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Elimination d'Israël demandée par l'observateur palestinien à l'ONU
31 mars 2003Par Herb Keinon
Jerusalem Post
www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost/A/JPArticle/ShowFull%26cid=1049077445099
Traduction française par Hélène Keller-Lind pour upjf.org
Le Centre Simon Wiesenthal a exigé, le dimanche 30 mars, que soit rappelé l'observateur palestinien auprès de la Commission des Droits de l'Homme des Nations Unies. Celui-ci avait demandé, en effet, "l'élimination" d'Israël.
Shimon Samuels, représentant du Centre Wiesenthal à la 59ème session de la Commission des Droits de l'Homme, qui se tient actuellement à Genève, a écrit au Haut Commissaire aux droits de l'Homme, Sergio Vieira de Mello, pour lui demander de "condamner immédiatement l'observateur palestinien et de prendre les mesures nécessaires pour qu'il soit rappelé, celui-ci ayant violé la Charte des Nations Unies en demandant 'l'élimination' de l'Etat d'Israël".
Shimon Samuels a précisé que Nabil Ramlawi ne s'était d'ailleurs pas borné à demander l'élimination d'Israël, mais qu'il n'avait cessé de comparer le nazisme et "le nouveau nazisme sioniste", affirmant également que le nazisme sioniste était pire que le nazisme allemand.
Dans sa lettre à Sergio Vieira de Mello, Shimon Samuels écrit que "cet appel à l'élimination d'Israël révèle sans doute les véritables intentions de l'Autorité Palestinienne, mais qu'en entendant ce type de langage, le président de cette session, la Lybienne Najat al-Hajjaji, aurait dû intervenir aussitôt".
Shimon Samuels a également demandé au Haut Commissaire "d'adresser un blâme à Madame al-Hajjaji pour l'abus de pouvoir dont elle a fait preuve en ne réfrénant pas les excès de Ramlawi".
Abordant un sujet voisin, le Centre Wiesenthal a demandé, le lundi 31 mars, à la Commission des Droits de l'Homme de lancer "une enquête exhaustive et détaillée portant sur les dépenses de l'UNRWA et ses pratiques en matière d'emploi", et "de constituer une commission indépendante pour restructurer ce qui est devenu un facteur de perpétuation du conflit au Moyen Orient".
Lors des débats qui ont eu lieu au cours de cette session, évoquant "la Question de la violation des Droits de l'Homme dans les territoires occupés arabes, y compris la Palestine", Shimon Samuels a déclaré qu'"après 55 ans de stagnation il était temps de demander si l'UNRWA n'a pas servi, en fait, à perpétuer le statut des réfugiés palestiniens".
Il a demandé qu'un "réexamen de l'UNRWA soit effectué par un organisme indépendant pour déterminer si cet organisme sert bien la cause de la paix, de par sa responsabilité statutaire dans ses 'travaux d'assistance'; ou si, en contrevenant à son mandat et à la Charte des Nations-Unies, il est, en fait, un organisme nocif qui perpétue le conflit et entraîne une privation des Droits de l'Homme ?"
Pour Shimon Samuels, l'heure est venue de se demander si l'UNRWA n'a pas servi la politique menée par les pays arabes qui s'opposent à l'intégration des réfugiés afin d'alimenter le brasier du conflit israélo-arabe, qui couve sans cesse.
Shimon Samuels a également sévèrement critiqué Peter Hansen, le directeur de l'UNRWA, qui avait déclaré, en avril 2002, qu'Israël avait causé, à Jénine, "une catastrophe humanitaire qui a eu peu de parallèles dans l'histoire récente".
"L'histoire racontée par Hansen", a déclaré Shimon Samuels, "est entrée dans les annales du 'Grand Mensonge' révisionniste, exacerbant plus encore la haine palestinienne et politisant l'UNRWA, au point de faire de cet organisme un instrument de propagande et d'incitation à la haine".
Herb Keinon
© Jerusalem Post pour l'original anglais et upjf.org pour la treduction française.











