Vous êtes :
Accueil » International» Organisations Internationales
Organisations Internationales
Fronde à la Commission des droits de l'Homme de l'ONU
Article de Radio-Canada, sur le site de la Revue-Politique, 18 avril 2003[Note de la Rédaction de Revue-politique : La France avait permis à la Libye de faire main basse sur la commission des droits de l'homme, en début d'année. La libye a su très vite y organiser l'alliance de ceux qui les violent régulièrement. Après les condamnations en cascade d'Israël, dont les vraies raisons n'échappent à personne, et l'échec diplomatique de l'ONU sur le dossier irakien, l'article de Radio-Canada, largement repris par la presse américaine, devrait achever de ruiner la crédibilité de cette institution ringarde et dépassée, effectivement devenue le repaire de toutes les crapules de la planète... ]
A Genève, les pays africains membres de la Commission des droits de l'Homme des Nations unies ont fait front commun pour protéger le Zimbabwe et le Soudan de toute condamnation. Les résolutions critiques de l'Union européenne, soutenue par Washington, concernant ces deux pays et leur pratiques en matière de droits humains, ont été rejetées. Les pays africains se sont montrés solidaires et ont reçu l'appui de certains pays du Sud et de la Chine et de la Russie. Ils ont aussi fustigé la «politique de deux poids, deux mesures».
Grâce à ce nouveau jeu d'alliances, la Russie a, pour sa part, échappé à une condamnation pour les exactions perpétrées par son armée en Tchétchénie. Et Cuba espère également passer prochainement à travers les mailles du filet, malgré les arrestations massives d'opposants au régime de Fidel Castro.
Khartoum protégée
En tout, 26 pays ont rejeté le texte présenté par l'Union européenne, destiné à condamner les violations des droits de l'Homme dans le sud du Soudan par l'armée gouvernementale. Les pays africains, excepté l'Ouganda, et, soutenus par la Russie, la Chine, Cuba et la Syrie ont, au contraire, souhaité saluer «les efforts de Khartoum» pour régler le conflit qui l'oppose à la rébellion du sud du pays, à majorité animiste et chrétienne.
Robert Mugabe exonéré de toute sanction
La résolution européenne condamnant la «poursuite des violations des droits de l'Homme» par Harare a, quant à elle, été écartée sans vote. L'Afrique du Sud a effectivement proposé une motion sans action, qui empêche le vote d'une résolution. Pretoria a reproché aux Européens de politiser la Commission. D'autres pays ont dénoncé la volonté de revanche de l'ancienne puissance coloniale, le Royaume-Uni.
Des verdicts contestés
Pour l'organisation non gouvernementale Human Rights Watch, la Commission exonère ainsi «les pires violateurs des droits de l'Homme» et se soucie plus de protéger les gouvernements que les victimes des exactions.
La CDH compte 53 membres élus pour trois ans.
Présidée par la Libye, elle compte, cette année, 15 pays africains.











