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Pourparlers de Paix
Le "Mémorandum de Genève" fait des vagues en Israël (C.I.)
17/10/03[Sur l'accord lui-même, voir "Accord Beilin-Rabbo: principaux points et signataires".]
Sous le titre "Tempête dans un lac suisse", Pascal Fenaux, du Courrier international effectue un survol des réactions de la presse israélienne au "Mémorandum de Genève", négocié entre des émissaires des travaillistes et de l'OLP, le dimanche 12 octobre, et qui doit être signé en Suisse le 4 novembre prochain, au grand dam du gouvernement élu et de la droite israélienne.
Selon le quotidien de centre gauche libéral, Ha’aretz, la gauche accuse le Premier ministre israélien de n’avoir "pas tenu ses promesses de ramener la paix et la sécurité dans ce pays. Elle estime que "ses méthodes de politicien tacticien en font une bombe à retardement sous les pieds des Israéliens. Parce qu'il a renoué avec la méthode de l'incitation à la violence contre une gauche qui vient de boucler un accord de principe avec des dirigeants palestiniens de premier plan.
Pour le quotidien de la droite conservatrice Maariv, "les attaques de Sharon contre l'initiative de la gauche donnent l'impression d'une fin de règne. Comme jadis les tsaristes criaient 'Frappez les Juifs et sauvez la Russie', Ariel Sharon hurle aujourd'hui 'Frappez la gauche et après moi le déluge.'"
Point de vue partagé par Nahum Barnea, du Yediot Aharonot: "Ce document ne pèse pas grand-chose. Mais c'est une petite punition pour un Ariel Sharon devenu esclave du slogan 'Nous n'avons personne avec qui discuter'. Après trois ans de bain de sang mutuel, de débâcle économique et de désespoir, le peuple a besoin de prophéties."
Ha'Aretz balaie les attaques d'Ariel Sharon et défend le droit des députés de la gauche parlementaire "à remplir leur devoir en défiant la coalition et en proposant une alternative diplomatique à une ligne politique qui a totalement échoué".
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Un point de vue que réfute Amnon Dankner, rédacteur en chef du Maariv : "Dans de nombreux pays démocratiques, l'opposition parlementaire met sur pied un 'cabinet fantôme' pour veiller à la conduite de l'Etat et proposer à l'opinion des solutions élaborées. Rien de tout cela ici. Alors que nous sommes en guerre et que nous sommes chaque jour la cible du terrorisme palestinien, une opposition de gauche lourdement sanctionnée par l'électeur négocie avec l'ennemi, s'arroge le droit de faire des concessions territoriales majeures et affirme que nous avons encore un partenaire palestinien
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Pour l'analyste politique du Ha'Aretz, Akiva Eldar, "derrière l'accord de Genève se joue également la bataille pour la succession de Yasser Arafat et de cadres de l'Autorité palestinienne comme Nabil Shaath, pressenti pour être le prochain Premier ministre de l'Autorité palestinienne.
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Selon Yediot Aharonot, "Malgré ses échecs retentissants et les enquêtes dont lui et sa famille font l'objet, Sharon peut compter sur une opinion publique tétanisée et un Parti travailliste en telle déliquescence qu'il ne risque pas de lui faire de l'ombre de sitôt"…
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Dans ce contexte de guerre et d'absence d'opposition parlementaire structurée et crédible, la position de rejet catégorique adoptée par Ariel Sharon et ses ministres semble partagée par une opinion israélienne, qui affiche son scepticisme dans un sondage publié le 15 octobre dans Yediot Aharonot. Les Israéliens seraient 59 % à s'opposer catégoriquement au Mémorandum de Genève tandis qu'ils seraient 70 % à considérer que l'opposition de gauche n'a pas le droit de mener des négociations avec l'ennemi et dans le dos du gouvernement élu.
Pour lire la totalité de l’éditorial, cliquer : www.courrierinternational.com/numeros/676/16102003_etranger.asp?TYPE=archives
Mis en ligne le 18 octobre 2003 sur le site www.upjf.org











