Textes déjà publiés ici sur ce thème :
Gabriel Lévy, "Comprenne qui pourra !" ; Gabriel Lévy, "«Jespère quils savent ce quils font» (Seguin)" ; Michel Leubel, "Védrine incarne la ligne qui a mené au 11 septembre 2001" ; M. Sitbon, P. Hassid, "Védrine : pas bon pour Israël !" ; Gabriel Lévy "« Ouverture », soit, mais attention aux courants dair !".
Quelques adresses électroniques :
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Vos lettres
14/05/07
Monsieur le Président
Je lis, ici ou là, sur le Web, que vous envisagez de nommer M. Védrine aux Affaires Etrangères.
Cette personne est le représentant le plus virulent de la politique arabe du Quai d'Orsay, et l'un des soutiens les plus indéfectibles de l'Autorité palestinienne. Le conflit israélo-arabe ne se réglera qu'au prix d'une fermeté sans faille vis-à-vis des dirigeants palestiniens, qui utilisent l'aide massive des européens, donc des français, à tout sauf à l'amélioration des conditions de vie de leur population.
Dès lors que vous avez déclaré vouloir imprimer un changement dans les relations internationales de la France, je ne comprends pas comment cet ex-ministre, si hostile aux américains, pourrait refléter un quelconque changement.
J'ose penser que cette nomination n'est qu'une rumeur sans fondement, et que M. Védrine retournera le plus vite possible là ou il était avant cette information, à savoir dans les limbes de l'oubli.
Etant moi-même de confession juive, je n'admettrais pas que vous puissiez faire une erreur de cette ampleur.
Dans l'attente angoissée de la composition de votre premier gouvernement, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma profonde considération.
Marcel Benzazon
13 mai 2007
Monsieur le futur Président,
Etant une de vos électrices, je m'autorise à vous faire part de la forte déception que j'ai ressentie en apprenant que vous projetiez éventuellement de confier le Ministère des Affaires Etrangères à Monsieur Hubert Védrine.
Sachez que mon vote s'est essentiellement dirigé vers vous dans l'espoir qu'enfin la France fasse preuve d'un peu de courage politique sur la scène internationale, en cessant de stigmatiser Israël pour flatter le monde Arabe de la façon la plus vile et atténuer son chantage économique.
Monsieur Védrine, sur le ton lénifiant de l'homme sage et mesuré, a toujours insinué que la paix au Moyen-Orient et l'apaisement des relations avec le monde arabe dépendaient du rapport entre Israël et les Palestiniens, sous-entendu que les efforts incombaient principalement à Israël.
Cela relève d'une impardonnable naïveté, car chacun sait que les dirigeants arabes ont utilisé Israël pour focaliser le dépit social et économique des populations et pour nourrir un patriotisme manipulable à souhait, dans le but plus lointain d'atteindre l'Occident et sa démocratie.
Peut-on à nouveau confier la diplomatie française à une vision si réductrice et erronée des enjeux mondiaux. Si Israël devait disparaître, faisons confiance au monde Islamique pour lui substituer très rapidement un autre ennemi rassembleur de haine populaire.
Ne nous décevez pas! L'élan que vous avez suscité se retournerait en un pernicieux désenchantement.
Les années de lâcheté chiraquienne nous ont inutilement fait perdre notre honneur. Le monde Arabe progressiste et la France méritent mieux que des compromis douteux sur l'essentiel de nos valeurs.
Veuillez agréer, Monsieur le futur Président, l'expression de ma considération conditionnelle.
Eliane Weinstein.
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Monsieur le Président de la République Française (à partir du 16 mai),
Envers et contre tous, j'ai toujours défendu votre candidature et votre programme. Vos adversaires vous ont tellement diabolisé dès avant le lancement de la campagne électorale, que, dans mon entourage, j'avais beaucoup d'amis et de membres de la famille qui me disaient "il ne faut pas voter Sarkozy parce qu'il fait peur !". Je les ai incités à reconsidérer cette affirmation gratuite [et à préciser] "en quoi, sur quoi et pourquoi....il ferait peur".
Moi, j'ai voté pour vous aux deux tours parce que je croyais aux changements que vous promettiez dans tous les domaines.
J'apprends que vous seriez sur le point de confier le portefeuille de Ministre des Affaires étrangères à... M. Hubert Védrine. Cette information (ou rumeur) m'a parue tellement invraisemblable que, là encore, j'ai tenté de faire comprendre à mes interlocuteurs que ce ne serait pas possible.
Apparemment, la rumeur court et devient une information plausible.
Personnellement j'estime que cette première initiative que vous prenez est aux antipodes de la volonté de changement que vous promettiez.
En conséquence, si cette information s'avérait exacte lors de la nomination de votre premier Gouvernement, je perdrais toute confiance en vous et en votre volonté et capacité d'entreprendre les changements que vous promettiez avec force et conviction.
Pour moi, M. Hubert Védrine est l'archétype du passé en matière de politique étrangère, toujours ancré sur ses idées et n'en démordant pas.
Au cas où cette personne ferait partie de votre premier Gouvernement, vous pouvez compter sur moi pour qu'aux prochaines élections, notamment les législatives, je vote pour votre adversaire et fasse campagne afin que mes amis et ma famille en fasse autant, car il est insupportable de se sentir trompé et trahi dès le début de votre mandat.
Acceptez, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon profond respect.
Edmond Azria
Paris 15ème
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Monsieur le Président,
J'ai voté pour vous : mon premier vote non socialiste depuis 50 ans. J'ai fais campagne pour vous, et plusieurs de mes amis ont changé leur vote en votre faveur sur mes injonctions.
Je croyais en la cohérence de votre démarche et en ses valeurs. Et voilà que, dès vos premiers actes, vous reniez tout ce qui nous a fait croire en vous en choisissant Védrine comme ministre des affaires étrangères. C'est un manque total de cohérence.
Védrine représente tout ce qu'il y avait de détestable chez Mitterrand comme chez Chirac : une incompréhension du monde, des enjeux quil comporte, des idéologies qui s'y affrontent, des menaces sur notre civilisation, sur La civilisation. Védrine croit encore en ces petits jeux stupides de diplomates, qui ont mené aux situations catastrophiques d'aujourd'hui. Durant toute la Vème République, il y eut un seul ministre des affaires étrangères à la hauteur, ce fut Alain Juppé. Ne retombez pas dans ces ornières tracées soit par l'aveuglement gaullien, soit par l'étroitesse d'esprit de ses successeurs en ce domaine.
Il n'est pas trop tard pour confier ce poste à quelqu'un de compétent, mais, de grâce, pas à M. Védrine. Sinon je me verrais obligé, moi aussi, la mort dans l'âme, de recommencer à faire campagne pour les socialistes dès maintenant, car vous aurez trahi tous les espoirs forts que vous avez soulevés.
Norbert Lipszyc
Neuilly-sur-Seine
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(A suivre)
Mis en ligne le 14 mai 2007, par M.











