Sur le site de l'Ambassade d'Israël à Paris.
Le Premier ministre israélien a énuméré les raisons qui auraient pu lempêcher de venir à la conférence dAnnapolis : outre la mémoire des échecs des négociations précédentes, il a aussi évoqué le terrorisme qui brise la vie de milliers dIsraéliens. « Jen ai été le témoin direct quand jétais maire de Jérusalem, à lépoque où les bombes explosaient dans les cafés, les bus et les centres de loisirs à Jérusalem ainsi que dans les autres villes de lEtat dIsraël. » Aujourdhui, les roquettes Qassam tirées quotidiennement contre la population civile dIsraël servent de « signal dalerte » que lon ne peut ignorer, a-t-il dit.
Mais malgré tous les doutes et les hésitations, « je suis venu, dit Ehud Olmert, pour vous dire, Président Mahmoud Abbas, et à travers vous, à votre peuple et à tout le monde arabe : il est temps. Nous navons plus le privilège, vous et moi, de nous raccrocher à des rêves déconnectés des souffrances de nos peuples. »
Cest pourquoi Ehud Olmert a répété ces évidences : « Un Etat palestinien qui recherche la paix, qui est viable, fort, démocratique et sans terrorisme, pour le peuple palestinien. Un Etat dIsraël juif et démocratique, vivant en sécurité et libre de la menace du terrorisme, comme patrie du peuple juif. »
Le Premier ministre israélien a montré de lempathie pour les Palestiniens, évoquant leurs souffrances. « Je sais que cette douleur et cette privation sont parmi les fondements les plus profonds qui ont causé le système de haine à notre encontre. » Nous ne sommes ni indifférents, ni insensibles à cette tragédie que vous avez vécue, ajoute-t-il. « La réalité créée dans notre région en 1967 changera significativement. Nous y sommes prêts » insiste Ehud Olmert.
Sadressant aux représentants des Etats arabes et musulmans présents à Annapolis, le Premier ministre israélien a espéré, à terme, la paix avec eux. « Il ny a pas un seul Etat arabe (
) avec lequel nous ne recherchions pas la paix. Il ny a aucun Etat musulman avec lequel nous ne voulions établir de relations diplomatiques. » Il les a exhortés à prendre une part active à cet effet, à cesser le boycott dIsraël : « cela ne vous sert pas, et cela nous blesse ».
Au-delà des différences quil a énumérées entre les pays arabes et musulmans dun côté, et lEtat juif de lautre, Ehud Olmert a préféré souligner les intérêts communs, mettant en avant la possibilité dun nouvel essor dans la région. Sadressant aux pays arabes, le Premier ministre israélien déclare : « Nous sommes un petit pays avec une population peu nombreuse, mais nous avons beaucoup de bonne volonté et de capacités à créer un partenariat qui nous conduira à la prospérité, la croissance, au développement économique et à la stabilité dans toute la région. »
Pour finir, Ehud Olmert a déclaré : « Je crois quil ny pas dautre chemin que celui de la paix. Je crois quil ny a pas de solution juste autre que celle de deux Etats nations pour deux peuples. Je crois quil ny a pas dautre choix que celui qui implique des concessions douloureuses pour vous, Palestiniens, et pour nous, Israéliens. (
) Ensemble nous commencerons [dans cette voie]. Ensemble nous réussirons. »
Lire tout le discours dEhud Olmert (en anglais)
[Texte aimablement signalé par le site Un écho dIsraël.]
Mis en ligne le 30 novembre 2007, par M.











