04/04/08

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
CHABAT TAZRIA
5 AVRIL 2008 - 29 ADARII 5768.
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Jérusalem |
Paris |
Toronto |
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Entrée |
18.21 |
20.08 |
19.30 |
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Sortie |
19.38 |
21.16 |
20.33 |
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora sur la paracha de la semaine diffusé à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Nous sommes très heureux de consacrer ce Dvar Thora en l'honneur des fiançailles de Monsieur Michaël Ghouzi avec Mademoiselle Déborah Hazan.
Nous souhaitons un grand mazal tov aux fiancés et à leurs parents, et plus particulièrement à Monsieur et Madame Alain Ghouzi et à Monsieur et Madame Jacques Ghouzi que nous connaissons personnellement.
Nous souhaitons que le mérite du Beth Hamidrach de la Yéchiva Daat Haïm à Jérusalem qui porte leur nom soit toujours pour eux une source de bénédictions.
Notre Institution est située dans un nouveau bâtiment situé face au Mont HERZL où nous serons toujours heureux de vous accueillir ; ce bâtiment porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de
Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov & de HAYA LEA BAT HANA
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabat Chalom et Hodech Tov,

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Un niveau jamais atteint
Par le Rav Eliahou Elkaïm
La relation entre D.ieu et notre monde sexprime par deux canaux : celui quon appellera la Providence générale (hachgaha klalith) et un autre, la Providence personnelle (hachgaha pratit), deux aspects de la providence divine qui font partie des fondements de notre foi.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Sforno découvre dans le phénomène de la lèpre (tsaraat), développé dans notre paracha, lexpression la plus sublime de la providence personnelle (hachgaha pratit).
Ce concept de hachgaha, généralement traduit par Providence ou surveillance, sexprime difficilement en français. Car cest un concept qui nexiste pas dans la culture française.
En fait, dans cette notion de hachgaha, cest toute la relation entre le Créateur et ses créatures qui est contenue.
D.ieu na pas seulement créé notre monde pour sen désintéresser par la suite.
Après les six jours de la création, il reconduit son uvre en la renouvelant et en lui donnant, à chaque instant, la vie.
Plus encore, cest Sa seule volonté qui est à lorigine de tout ce qui se déroule dans le monde, des détails les plus subtils aux événements les plus majeurs.
LEternel est D.ieu
Le terme hachgaha englobe deux aspects qui se complètent. Le premier est exprimé dans le verset des Psaumes :
« Du haut des cieux, lEternel laisse aller Son regard, Il voit tous les fils de lhomme » (33 ; 13).
On peut donc définir ce premier aspect comme : D.ieu voit et sait tout.
Le deuxième aspect est : en fonction de ce quIl voit et de ce quIl sait, il agit et dirige tous les événements.
Cette gestion des événements se partage en deux ramifications : une hachgaha dordre général (klalith) et une autre dordre particulier (pratit).
Pourquoi une telle partition ?
Si la hachgaha personnelle englobe chaque personne, chaque élément de notre monde, quelle place reste-t-il à la hachgaha générale, et comment sexprime-t-elle ?
Pour ce qui est de la Connaissance de D.ieu, il est clair quelle est globale et infinie : elle concerne et englobe tous les éléments de la création de façon individuelle.
Cest seulement au niveau de laction de D.ieu quon peut envisager cette distinction entre providence générale et individuelle.
Mais alors, si D.ieu agit par le biais dune providence générale, pourrait-on imaginer quen ce qui concerne les détails, dautres forces ont un pouvoir ?
Certainement pas ! Aucun élément détaché de la divinité ne dirige ni ne décide de la marche des événements du monde de façon indépendante.
Les mots de la Thora sont explicites :
« Toi, tu as été initié à cette connaissance : que lEternel seul est D.ieu (Elokim) ; il nexiste rien dautre (Deutéronome 4 ; 35).
Il faut savoir quElokim signifie « maître de tous les pouvoirs ».
Mais si cette distinction entre providence personnelle et générale existe au niveau de laction, doit-on comprendre que laction de D.ieu est dordre général, et ne concerne pas les éléments de la création de façon particulière ?
Le Ramhal répond à notre question dans « Maamar haïkarim », chap.. Behachgaha.
« Le maître du monde observe en permanence Ses créatures. Il les fait vivre et dirige leur existence en fonction du but pour lequel elles ont été créées. Car chaque créature possède un rôle bien précis dans la création.
Cependant, lêtre humain se particularise par le fait quil est responsable de ses actes et quil est soumis au système de sahar veonech, la récompense et la punition.
La hachgaha qui le concerne diffère en cela de celle qui sapplique aux autres créatures.
Car la hachgaha qui concerne les autres créatures ne les touche quen fonction de leur espèce en général, sans donner dimportance à lexistence de chaque individu de façon particulière.
Une créature est uniquement dirigée dans le cadre de lexistence de toute lespèce, nayant pas de rôle particulier.
Les êtres humains, en revanche, sont dirigés de façon individuelle, daprès leurs actes et selon le rôle particulier quils doivent remplir dans le monde.
Comprendre son véritable rôle
Mais même pour les êtres humains, il existe une hachgaha klalith qui sintéresse à leur rôle dans le cadre de lexistence de la race humaine de façon générale. »
Cette dernière phrase du Ramhal est interprétée par nos maîtres de la façon suivante :
On nous présente ici deux aspects de lexistence de lhomme sur terre et de sa relation avec D.ieu.
1. Il fait partie de lensemble complexe de la création, et dans ce cadre, il a un rôle général. Un peu comme celui des animaux et des végétaux, qui est dêtre utile, même involontairement, à créer les conditions nécessaires pour le plan divin, et pour que les autres créatures puissent réaliser leur mission.
