
Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
CHABAT VAYIKRA
15 MARS 2008 8 ADAR II 5768
|
|
Jérusalem |
Paris Bruxelles |
NY - Toronto |
|
|
|
|
|
|
Entrée |
17.07 |
18.37-18.28 |
18.44-19.05 |
|
Sortie |
18.23 |
19.43-19.36 |
19.43-20.07 |
Très chers amis,
Jai le plaisir de vous adresser le Dvar Thora sur la paracha de la semaine consacré à la Bar Mitsva de SHALOM ELCHANAN BEN ITSHAK.
Dans le but de diffuser encore et toujours le message éternel de la Thora, nous envoyons ce Dvar Thora à des milliers de personnes francophones dans le monde, via Internet.
Notre Institution a emménagé dans un nouveau bâtiment situé face au Mont HERZL où nous serons toujours heureux de vous accueillir ; ce bâtiment porte dorénavant le nom de BEIT YEHOUDA VEHANA au nom de la famille qui a contribué au financement de cette acquisition ; notre reconnaissance est infinie tant pour cette famille que pour tous nos généreux donateurs et amis.
Nous avons démarré depuis Roch Hodech Hechvan la nouvelle session d'études et y avons accueilli 44 nouveaux élèves sélectionnés parmi des centaines de candidats. Nous grandissons grâce à votre aide : il y a neuf ans, nous étions 9 !

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Ce Dvar Thora est écrit pour la guérison (refoua chelema) du fils de
Rav Eliahou Elkaïm,
Haïm Yéhouda ben Mazaltov
Ici, à Jérusalem, ville éternelle, symbole de la pérennité du peuple juif, nous prions et agissons pour la Délivrance et la paix.
Avec notre plus cordial Chabat Chalom,

Au nom du saint et vénéré Rabbi Haïm Cohen ztl
1 Hapisga, Bayit Vegan, Jerusalem Tel: 00 972 2 643 07 20 Fax: 00 972 2 643 07 19
12, rue Notre Dame des Victoires 75002 Paris Tel : 01 42 27 21 11 Fax : 01 42 27 54 91
Email : daat.haim@piximel.com Site : www.daathaim.org
Loffrande merveilleuse
Par le Rav Eliahou Elkaïm
La première partie du Lévitique est consacrée presque exclusivement aux lois concernant les offrandes apportées au Temple. Face à cet acte sacrificiel que nous ne connaissons malheureusement plus, nous sommes parfois déroutés. Cest pourtant loccasion dun accès direct aux sphères les plus spirituelles
Dans son commentaire (Vayikra 1-9), Nahmanide perçoit dans lexpression de la Thora « une combustion dune odeur agréable au Seigneur », le sens caché et profond des sacrifices. Il cite ensuite Maïmonide, qui donne une nouvelle approche du sujet dans « Le Guide des égarés », approche que conteste Nahmanide avec beaucoup de véhémence !
Daprès Maïmonide, les offrandes représentent un moyen de lutter contre linfluence dangereuse des peuplades voisines du peuple juif, les Chaldéens et les Egyptiens. Ces derniers considéraient les animaux, notamment les agneaux et les brebis, comme lincarnation dune divinité, liée aux signes du Zodiac. Ainsi, ces animaux « divins » étaient protégés par ces peuplades.
Dautres civilisations, dont il reste encore aujourdhui des représentants, voyaient dans la vache un « être divin ».
Pour Maïmonide, le sacrifice de ces bêtes en offrande au Créateur, permet décarter ces croyances du cur des Juifs. Ayant consolidé sa foi en un D.ieu unique, le peuple dIsraël pourra mériter le pardon divin.
Fausses croyances
Contre cette théorie, Nahmanide émet de très fortes objections.
Dabord, comment concevoir que ce qui est décrit comme « pain divin, dune odeur agréable au Seigneur », ne soit quun moyen didactique pour une prise de conscience de la futilité des croyances païennes ?
En outre, le principe des offrandes ne date pas de cette époque et remonte bien avant les Chaldéens et les Egyptiens. Abel, puis Noé, offraient déjà des présents au Créateur. Daprès nos maîtres, Adam lui-même a sacrifié en lhonneur de D.ieu. Si ce nest pas dans loptique dune lutte contre des coutumes païennes, quel était donc le but de ces sacrifices ?
Plus encore, sacrifier ces animaux sur lautel divin aurait pu entraîner leffet inverse : renforcer le caractère supérieur de ces bêtes. Pour lutter contre les fausses croyances, et dissiper le prétendu pouvoir surnaturel de ces animaux, mieux aurait valu inciter à la consommation de leur viande.
En fonction de ces arguments, Nahmanide propose une autre explication.
Lacte humain est composé de trois éléments : « Maassé, Dibour, Mahachava ». Lacte, la parole et la pensée.
Si lon veut réparer les mauvais actes des hommes, il faut agir sur ces trois pôles. Et les différents stades du déroulement du sacrifice sont en rapport avec ces éléments.
Il faut dabord appuyer ses mains sur la tête de lanimal, ce qui représente lacte. Ensuite, il faut confesser sa faute, ce qui est lié à la parole. Les organes internes de la bête qui sont consumés sur lautel sont en rapport avec les organes liés à la pensée et la convoitise.
