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Réaction dune internaute à "Une petite musique de mort", de G. Bensoussan
4 septembre 2006
Dans "La situation géopolitique au Moyen-Orient, vue de l'il du cyclone", par Haïm Harari - discours qui, je crois, a été traduit par vous -, les 4 piliers de la terreur sont désignés et commentés : attentats-suicide, désinformation, argent de la terreur, mépris pour les règles démocratiques. Le passage de larticle de Georges Bensoussan, "Une petite musique de mort", paru dans le journal Le Monde, a généré diverses réactions - assez décevantes pour la plupart!
Il me semble que cette introspection est rejetée, par lassitude, et que l'avenir ou le devenir de "l'Etat sioniste" ne pèsent pas beaucoup dans la balance bancale des Français - intellectuels ou non - de gauche ou non !
Je retiens du texte du professeur Harari, sa description de la perception des véritables enjeux au Moyen-Orient et de la facilité avec laquelle le monde est prêt à faire endosser à Israël les maux que nous craignons tous :
Je retiens du texte du professeur Harari, sa description de la perception des véritables enjeux au Moyen-Orient et de la facilité avec laquelle le monde est prêt à faire endosser à Israël les maux que nous craignons tous :
«...malgré ce que vous pouvez lire ou entendre dans les médias internationaux, Israël et tous les problèmes qu'on lui impute ne sont pas la question centrale, et n'ont jamais été la question centrale dans le bouleversement qui affecte la région. Certes, il y a un conflit israélo-arabe centenaire, mais le principal théâtre des événements est ailleurs.
Les millions de victimes de la guerre entre l'Iran et l'Iraq n'avaient rien à voir avec Israël. Le meurtre de masse qui a lieu en ce moment au Soudan, où le régime arabo-musulman massacre ses citoyens chrétiens noirs, n'a rien à voir avec Israël. Les fréquentes dépêches en provenance d'Algérie faisant état de meurtres de centaines de civils, perpétrés, dans tel ou tel village, par d'autres Algériens, n'ont rien à voir avec Israël. Saddam Hussein n'a pas envahi le Koweït, menacé l'Arabie Saoudite, ni envoyé à la boucherie son propre peuple à cause d'Israël. L'Égypte n'a pas fait usage de gaz toxique contre le Yémen, dans les années 60, à cause d'Israël. Assad-père n'a pas tué des dizaines de milliers de ses compatriotes en une semaine à El-Hamma, en Syrie, à cause d'Israël. La prise de contrôle de l'Afghanistan par les Taliban et la guerre civile là-bas n'ont rien à voir avec Israël. L'attentat libyen qui a causé l'explosion du vol de la PanAm, n'a rien à voir avec Israël.
Et je pourrais continuer indéfiniment sur ce thème.»
Ce passage de larticle de Harari rejoint le suivant, de Bensoussan :
«Aux jeunes d'aujourd'hui, le conflit du Proche-Orient paraît éternel. Il leur semble qu'avant 1967 (bientôt quarante ans !), la paix régnait dans la région jusqu'à ce que la Guerre de Six Jours (juin 1967) vienne y mettre un terme en détruisant, au passage, l'Etat palestinien qu'ils imaginent établi en Cisjordanie et à Gaza. Ce brouet d'ignorance nourrit une doxa [opinion] qui a fait de ce conflit le coeur du monde, à l'instar des prophéties apocalyptiques qui, jadis, situaient à Jérusalem la rédemption de l'humanité.A ceux-là, il sera difficile d'entendre la petite musique de mort qui monte, à pas feutrés, depuis des années et semble redoubler de vigueur cet été.
Elle nous dit que "l'Etat créé en 1948" est à l'origine de "tous les problèmes de la région". Voire au-delà. D'autres parlent d'une "anomalie historique" appelée à disparaître. En France, par exemple, dans les sphères dirigeantes de l'Etat : Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l'Elysée, se demandait, en 2001, si, au regard du temps long de l'Histoire, Israël était plus qu'une péripétie ; ou, au Quai d'Orsay : un ambassadeur de France qualifiait récemment Israël de "petit Etat de merde". »
Rien ne pourra émouvoir les Français - conditionnés par un matraquage médiatique malhonnête.... sauf ce qui les concerne directement et personnellement.
Tant que nous écrirons notre credo et nos malheurs, nous n'attirerons pas l'attention indispensable de cette population dont on a abondamment bourré le crâne.
Tant que nous écrirons notre credo et nos malheurs, nous n'attirerons pas l'attention indispensable de cette population dont on a abondamment bourré le crâne.
Un professeur d'histoire et responsable éditorial du Mémorial de la Shoah (Paris), auteur d'Europe, une passion génocidaire [1], se fera moins bien entendre qu'un spécialiste de physique théorique et ancien président de l'Institut Weizmann pour la Science, qui met l'accent sur le monde musulman et la terreur internationale et garde un ton mineur (plus agréable à l'ouie) pour notre petit - bijou! de pays.
Bien à vous,
R. L.
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Note de la Rédaction dupjf.org
[1] Louvrage de Georges Bensoussan, Une passion génocidaire : Essai d'histoire culturelle, peut être commandé sur le site d'Amazon.
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Mis en ligne le 05 septembre 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org











