15/04/07
Texte repris du site LeblogTVnews.
Initialement programmée pour le dimanche 18 mars, sur France 2, l'émission « Un jour, une heure » revient ce soir sur une journée de Jacques Chirac à Jérusalem.
En ce mardi matin doctobre 1996, lheure est à la cordialité diplomatique entre Jacques Chirac et le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahou.
Première fausse note de la matinée : M. Chirac refuse de se rendre à la Knesset, le parlement israélien. Cette entorse au protocole est vécue comme une humiliation du côté israélien, qui y voit une position pro-palestinienne. Les relations entre les deux hommes vont peu à peu se brouiller. Sensuit une série de malentendus qui ne feront quaccroître le malaise.
Quelques heures plus tard, dans les rues sinueuses de la vieille ville, le président français, alors accompagné de sa délégation, sindigne de lagressivité de la sécurité israélienne à légard de la population palestinienne et des journalistes qui veulent lapprocher. La tension est palpable. Contraint de renoncer à son bain de foule, Chirac, pris dun accès de colère, empoigne le chef de la sécurité israélienne et lui lance avec virulence ces quelques phrases qui feront le tour du monde :
"Quest-ce quil y a encore comme problème ? Je commence à en avoir assez ! What do you want? Do you want me to take my plane? To go back to my country? To go back to France? Is that what you want? This is provocation! This is not a method! Please, stop now!".
Le mot est lâché : provocation ! Cest dans ce climat houleux que se poursuit la visite du président dans les lieux saints de la ville. Il dépose une plainte officielle auprès de Netanyahou à laquelle celui-ci répond :
"Lintransigeance des services israéliens de sécurité tient à limportance colossale que nous accordons à la sécurité des chefs dEtats et autres personnalités dignes de la même protection. Cela partait totalement dune bonne intention ; le but étant de protéger un ami qui nous est cher."
Les apparences sont sauves, lincident est clos.
Aujourdhui, tous gardent en mémoire les images de la colère du président français à lencontre des forces de sécurité israéliennes. Images qui lui ont notamment valu une certaine popularité dans les territoires palestiniens. Le lendemain, à Ramallah, Jacques Chirac est acclamé, lautorité palestinienne lui déroule le tapis rouge.
Les équipes dUn jour/une heure ont reconstitué le puzzle de cette journée et décrypté les causes et les conséquences de cet incident. Un reportage ponctué par les témoignages inédits de Marie-Bénédicte Allaire (journaliste à RTL), Véronique Saint-Olive (journaliste à France 2), Christophe Boltanski (journaliste à Libération), ou encore le chef de la sécurité israélienne, Schlomo Harnoy.
© LeblogTVNews
Mis en ligne le 18 avril mars 2007, par M.
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Sur le site de TVMag.com.
Tout le monde se souvient de cette image étonnante du 22 octobre 1996. Lors d'un voyage officiel en Israël, Jacques Chirac pique une colère noire en pleine rue, s'estimant victime d'une provocation de la part du service de sécurité israélien. Christophe Widemann, le réalisateur du document, décrypte l'incident.
Votre film ne répond pas à cette question, mais, selon vous, cette protection très rapprochée du président français était-elle une provocation?
Impossible de répondre de manière claire. Si j'avais pu, je l'aurais fait. Ceux qui parlent le plus dans cette affaire sont les Israéliens. L'Élysée et le Quai d'Orsay n'ont pas particulièrement coopéré.
Avez-vous essayé de rencontrer Jacques Chirac et le Premier ministre israélien Nétanyahou?
Non, nous n'avons pas fait de demandes officielles, mais nous avons pu rencontrer facilement le chef de la sécurité israélienne.
«Off», certains vous ont-ils laissé penser qu'il s'agissait bien d'une provocation programmée?
Non. En Israël, ils expliquent qu'ils ont appliqué un service normal de sécurité dans le contexte dangereux de la vieille ville de Jérusalem. Eux estiment que ce sont les Français qui ont fait de la provocation en souhaitant absolument rencontrer des Palestiniens dans un lieu aussi exposé, alors que la délégation devait se rendre dès le lendemain dans une zone palestinienne.
Qu'en pensent les journalistes qui ont suivi le cortège présidentiel?
Tous, toutes tendances confondues, sont convaincus que c'était un coup monté et qu'il y avait une volonté délibérée des Israéliens de vouloir empêcher tout contact visible du Président avec des Palestiniens. En revanche, dix ans après les faits, les officiels français ne parlent plus de cette théorie du complot.
Finalement, c'était beaucoup de bruit pour rien...
Oui, un peu, mais l'événement reste symbolique des rapports entre la France et Israël. Il a simplement illustré une réalité de tensions et d'animosité personnelle entre Chirac et Netanyahou.
Emmanuel Galiero
© TVMag.com
Mis en ligne le 18 avril 2007, par M.











