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Judaïsme
Israël et Palestiniens : sur le front du désengagement
Extrait de la Revue de Presse de l’Ambassade de France en Israël, du lundi 09 mai 2005 :
www.ambafrance-il.org/diplomatie/revuepresse.php?id=2951&rub=3
Menace électorale du Hamas
Un chroniqueur du Haaretz revient sur «la réussite relative du Hamas aux élections municipales dans les territoires palestiniens, la semaine dernière». Selon lui, une victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes rendra très difficile le plan de désengagement», ce qui a rapproché de manière surprenante Israël et la direction palestinienne : les deux parties ont désormais intérêt à ce que les législatives palestiniennes, fixées au 17 juillet, soient repoussées.
Le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, craint une défaite du Fatah à ces élections. Quant à Israël, il pourra difficilement se retirer de la bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie dans le cadre du plan de désengagement, 3 jours ou 3 semaines après les élections (selon la date définitive de mise en œuvre du plan), s’il s’avère que son partenaire sur le terrain est le Hamas.
Car telle est la véritable signification du deuxième tour des élections municipales dans les territoires: la bande de Gaza est plus proche que jamais de tomber dans les mains du Hamas, qui contrôle déjà les principales villes de cette région. Si l’organisation islamique approche les 40 % aux législatives, il sera un partenaire à part égale du Fatah au pouvoir, estime le chroniqueur.
Par conséquent, l’une des solutions les plus pratiques – du point de vue de Sharon et d’Abou Mazen – serait de reporter les élections législatives, par exemple en décembre, en espérant que, d’ici là, le Fatah se sera renforcé. Même si le Hamas gagne, cela n’aura plus forcément d’incidence sur le désengagement, conclut le quotidien.
Pas de libération de détenus
Selon le Yediot Aharonot, Israël a signifié hier aux Palestiniens qu’il «gèle» la libération de 400 détenus, à cause de la «détérioration de la situation sécuritaire» depuis plusieurs jours. C’est ce qu’a annoncé la ministre de la Justice, Tsipi Livni, à l’issue d’une réunion de la commission ministérielle israélo-palestinienne chargée du sort des prisonniers palestiniens.
Israël s’était engagé à libérer une nouvelle «fournée » de 400 prisonniers palestiniens, dans le cadre des ententes passées en janvier à Charm el-Cheikh. Mais la multiplication des incidents et des agressions palestiniennes, ces temps-ci, en particulier dans la Bande de Gaza, a dissuadé la partie israélienne de donner suite.
Activistes en détention
Un activiste d’extrême droite a été arrêté, dimanche soir, par la police israélienne et placé en détention administrative, suite à des informations du Shin Beth selon lesquelles il était susceptible de mettre en péril, par des actions terroristes, la mise en œuvre du plan de désengagement, note le Maariv.
Le quotidien rapporte que Nériah Ofer, 34 ans, père de quatre enfants, est le premier Israélien juif arrêté au titre d’une ordonnance de détention administrative, en perspective du retrait de la bande de Gaza. L’ordonnance du ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, restera en vigueur jusqu’au 30 septembre prochain, soit après la mise en œuvre du retrait, souligne le journal.
Selon l’administration chargée du désengagement, la moitié des colons destinés à être évacués devraient accepter de quitter leur domicile de plein gré, avant même l’expiration du délai, fixé au 20 juillet. Selon le bureau, 50 % de colons quitteront leur domicile pour éviter de perdre des dizaines de milliers de dollars d’indemnités, ainsi que le prévoit la loi sur le désengagement pour ceux qui ne quitteraient pas leur domicile avant le 20 juillet.
Toutefois, l’armée se montre plus sceptique et estime que, pour protester contre le retrait, la grande majorité des colons resteront jusqu’au 15 août sur leur lieu de résidence.
