Vous êtes :
Accueil » Tribune/Opinions» Libres Opinions
Libres Opinions
La marche au Goush Katif
A. Sharon : "Il y a ici un petit groupe de gens qui sont prêts à tout pour changer le pouvoir en place... Ils empoisonnent l'âme des enfants. Que croient-ils, qu'ils ont été élus ?"
20/07/05
«Le siège», titrait ce matin le quotidien populaire Maariv, au lendemain du bouclage par la police israélienne du village de Kfar Maimon, pour barrer la route aux manifestants anti-désengagement, qui s'apprêtaient à s'infiltrer dans le Goush Katif, un bloc de colonies du sud de la bande de Gaza. A 16h 00 hier, ordre a été donné aux forces de sécurité d'encercler les protestataires pour éviter des débordements. Plusieurs milliers de policiers, appuyés par des militaires, ont bouclé les portes du village avec des menottes, indiquent les journaux.
Selon la radio publique, près de 10000 des 20000 protestataires, notamment les femmes et les enfants, ont quitté les lieux dans la soirée.
Toutefois, souligne le Maariv, à la faveur du désordre ambiant, des centaines d'activistes de droite ont réussi, ces derniers jours, à s'infiltrer dans le sud de la bande de Gaza, en dépit du bouclage du secteur. Le journal rapporte les témoignages de plusieurs militants sur la facilité avec laquelle ils ont contourné les barrages militaires israéliens.
Le quotidien à grand tirage, Yédiot Aharonoth, estime, de son côté, que c'est aujourd'hui que l'on saura comment le «drame» de Kfar Maïmon s'achèvera : par un affrontement violent avec les forces de l'ordre, ou par une évacuation des lieux, en bon ordre. Selon les organisateurs, qui affichaient une détermination à toute épreuve de s'infiltrer dans la bande de Gaza, le moral des protestataires «reste intact», indique le Yédiot.
Dans un éditorial, le journaliste vedette du journal, Nahoum Barnéa, estime que la «panthère est fatiguée». «Les organisateurs de la Marche vers le Goush Katif savent qu'ils chevauchent une panthère, et qu'ils ne peuvent pas contrôler entièrement la foule des manifestants. Ils comprennent qu'ils ne pourront pas mener des dizaines de milliers de personnes jusqu'au Goush Katif. Hier encore, ils espéraient que des centaines de personnes y parviendraient quand même, non pour changer les données numériques sur le terrain, mais pour inscrire au moins un succès symbolique à leur actif. Mais à 23h, hier soir, des autobus ont fait leur apparition à Kfar Maïmon, pour embarquer les protestataires lassés qui demandaient à rentrer chez eux», est-il noté.
Pour le quotidien de tendance gauche libérale, Haaretz, «il est clair que, pour sortir de Kfar Maimon, il va falloir user de violence.»
Toutefois, souligne le Maariv, à la faveur du désordre ambiant, des centaines d'activistes de droite ont réussi, ces derniers jours, à s'infiltrer dans le sud de la bande de Gaza, en dépit du bouclage du secteur. Le journal rapporte les témoignages de plusieurs militants sur la facilité avec laquelle ils ont contourné les barrages militaires israéliens.
Le quotidien à grand tirage, Yédiot Aharonoth, estime, de son côté, que c'est aujourd'hui que l'on saura comment le «drame» de Kfar Maïmon s'achèvera : par un affrontement violent avec les forces de l'ordre, ou par une évacuation des lieux, en bon ordre. Selon les organisateurs, qui affichaient une détermination à toute épreuve de s'infiltrer dans la bande de Gaza, le moral des protestataires «reste intact», indique le Yédiot.
Dans un éditorial, le journaliste vedette du journal, Nahoum Barnéa, estime que la «panthère est fatiguée». «Les organisateurs de la Marche vers le Goush Katif savent qu'ils chevauchent une panthère, et qu'ils ne peuvent pas contrôler entièrement la foule des manifestants. Ils comprennent qu'ils ne pourront pas mener des dizaines de milliers de personnes jusqu'au Goush Katif. Hier encore, ils espéraient que des centaines de personnes y parviendraient quand même, non pour changer les données numériques sur le terrain, mais pour inscrire au moins un succès symbolique à leur actif. Mais à 23h, hier soir, des autobus ont fait leur apparition à Kfar Maïmon, pour embarquer les protestataires lassés qui demandaient à rentrer chez eux», est-il noté.
Pour le quotidien de tendance gauche libérale, Haaretz, «il est clair que, pour sortir de Kfar Maimon, il va falloir user de violence.»
Ce qui est apparu hier soir, indique le journal, c'est que le courant «dominant» des colons sest rapproché d'une confrontation avec l'armée. Cela s'exprimait par des jurons à l'égard des soldats et principalement par des injonctions à la désobéissance. «Ce qui est sûr», conclut le journal, c'est que cette lutte va durer de longues semaines, jusqu'au désengagement.
Par ailleurs, le Maariv se fait l'écho des propos du Premier ministre israélien, tenus en privé, contre les leaders qui appellent à la désobéissance militaire. «Ceux qui incitent à la désobéissance militaire conduisent le pays à la ruine, a affirmé le Premier ministre israélien Ariel Sharon. «C'est une chose très grave : ces gens-là appellent ouvertement à la désobéissance. Il y a ici un petit groupe de gens qui sont prêts à tout pour changer le pouvoir en place. Le danger est réel. Ils empoisonnent l'âme des enfants. Que croient-ils, qu'ils ont été élus ? Où est leur sens des responsabilités, d'où vient cette folle prétention ?» a-t-il dit.
Par ailleurs, le Maariv se fait l'écho des propos du Premier ministre israélien, tenus en privé, contre les leaders qui appellent à la désobéissance militaire. «Ceux qui incitent à la désobéissance militaire conduisent le pays à la ruine, a affirmé le Premier ministre israélien Ariel Sharon. «C'est une chose très grave : ces gens-là appellent ouvertement à la désobéissance. Il y a ici un petit groupe de gens qui sont prêts à tout pour changer le pouvoir en place. Le danger est réel. Ils empoisonnent l'âme des enfants. Que croient-ils, qu'ils ont été élus ? Où est leur sens des responsabilités, d'où vient cette folle prétention ?» a-t-il dit.
Mis en ligne le 21 juillet 2005, par M. Macina, sur le site upjf.org











