Vous êtes :
Accueil » International» Monde Arabe
Monde Arabe
Beyrouth en état d'alerte maximale - Démonstration de force de l'opposition libanaise
02/12/06
Beyrouth -- Des centaines de milliers de personnes ont manifesté hier dans le centre de Beyrouth, sous sécurité maximale, pour réclamer la chute du gouvernement de Fouad Siniora, soutenu par l'Occident, à l'appel de l'opposition menée par le parti chiite prosyrien Hezbollah.
En soirée, les accès au siège du gouvernement, où se tenait un sit-in de l'opposition, ont été presque entièrement débloqués, a indiqué une source gouvernementale.
Des groupes de manifestants avaient bloqué en fin de journée, notamment à l'aide de tentes, toutes les rues menant au siège du gouvernement, où plusieurs ministres, ainsi que le Premier ministre Fouad Siniora, sont installés.
De leur côté, des manifestants ont pris leurs dispositions pour passer la nuit au centre-ville.
Hurlant «Siniora, va-t-en!», «Mort à l'Amérique, mort à Israël!», agitant des drapeaux libanais, rouge et blanc, frappés du cèdre vert, une marée humaine avait envahi à la mi-journée les abords du palais du gouvernement, transformé en camp retranché, et les deux grandes places du centre de Beyrouth.
Service d'ordre
Une rangée d'hommes en civil au coude à coude séparait les militaires de la foule: le Hezbollah, un parti politique très structuré doublé d'une organisation militaire, avait mobilisé des milliers d'hommes pour assurer le service d'ordre.
Le camp de l'opposition ainsi que celui de la majorité antisyrienne avaient multiplié les appels au calme avant cette manifestation alors que la crise politique qui paralyse le pays a connu ces derniers jours une dangereuse escalade.
Le rassemblement s'est finalement déroulé sans incident et le gros de la foule s'est dispersé en fin de journée.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait appelé jeudi «tous les Libanais» à manifester pacifiquement.
Son allié, le général Michel Aoun, chef de l'opposition chrétienne, avait lancé un appel dans le même sens.
Prenant la parole derrière une vitre pare-balles, le général Aoun a demandé au Premier ministre et à tout le gouvernement, «qui ont commis beaucoup d'erreurs, de démissionner» pour ouvrir la voie à un cabinet d'union.
Des groupes de manifestants avaient bloqué en fin de journée, notamment à l'aide de tentes, toutes les rues menant au siège du gouvernement, où plusieurs ministres, ainsi que le Premier ministre Fouad Siniora, sont installés.
De leur côté, des manifestants ont pris leurs dispositions pour passer la nuit au centre-ville.
Hurlant «Siniora, va-t-en!», «Mort à l'Amérique, mort à Israël!», agitant des drapeaux libanais, rouge et blanc, frappés du cèdre vert, une marée humaine avait envahi à la mi-journée les abords du palais du gouvernement, transformé en camp retranché, et les deux grandes places du centre de Beyrouth.
Service d'ordre
Une rangée d'hommes en civil au coude à coude séparait les militaires de la foule: le Hezbollah, un parti politique très structuré doublé d'une organisation militaire, avait mobilisé des milliers d'hommes pour assurer le service d'ordre.
Le camp de l'opposition ainsi que celui de la majorité antisyrienne avaient multiplié les appels au calme avant cette manifestation alors que la crise politique qui paralyse le pays a connu ces derniers jours une dangereuse escalade.
Le rassemblement s'est finalement déroulé sans incident et le gros de la foule s'est dispersé en fin de journée.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait appelé jeudi «tous les Libanais» à manifester pacifiquement.
Son allié, le général Michel Aoun, chef de l'opposition chrétienne, avait lancé un appel dans le même sens.
Prenant la parole derrière une vitre pare-balles, le général Aoun a demandé au Premier ministre et à tout le gouvernement, «qui ont commis beaucoup d'erreurs, de démissionner» pour ouvrir la voie à un cabinet d'union.
Mis en ligne le 02 décembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