© Ambassade de France en Israël
Mis en ligne par M. Macina, le 10 mai 2005, sur le site www.upjf.org.
www.ambafrance-il.org/diplomatie/revuepresse.php?id=2951&rub=3
Menace électorale du Hamas
Un chroniqueur du Haaretz revient sur «la réussite relative du Hamas aux élections municipales dans les territoires palestiniens, la semaine dernière». Selon lui, une victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes rendra très difficile le plan de désengagement», ce qui a rapproché de manière surprenante Israël et la direction palestinienne : les deux parties ont désormais intérêt à ce que les législatives palestiniennes, fixées au 17 juillet, soient repoussées.
Le président de l’Autorité palestinienne, Abou Mazen, craint une défaite du Fatah à ces élections. Quant à Israël, il pourra difficilement se retirer de la bande de Gaza et du Nord de la Cisjordanie dans le cadre du plan de désengagement, 3 jours ou 3 semaines après les élections (selon la date définitive de mise en œuvre du plan), s’il s’avère que son partenaire sur le terrain est le Hamas.
Car telle est la véritable signification du deuxième tour des élections municipales dans les territoires: la bande de Gaza est plus proche que jamais de tomber dans les mains du Hamas, qui contrôle déjà les principales villes de cette région. Si l’organisation islamique approche les 40 % aux législatives, il sera un partenaire à part égale du Fatah au pouvoir, estime le chroniqueur.
Par conséquent, l’une des solutions les plus pratiques – du point de vue de Sharon et d’Abou Mazen – serait de reporter les élections législatives, par exemple en décembre, en espérant que, d’ici là, le Fatah se sera renforcé. Même si le Hamas gagne, cela n’aura plus forcément d’incidence sur le désengagement, conclut le quotidien.
Pas de libération de détenus
Selon le Yediot Aharonot, Israël a signifié hier aux Palestiniens qu’il «gèle» la libération de 400 détenus, à cause de la «détérioration de la situation sécuritaire» depuis plusieurs jours. C’est ce qu’a annoncé la ministre de la Justice, Tsipi Livni, à l’issue d’une réunion de la commission ministérielle israélo-palestinienne chargée du sort des prisonniers palestiniens.
Israël s’était engagé à libérer une nouvelle «fournée » de 400 prisonniers palestiniens, dans le cadre des ententes passées en janvier à Charm el-Cheikh. Mais la multiplication des incidents et des agressions palestiniennes, ces temps-ci, en particulier dans la Bande de Gaza, a dissuadé la partie israélienne de donner suite.
Activistes en détention
Un activiste d’extrême droite a été arrêté, dimanche soir, par la police israélienne et placé en détention administrative, suite à des informations du Shin Beth selon lesquelles il était susceptible de mettre en péril, par des actions terroristes, la mise en œuvre du plan de désengagement, note le Maariv.
Le quotidien rapporte que Nériah Ofer, 34 ans, père de quatre enfants, est le premier Israélien juif arrêté au titre d’une ordonnance de détention administrative, en perspective du retrait de la bande de Gaza. L’ordonnance du ministre de la Défense, Shaoul Mofaz, restera en vigueur jusqu’au 30 septembre prochain, soit après la mise en œuvre du retrait, souligne le journal.
Selon l’administration chargée du désengagement, la moitié des colons destinés à être évacués devraient accepter de quitter leur domicile de plein gré, avant même l’expiration du délai, fixé au 20 juillet. Selon le bureau, 50 % de colons quitteront leur domicile pour éviter de perdre des dizaines de milliers de dollars d’indemnités, ainsi que le prévoit la loi sur le désengagement pour ceux qui ne quitteraient pas leur domicile avant le 20 juillet.
Toutefois, l’armée se montre plus sceptique et estime que, pour protester contre le retrait, la grande majorité des colons resteront jusqu’au 15 août sur leur lieu de résidence.
© Ambassade de France en Israël
Mis en ligne par M. Macina, le 10 mai 2005, sur le site www.upjf.org.











