Vous êtes :
Accueil » Tribune/Opinions» Libres Opinions
Libres Opinions
Pour combattre Hitler, recrutez Goebbels ! G. Clément
Ce texte, aimablement transmis par LaMinuteduSablier (accompagné de la remarque : « Une analyse forte, même si l'on n'est pas obligé de la partager entièrement »), est, certes, outrancier. Mais, en y regardant de plus près, on s'aperçoit que, comme Coluche dans un tout autre registre, l'auteur choque mais fait souvent mouche
(Menahem Macina).
Neuilly, le 11 septembre 2005
Du haut des tours mortes de Manhattan
Du haut des tours mortes de Manhattan
Cette ombre qui percute le verre et le béton, nul ne loubliera.
Cette boule de feu vomie par le gratte-ciel, dans la seconde, nul ne loubliera.
Ces points noirs dotés de bras et de jambes, qui chutaient indéfiniment le long des parois, nul ne les oubliera.
Et cette Amérique des citoyens figés dans leur patriotisme, tous les patriotes du monde la béniront à jamais
Mais voilà, deux jours après ces trois coups du Grand Djihad dont le croissant venait de faucher les fleurons de Manhattan et 2.450 vies , le président des Etats-Unis, Georges W. Bush donc, sétait précipité à la mosquée de Washington, entre quelques imans en djellabas, barbus et calottés, pour rendre hommage à Allah et à son Prophète.
On a pensé, alors, que lignorance source de tant de maux pouvait expliquer une telle aberration. Aberration dautant plus grande que lislam, aux Etats-Unis, fort dà peine deux millions dadeptes, ne pèse pas très lourd dans une population de 300 millions dâmes.
Mais le temps passa, lIrak fut envahi, on sattendit à ce que la plaque irakienne servît de plateforme à larmée américaine pour tenir en respect lArabie Saoudite, la Syrie et lIran.
On sattendait aussi à ce que la guerre et la réalité de la barbarie musulmane servît de chemin de Damas aux dirigeants occidentaux, si avides de loukoums et autres finesses moyen-orientales, et quelles amenassent ces roitelets pathétiques à résipiscence par la force du glaive et du droit.
On avait dit, lorsque lannée 2004 battait son plein et que Bush retenait lassaut sur Falloudja et sur Nadjaf, que sa réélection, puis le remplacement de Collin Powel par Condoleeza Rice, sonneraient lheure du durcissement de la guerre américaine et du début de traitement du cancer islamique qui ronge le monde occidental.
Hélas ! Hélas ! Hélas ! (Air connu, © Charles de Gaulle, avril 1961). Tout ce que nous espérions des coups de mentons et des discours musclés des quelques nations en guerre « contre la terreur » sest dissipé comme fumée dans la brise du soir.
Dabord et ceci quelques mois avant lélection présidentielle de novembre 2004 , Condoleeza Rice, le condottiere en jupons, que daucuns annonçaient comme une nouvelle « Dame de fer », fit une surprenante déclaration dans le contexte de la guerre dIrak : « Les Etats-Unis nen ont peut-être pas fait assez pour prouver leur amitié aux Etats musulmans, afin dy redresser leur image ».
On imagine Churchill sexclamant, vers 1941, que lAngleterre nen aurait pas fait assez envers lAllemagne pour lui montrer son amitié !
Et ceci était dautant plus inquiétant quau même moment, quelquun écrivait un best-seller sur « La guerre daprès » [1] qui eût dû mettre lArabie Saoudite dans la ligne de mire, outre que lon se trouvait alors en pleine « Intifada ».
Bush demeurant muet, on oublia le fait, tout comme on ne le mit pas en concordance avec une conférence prononcée par la même future Secrétaire détat, en 1999, à luniversité de Stanford, où elle avait déclaré : « Le défi auquel doit faire face la "race" humaine est de construire des démocraties qui fonctionnent, sachant que chaque individu est multiculturel ».
Et dés lors, la politique américaine se fit « apaisement » [2], puis « dialogue », avec les islamistes dabord, avec des « terroristes » ensuite, en Irak ou au Pakista. On permit même au C.A.I.R. (Council of American Islamist Relations) dattaquer des télévisions, dont certains journalistes avaient critiqué lislam comme ce fut le cas dABC, filiale de Walt Disney et den exiger le renvoi ce quil obtint , ou bien dimposer à Fox Channel larrêt ou la modification dune série, dont les terroristes étaient des musulmans américains.
Ce terrorisme intellectuel et juridique pour lheure alla même jusquà la mise en cause nominale de chroniqueurs comme Daniel Pipes, dont les analyses sur lislam radical ne plaisaient pas aux dirigeants des organisations musulmanes des Etats-Unis.
