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L'ONU est-elle en train de changer son approche du terrorisme ?
Arouts7 en français.
01/12/04
L'ONU est-elle en train de changer son approche du terrorisme ?
Les Nations unies s’apprêtent-elles à procéder à des changements révolutionnaires et à modifier radicalement leur position vis-à-vis du terrorisme ?
En tout cas, une commission, créée l’an dernier par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, proposerait à présent une nouvelle définition du terrorisme, et refuserait désormais d’utiliser ce terme uniquement pour l’action de certains hommes armés qui, dans l’autre camp, seraient appelés des "combattants pour la liberté".
La commission, composée de 16 experts, a été formée l’an dernier, suite à la guerre en Iraq, afin de proposer à l’ONU des solutions lui permettant de faire face aux différents enjeux de ce début de XXIe siècle.
Pour les membres de ce nouveau groupe de réflexion, est terroriste « toute action destinée à causer la mort ou des blessures graves à des civils ou à des personnes aux intentions non belliqueuses. » Selon eux, ce type de phénomène menace la population et pourrait contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à mener une action quelconque, ou, au contraire, pourrait exercer ses pressions pour l’en empêcher.
Il est important de noter que les auteurs du rapport rédigé à ce sujet émettent des critiques à peine voilées à l’encontre des États qui condamnent la "violence" d’Israël sans tenir compte des attaques dirigées contre ce pays.
Le directeur de l’institut de politique antiterroriste au Centre interdisciplinaire d’Herzliya, Boaz Ganor, estime que cette nouvelle définition, élaborée par la commission de l’Onu, est un pas en avant dans l’approche de la communauté internationale face au terrorisme. Cependant, il la trouve encore trop vague et pense qu’elle aurait dû spécifier que le terrorisme cherche à atteindre des objectifs politiques, idéologiques, ou religieux.
La commission n’exclut pas, dans son analyse, que le Conseil de Sécurité puisse légitimer des attaques préventives menées par certains États dans le cadre de leur lutte contre le terrorisme.
D’après les experts, « la menace n’est pas toujours immédiate mais elle risque de se concrétiser par la suite. » Ils citent, par exemple, le cas de pays ou d’organisations terroristes cherchant à acquérir l’arme nucléaire, qui représentent donc un danger précis, à plus ou moins longue échéance.
© Arouts7 en français.
Mis en ligne le 02 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.
01/12/04
L'ONU est-elle en train de changer son approche du terrorisme ?
Les Nations unies s’apprêtent-elles à procéder à des changements révolutionnaires et à modifier radicalement leur position vis-à-vis du terrorisme ?
En tout cas, une commission, créée l’an dernier par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, proposerait à présent une nouvelle définition du terrorisme, et refuserait désormais d’utiliser ce terme uniquement pour l’action de certains hommes armés qui, dans l’autre camp, seraient appelés des "combattants pour la liberté".
La commission, composée de 16 experts, a été formée l’an dernier, suite à la guerre en Iraq, afin de proposer à l’ONU des solutions lui permettant de faire face aux différents enjeux de ce début de XXIe siècle.
Pour les membres de ce nouveau groupe de réflexion, est terroriste « toute action destinée à causer la mort ou des blessures graves à des civils ou à des personnes aux intentions non belliqueuses. » Selon eux, ce type de phénomène menace la population et pourrait contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à mener une action quelconque, ou, au contraire, pourrait exercer ses pressions pour l’en empêcher.
Il est important de noter que les auteurs du rapport rédigé à ce sujet émettent des critiques à peine voilées à l’encontre des États qui condamnent la "violence" d’Israël sans tenir compte des attaques dirigées contre ce pays.
Le directeur de l’institut de politique antiterroriste au Centre interdisciplinaire d’Herzliya, Boaz Ganor, estime que cette nouvelle définition, élaborée par la commission de l’Onu, est un pas en avant dans l’approche de la communauté internationale face au terrorisme. Cependant, il la trouve encore trop vague et pense qu’elle aurait dû spécifier que le terrorisme cherche à atteindre des objectifs politiques, idéologiques, ou religieux.
La commission n’exclut pas, dans son analyse, que le Conseil de Sécurité puisse légitimer des attaques préventives menées par certains États dans le cadre de leur lutte contre le terrorisme.
D’après les experts, « la menace n’est pas toujours immédiate mais elle risque de se concrétiser par la suite. » Ils citent, par exemple, le cas de pays ou d’organisations terroristes cherchant à acquérir l’arme nucléaire, qui représentent donc un danger précis, à plus ou moins longue échéance.
© Arouts7 en français.
Mis en ligne le 02 décembre 2004 sur le site www.upjf.org.