2. Un deuxième aspect concerne ceux qui cherchent à remplir leur rôle véritable : la hachgaha va alors considérer de façon particulière leurs besoins.
Celui qui ne remplit son rôle que partiellement pourra jouir de la hachgaha pratit de façon partielle également.
La première idée du Ramhal est exprimée également par Maïmonide dans lintroduction de son commentaire sur la Michna.
« Ceux qui naccomplissent pas la volonté de D.ieu sur terre nexistent quen tant quauxiliaires pour ceux qui remplissent leur véritable rôle. »
Le but de la création
Dans notre paracha, la Thora nous livre les lois relatives à la lèpre (tsaraat) qui peut se déclarer sur les hommes, les maisons ou les vêtements.
Daprès nos maîtres, ces affections se déclarent en conséquence de sept fautes commises par lhomme : la médisance (lachon hara), lhomicide, le parjure, la débauche, lorgueil, le vol et la jalousie (Talmud Arahim 16a).
Il est également admis que ce phénomène décrit par la Thora nest pas la lèpre en tant que maladie que nous connaissons de nos jours (Sforno Lévitique 13 ; 2).
Pourtant, tous ceux qui ont commis ces fautes ne seront pas atteint par cette tsaraat.
Le Sforno précise (Lévitique 13 ; 47) : « La lèpre qui sinstalle sur les vêtements est un phénomène miraculeux qui vient attirer lattention de leurs propriétaires sur les fautes quils ont commises (
)
A ce sujet, nos maîtres nous ont enseigné que seulement les vêtements des enfants dIsraël, qui peuvent ainsi devenir impurs, sont concernés. Mais jamais ceux des non-Juifs.
Les êtres humains, dans leur ensemble, sont le but de la création, car eux seuls peuvent ressembler au Créateur, par leur Connaissance et leurs actions, comme lexprime le verset :
« Faisons lhomme à notre image, à notre ressemblance » (Genèse 1 ; 26)
Lhomme est le seul être qui jouisse du libre-arbitre. Sil tend à découvrir la grandeur de D.ieu et Sa bonté infinie, et quil tend à suivre Ses voies pour accomplir Sa volonté, il accomplit le plan divin, comme lexprime le verset :
« Le juste est le pilier du monde » (Proverbes 10 ; 25).
Cependant, quand lhomme suit ses instincts naturels, qui le poussent aux plaisirs matériels, et quil néglige laccomplissement de la volonté divine, il sera jugé en tant que tel par D.ieu.
Lui décidera si cet être mérite un châtiment temporaire ou éternel
Douce léthargie
Quand les fautes de lhomme sont commises par inadvertance (bichgaga), D.ieu le fera souffrir par ses biens (mamone) ou par des souffrances physiques, dans lespoir que cet homme prenne conscience et change dattitude.
Etonnante affirmation du Sforno : seuls ceux qui fautent par inadvertance jouissent de la réprimande divine !
Cet apparent paradoxe sera résolu plus loin.
« Il ouvre leur oreille à la réprimande » (Job 35 ; 10).
Mais cela ne peut concerner celui qui vit dans une douce léthargie qui lempêche de prendre conscience de son rôle véritable.
Cest malheureusement le cas de lensemble des membres des Nations et de la majorité du peuple juif durant de longues périodes de lhistoire.
Excepté certains êtres dexception (yéhidé segoula), qui ne recherchent que la volonté de D.ieu, tous seront soumis aux lois des signes du Zodiaque et des forces de la nature.
Evidemment, ces forces puisent leur pouvoir uniquement de D.ieu.
La hachgaha qui les concernent est une providence générale, et non particulière.
Chacun a la possibilité de bénéficier dune hachgaha pratit ; encore faut-il le vouloir.
Cest le peuple juif qui a été élu par D.ieu, dans la mesure où il a accepté, et cela depuis les patriarches, lunité de D.ieu.
D.ieu leur a transmis la Thora, et les mitsvoth, qui sont les moyens concrets de se rapprocher de lui.
Et Il les a mis en garde, comme un père prévient son enfant du danger : sils sécartent du chemin de la Thora, ils souffriront.
Dans les périodes où la majorité du peuple juif trouve grâce à Ses yeux, par un comportement droit et pur, D.ieu fera prendre conscience à leur élite des erreurs commises, par la tsaraat de la peau, des maisons et des vêtements.
Par amour et compassion à leur égard, D.ieu enverra des plaies aux habits, puis aux maisons, phénomène absolument surnaturel, inconcevable chez les autres nations.
Malheureusement, il faut le savoir, aucune génération na atteint un niveau général assez élevé pour que la tsaraat des maisons et des habits, puisse être observée.
Il nexiste aucun texte qui relate de cas effectifs de tsaraat des maisons, et cela est resté, daprès plusieurs opinions, une éventualité théorique. » (Sforno 47 ; 13).
Contrairement aux apparences, la tsaraat nest pas un fléau, mais lexpression la plus sublime de la compassion et de lamour que D.ieu porte, personnellement, à son peuple.
Mais cela concerne, on la vu, seulement ceux qui fautent par inadvertance, jamais volontairement, et dans un contexte où la majorité du peuple juif a atteint un niveau très élevé. Et le peuple juif nest jamais parvenu à ce stade.
Cest pour cette raison quil na pas bénéficié pas de lune des marques les plus éclatantes de la providence personnelle.
Mais comme le précise le Ramhal, chacun de nous, daprès son niveau, jouit de cette merveilleuse providence personnelle.
CHABAT CHALOM & HODECH TOV