On vit même, comble du comble, le président se promener, main dans la main, avec le prince héritier dArabie Saoudite, dans son ranch du Texas, tels deux fiancés avant la noce. Quon était loin des imprécations de Murawiec !
En Angleterre, Tony Blair, déjà flanqué dune épouse avocate des terroristes - qui fait libérer ceux que la police de son mari met en prison-, a eu le culot, ou la bêtise, ou la perfidie, de poster, dans les services chargés de combattre « lextrémisme islamiste », un certain Inyat Bunglawala, dont on connaît, depuis plus de dix ans, les diatribes antisémites et islamistes (façon Ben Laden). Et, toujours pour combattre cet ennemi islamiste, le même premier ministre de sa Majesté britannique, ne sest-il pas résolu, au lendemain des attentats du métro de Londres, à engager Tariq Ramadan, dont les liens avec les réseaux islamistes les plus radicaux sont prouvés ?
Pour combattre Hitler, recrutez Goebbels !
Enfin, et preuve dune entente entre gouvernants au détriment des peuples, Ariel Sharon, élu pour gagner la guerre contre le terrorisme palestinien, créateur des « colonies » de Gaza et de Cisjordanie [3], ne sest-il pas mué en social démocrate, se mettant à déménager les siens manu militari et sapprêtant à livrer Jérusalem [4] en gage de bonne volonté envers le consensus international ?
Et puis, ces « constitutions » de lIrak et dAfghanistan ne fournissent-elles pas la preuve quon ne combat guère lislamisme ? Les USA nauraient peut-être pas dû se mêler de constitution dans ces pays-là, mais quitte à le faire, ils auraient dû éviter le pire, cest-à-dire accepter linacceptable, le contraire de la démocratie et de la liberté de culte : la constitutionnalisation de la charia.
Et ensuite, cette ONU, que tant de partisans de Bush, entre 2002 et 2004, avaient vouée aux gémonies, demandant son éradication, son expulsion de New York, et qui est toujours debout, malgré les scandales - programme « pétrole contre nourriture », abus sexuels sur les populations soumises à la garde des casques bleus, partout dans le monde, persécutions des Serbes du Kosovo, destruction des églises et monastères chrétiens de cette province et tant dautres trafics honteux -, et est même soutenue par Condoleeza Rice, en dépit des accusations graves de corruption pesant sur son Secrétaire général !
Alors, que reste-t-il, dans nos vies, de cette journée tragique du 11 septembre 2001 ?
Une grande amertume, et la certitude que, désormais, les peuples dOccident sont en première ligne avec, comme principaux ennemis, leurs hommes politiques.
Nous pouvons, toutefois, jurer aux martyrs de cette tragédie et de celles qui lont suivie Bali, Madrid, Beslan, Londres et autres lieux de mort que nous ne serons ni des Zapatero, Poutine, Blair, ou Chirac, que nous ne serons pas non plus des Bush, des Rice, des Rumsfeld ou des Clinton, mais que nous honorerons la mémoire des victimes en ne pactisant pas avec leurs tueurs, en combattant lobscurantisme, la barbarie et la sauvagerie, partout où elles fleurissent sur ces terres dOccident que nos ancêtres ont fécondée avec leur sang et leurs cultures.
© Georges Clément
Et ceci était dautant plus inquiétant quau même moment, quelquun écrivait un best-seller sur « La guerre daprès » [1] qui eût dû mettre lArabie Saoudite dans la ligne de mire, outre que lon se trouvait alors en pleine « Intifada ».
Bush demeurant muet, on oublia le fait, tout comme on ne le mit pas en concordance avec une conférence prononcée par la même future Secrétaire détat, en 1999, à luniversité de Stanford, où elle avait déclaré : « Le défi auquel doit faire face la "race" humaine est de construire des démocraties qui fonctionnent, sachant que chaque individu est multiculturel ».
Et dés lors, la politique américaine se fit « apaisement » [2], puis « dialogue », avec les islamistes dabord, avec des « terroristes » ensuite, en Irak ou au Pakista. On permit même au C.A.I.R. (Council of American Islamist Relations) dattaquer des télévisions, dont certains journalistes avaient critiqué lislam comme ce fut le cas dABC, filiale de Walt Disney et den exiger le renvoi ce quil obtint , ou bien dimposer à Fox Channel larrêt ou la modification dune série, dont les terroristes étaient des musulmans américains.
Ce terrorisme intellectuel et juridique pour lheure alla même jusquà la mise en cause nominale de chroniqueurs comme Daniel Pipes, dont les analyses sur lislam radical ne plaisaient pas aux dirigeants des organisations musulmanes des Etats-Unis.
