne fonctionne selon une stratégie nationale conçue pour réaliser les ambitions et les objectifs du peuple. Il affirme que la résistance palestinienne doit être au service d’une stratégie palestinienne supérieure, sans laquelle les objectifs des Palestiniens ne peuvent se réaliser.

Jalhash adresse un message au gouvernement israélien, lui demandant de travailler sérieusement à la paix et de donner aux palestiniens la totalité de leur droit, et il ajoute : "Il n’y aura ni paix ni stabilité dans la région sans que la sécurité soit garantie.

Muhammad Al-Madhoun

© Jerusalem Times



Mis en ligne le 19 octobre 2003 sur le site www.upjf.org
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