10/11/06
Sur le blog de lauteur.
Michel Barnier fut, un temps, Ministre des Affaires étrangères. Affaires si "étrangères" à sa compréhension, que son éviction sans ménagement du gouvernement, par Jacques Chirac, ne fut pas une perte pour la France. On peut donc penser quil a eu le temps de tenter de comprendre ce qui lui a échappé lors de son ministère. A lire sa dernière opinion (sic) publiée dans Le Figaro, il y a lieu den douter fortement.
On peut y lire, en effet : « La victoire des démocrates aux élections de mi-mandat [
] fait aussi obligation à George Bush, de redéfinir la politique américaine [
] en Irak et en Israël-Palestine. Cette redéfinition nous concerne également au plus haut point, car il s'agit [de] rien moins que de la paix du monde ». Ni plus, ni moins.
Sa lecture des événements de cette région nous apprend qu« Au Liban, [s]es amis redoutent une guerre civile qu'ils n'ont, hélas, que trop connue », et que « C'est le triste résultat de l'action inconsidérée d'Israël au pays du Cèdre qui, loin d'avoir " éradiqué", cet été, le Hezbollah comme il s'en étai[t] fixé le but, a renforcé ses positions et l'[a] rendu encore plus vindicatif que par le passé ».
Ah, bon ? Si Israël sétait laissé bombarder tranquillement, sans esquisser la moindre autodéfense, les amis de ce diplomate seraient-ils, actuellement, au bord dune guerre civile ? La réponse saute aux yeux.
Autre étrangeté, chez ce diplomate féru de politiquement correct : « Parallèlement, l'État hébreu, déstabilisé par ce qu'il faut bien appeler son échec au Liban, s'enfonce dans une répression de plus en plus violente à l'encontre des Palestiniens ».
Il est évident que si le "vainqueur" Nasrallah se terre encore de nos jours dans un bunker ce nest que pour cause de modestie. Quant à la "répression des Palestiniens", il va sans dire que leurs "résistants" ont, eux, le droit dinfliger aux populations israéliennes voisines la terreur permanente de roquettes, puisquelles sont, daprès la terminologie française, « artisanales » !
A lire, par ailleurs, la suite de son pamphlet anti-israélien, on comprend aisément que si les Palestiniens tentent dassassiner des Israéliens ce nest que par vengeance : « L'horrible raid sur Beit Hanoun, comme tous ceux qui l'ont précédé, a produit de nouvelles haines, et donné l'occasion au Hamas de radicaliser encore ses positions ».
La bavure, lerreur technique ou humaine est devenue un « horrible raid » qui se perd parmi tant dautres... Affirmation qui en dégoûte plus dun davoir eu, un jour, ce triste sire comme ministre.
Dautres stupidités du même genre, notamment sur lIrak, lIran et lAfghanistan meublent lespace accordé généreusement par le quotidien à Michel Barnier. Des niaiseries qui annoncent toutes un danger imminent, si la politique américaine ne savisait pas de changer radicalement.
Et quelle serait sa solution à tous ces problèmes ?
Un ETAT palestinien.
Vous avez bien lu. « Un État aux frontières protégées par une force d'interposition semblable à la Finul II, qui aura également la charge de garantir la sécurité d'Israël » [
] C'est, pour les Etats-Unis, le moment ou jamais de faire pression sur Israël pour qu'il accepte la création de cet État palestinien [
] Il faut, en effet, créer un nouveau climat propice à la paix entre Israéliens et Palestiniens. C'est la condition de base d'une paix générale dans la région. Et au-delà ».
Et dire que ce sont de tels individus qui font la politique de la France. Cette France qui, faute davoir lenvergure dune politique qui défend ses valeurs fondatrices, sempresse auprès de ce monde arabo-musulman, quitte, pour cela, à vendre Israël, à linstar de ce qui fut le sort de la Tchécoslovaquie, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
Pas un instant lidée na effleuré ce petit esprit que, si le monde arabo-musulman reconnaissait à Israël le droit de vivre en paix et en sécurité dans des frontières sûres et reconnues, la région serait en paix et les populations musulmanes de ces dictatures ne seraient point éduquées à la haine envers les Juifs et Israël.
On ne peut demander à Michel Barnier à la fois de réfléchir et dêtre ministre. Cependant, on peut être sûr dune chose, cest quil préfère les honneurs à lhonneur.
© Victor Perez
Mis en ligne le 10 novembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