On vit même, comble du comble, le président se promener, main dans la main, avec le prince héritier dArabie Saoudite, dans son ranch du Texas, tels deux fiancés avant la noce. Quon était loin des imprécations de Murawiec !
En Angleterre, Tony Blair, déjà flanqué dune épouse avocate des terroristes - qui fait libérer ceux que la police de son mari met en prison-, a eu le culot, ou la bêtise, ou la perfidie, de poster, dans les services chargés de combattre « lextrémisme islamiste », un certain Inyat Bunglawala, dont on connaît, depuis plus de dix ans, les diatribes antisémites et islamistes (façon Ben Laden). Et, toujours pour combattre cet ennemi islamiste, le même premier ministre de sa Majesté britannique, ne sest-il pas résolu, au lendemain des attentats du métro de Londres, à engager Tariq Ramadan, dont les liens avec les réseaux islamistes les plus radicaux sont prouvés ?
Pour combattre Hitler, recrutez Goebbels !
Enfin, et preuve dune entente entre gouvernants au détriment des peuples, Ariel Sharon, élu pour gagner la guerre contre le terrorisme palestinien, créateur des « colonies » de Gaza et de Cisjordanie [3], ne sest-il pas mué en social démocrate, se mettant à déménager les siens manu militari et sapprêtant à livrer Jérusalem [4] en gage de bonne volonté envers le consensus international ?
Et puis, ces « constitutions » de lIrak et dAfghanistan ne fournissent-elles pas la preuve quon ne combat guère lislamisme ? Les USA nauraient peut-être pas dû se mêler de constitution dans ces pays-là, mais quitte à le faire, ils auraient dû éviter le pire, cest-à-dire accepter linacceptable, le contraire de la démocratie et de la liberté de culte : la constitutionnalisation de la charia.
Et ensuite, cette ONU, que tant de partisans de Bush, entre 2002 et 2004, avaient vouée aux gémonies, demandant son éradication, son expulsion de New York, et qui est toujours debout, malgré les scandales - programme « pétrole contre nourriture », abus sexuels sur les populations soumises à la garde des casques bleus, partout dans le monde, persécutions des Serbes du Kosovo, destruction des églises et monastères chrétiens de cette province et tant dautres trafics honteux -, et est même soutenue par Condoleeza Rice, en dépit des accusations graves de corruption pesant sur son Secrétaire général !
Alors, que reste-t-il, dans nos vies, de cette journée tragique du 11 septembre 2001 ?
Une grande amertume, et la certitude que, désormais, les peuples dOccident sont en première ligne avec, comme principaux ennemis, leurs hommes politiques.
Nous pouvons, toutefois, jurer aux martyrs de cette tragédie et de celles qui lont suivie Bali, Madrid, Beslan, Londres et autres lieux de mort que nous ne serons ni des Zapatero, Poutine, Blair, ou Chirac, que nous ne serons pas non plus des Bush, des Rice, des Rumsfeld ou des Clinton, mais que nous honorerons la mémoire des victimes en ne pactisant pas avec leurs tueurs, en combattant lobscurantisme, la barbarie et la sauvagerie, partout où elles fleurissent sur ces terres dOccident que nos ancêtres ont fécondée avec leur sang et leurs cultures.
© Georges Clément
Remarques et Notes de la Rédaction dupjf.org
[1] Voir larticle du Major Ludovic Monnerat Laurent Murawiec, La guerre d'après,Albin Michel, 2003.
[2] Au sens du terme anglais, « appeasement », qui ne consiste pas, comme pourrait le laisser croire le faux-ami français, à calmer les choses ou les gens, mais plutôt à se concilier un ennemi, généralement en le caressant dans le sens du poil, voire en fermant les yeux sur les exactions quil commet, pourvu quelles ne fassent du tort quaux autres. En ce sens, les accords de Munich furent un magistral « apaisement » du dictateur nazi, qui, comme lavait si bien prédit Churchill, a coûté très cher aux lâches nations européennes qui avaient laissé ce "crocodile" avaler la Tchécoslovaquie, « dans lespoir dêtre mangées en dernier ».
[3] En rigueur de termes, Sharon na pas été le « créateur » de ces colonies, qui ont été créées et encouragées, rappelons-le, dabord par les Travaillistes, puis par tous les gouvernements israéliens. Mais il est incontestable que Sharon en a été lun des plus ardents promoteurs et défenseurs.
[4] Cest peut-être aller trop vite en besogne que de prédire que Sharon ira jusquà brader Jérusalem. Hélas ! pour les quartiers arabes de la Vieille Ville, Israël naura probablement pas le choix, mais je doute quil en aille de même du reste de la ville et surtout de Jérusalem-ouest.
Mis en ligne le 12 septembre 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











