30 décembre 2006
Titre de l'original anglais : Joseph Farah, Mary, 'Palestinian refugee', sur le site de WorldNet Daily.com
Sagissant de la politisation du récit de Noël, je croyais avoir tout vu. Mais la description erronée et éhontée que fait LIndependent, de Londres, de Marie comme étant une "réfugiée palestinienne" repasse un plat devenu proverbial.
Le récit que publie Johann Hari, le 23 décembre, commence ainsi :
« Dans deux jours, un tiers de lhumanité sassemblera pour célébrer les douleurs de lenfantement dune réfugiée palestinienne à Bethléem mais deux millénaires plus tard, dans une autre célèbre étable du centre ville, jonchée de décombres et sous blocus, une autre mère se retient de crier."
La narration continue à raconter l'histoire, qui remonte à cinq ans, dune femme arabe qui affirme quon la empêchée dentrer en Israël pour mettre au monde ses jumeaux, et quon la forcée, durant 20 minutes, à aller dans une autre direction, vers un hôpital arabe.
Cest surprenant, cest étrange. Cest à vous couper le souffle ce qui passe pour du journalisme occidental au Moyen-Orient aujourdhui.
Et tout dabord, Marie était-elle « une réfugiée palestinienne » ? Non, Marie était une Juive, qui vivait sur le territoire occupé dIsraël. Elle ne cherchait pas à rejoindre un hôpital romain pour accoucher de son fils. Elle voyageait avec son mari de son domicile de Nazareth jusquà Bethléem, où les autorités romaines avaient décrété que les membres de la Maison de David, paieraient leurs impôts.
A ce propos, ni la région de Bethléem, ni Nazareth navaient jamais été considérés comme faisant partie de la Palestine, ou plus justement de la Philistie, jusquau temps de Marie, Joseph et Jésus. En fait, ce nest que 100 ans plus tard que les Romains auraient lidée dappeler Israël du nom de Palestine, dans un effort pour faire oublier au monde que les Juifs avaient été massacrés et dispersés.
Il ny avait ni Philistins ni Palestiniens alentour. On nen avait plus entendu parler depuis plus de 500 ans.
Cest le comble de la stupidité.
Quels sont ces activistes anti-israéliens, que la presse occidentale envoie couvrir les événements du Moyen-Orient ? Doù viennent-ils ? Où ont-ils été formés ? Où ont-ils été éduqués ? Comment est-il possible quun tel radotage ait pu être publié ?
Que veulent les soi-disant Palestiniens ? Veulent-ils leur patrie propre ou non ? Il me semble quils lont. Mais veulent-ils maintenant quon leur permette de se déplacer en Israël pour recevoir des soins médicaux ? Quest-ce qui ne va pas avec leurs hôpitaux à eux ? Pourquoi ne décident-ils pas dacheter plus de médicaments et moins de fusils ?
Ne me comprenez pas de travers. Je ne reproche pas à la « Marie des temps modernes » de cette histoire de vouloir des soins de premier ordre en Israël. Et si Bethléem était restée sous autorité israélienne, cest exactement ce que la population de Bethléem aurait eu. Mais les soi-disant Palestiniens voulaient leur pays à eux. Malheureusement pour eux, cela suppose des hôpitaux palestiniens aussi.
Les autorités palestiniennes demandent aussi quaucun Juif ne soit autorisé à vivre dans leurs territoires. Pourtant il est choquant de constater que les Arabes palestiniens soient incapables de pénétrer en Israël à toute heure du jour et de la nuit sans avoir à faire face à des points de contrôle et de sécurité.
Est-ce là une tragédie ?
Oui, ce lest. Je préférerais de beaucoup voir ces pauvres Arabes vivre librement, comme cétait le cas sous le contrôle israélien. Mais pour lamour du ciel, ils ont rejeté cette option avec une violence extrême et des actes terroristes.
Estil sans importance que des gens non familiarisés avec la région comprennent ce contexte ? Nest-il pas important que des reporters qui assurent la couverture des événements de la région le comprennent ?
Appelons les choses par leur nom : cest de la tromperie délibérée. Cest la pire forme de propagande. En dautres temps, on appelait cela "agit-prop". Quel est le but ? Créer plus dagitation, de haine, et de violence ? Le but de tels mensonges nest-il pas de préserver leurs auteurs dattaques terroristes ?
On ne peut que spéculer. Mais une chose est certaine : ce nest pas du journalisme.
Dans un commentaire marginal, en tant que lun des chrétiens auxquels se réfère le paragraphe introductif, je nétais pas conscient quun tiers de lhumanité célébrait les douleurs de lenfantement de Marie à Noël. Suis-je bête ! Javais limpression que nous célébrions la naissance du Sauveur.
Joseph Farah
© WorldNet Daily.com
Mis en ligne le 31 décembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