On retrouve ensuite le symbole de lâme elle-même dans le sang versé sur lautel, et celui de laction proprement dite avec les pattes de lanimal.
Ce cérémonial très réglementé, a pour but déveiller en lhomme la sensation profonde que sa faute aurait du entraîner quil subisse le sort de cette bête. Car les trois éléments qui constituent son acte ont été touchés et salis par cette faute.
En « sidentifiant » à la bête au moment du sacrifice, lhomme ressent profondément sa faute et peut ainsi accéder au pardon de D.ieu.
Nahmanide ajoute que cette explication est la plus proche de notre perception.
La Kabbale, elle, nous dévoile un sens plus profond du sacrifice.
Il est important de préciser que, dans la mesure où le but ultime de toute créature est de se rapprocher de son Créateur, le fait dêtre sacrifiée sur lautel divin est une élévation et un mérite pour la bête elle-même, qui remplit ainsi son rôle de façon absolue.
Se rapprocher de son Créateur
En réalité, lexplication de Maïmonide nexclue en rien dautres sens, plus profonds, du sacrifice. Ce dernier, dans un autre texte (Yad hahazaka, Lois de Meïla, chap. 8-8) apporte un nouvel éclairage au sujet.
« Lhomme a le devoir dapprofondir sa compréhension du sens des lois de la Thora et de trouver des explications selon ses moyens. Cependant, sil ne trouve pas de raisons à ces lois, il ne doit pas réagir avec légèreté et utiliser sa réflexion comme pour un sujet profane. »
La Thora nous enjoint : « Vous observerez tous Mes décrets et toutes Mes règles ».
Les règles (Michpatim) sont les lois dont la raison est rationnelle et claire, comme linterdiction de voler ou de tuer, ou lobligation de respecter ses parents.
Les décrets (Houkim) sont des lois dont le sens est plus caché, comme les lois concernant les aliments, et la vache rousse. La Thora nous enjoint à ne pas nous poser des questions sur ces lois et à ne pas hésiter à les accomplir.
Cest seulement en accomplissant les lois et les décrets que lon peut prétendre au monde futur.
Toutes les lois des offrandes (Korbanot), ajoute Maimonide, font partie de la catégorie des décrets. Cest ce que nos maîtres nous ont enseigné dans la Michna de Pirké Avoth (1 ; 2) : le monde existe et subsiste grâce au service divin que sont les offrandes.
Maimonide développe ici un principe fondamental : il faut sefforcer, autant quon le peut, de comprendre le sens des décrets, sans que cette approche nous fasse perde de vue le but primordial des mitsvoth: leffacement total devant laspect transcendant de ces lois.
Ajoutons à cela un élément linguistique. « Sens» en hébreu se dit «taam», qui possède une deuxième acception : « Goût». Il faut chercher à trouver du goût dans laccomplissement des mitsvoth sans les soumettre totalement à notre esprit cartésien. Ce serait les vider de leur substance : seffacer devant la volonté divine.
Nous comprenons mieux à présent la conception du sacrifice de Maïmonide dans le « Guide des égarés. » La réaction aux théories païennes est lexplication la plus appréhendable par lesprit humain. Mais cette explication nexclue en rien dautres raisons, bien plus cachées.
Le premier pilier du monde
Maïmonide a cité la Michna dans Pirké Avoth (1 ; 2) : « Le monde repose sur trois piliers : la Thora, le service divin, et la bienfaisance. »
Le commentaire de Rabbi Haïm de Volozhine « Rouah Haïm » sur cette Michna permet daccéder à une compréhension plus profonde des sacrifices.
Rabbi Haïm de Volozhine explique que cet axiome est le véritable « mode demploi » de la création toute entière.
Daprès nos maîtres, le monde matériel dans lequel nous vivons ne fonctionne que grâce à labondance (chefa) qui provient des sphères célestes, et qui est retransmise à notre univers. Mais cette abondance ne peut être produite que par une seule chose : létude de la Thora.
Cest ainsi que nous pouvons comprendre nos maîtres quand ils affirment que si un seul instant, à tous les points du globe, létude de la Thora sarrêtait, le monde cesserait dexister.
Grâce à létude de la Thora, se créé, dans les sphères célestes, le carburant qui fait fonctionner lhumanité.
La Thora est donc le premier pilier du monde.
Le deuxième pilier, le service divin, remplit un autre rôle, celui de rattacher le monde matériel aux sphères célestes, permettant ainsi à labondance de parvenir à lhumanité.
Le service divin remplit une fonction qui complète létude de la Thora, même si elle fonctionne dans un sens inverse : létude des textes saints agit directement dans le monde de lesprit alors que le service divin élève le monde matériel et le rattache à la divinité.
Cest la raison pour laquelle les offrandes sont constituées de tous les éléments qui forment notre univers. Le monde inerte est représenté par le sel.
Le monde végétal par les farines, lhuile, le vin et les encens, le monde animal par les bêtes sacrifiées sur lautel. Ces éléments, déposés et brûlés sur lautel de D.ieu, peuvent ainsi être rattachés aux sphères célestes et créer de cette façon le lien entre le monde matériel et le monde supérieur.
Cest une véritable science que devait maîtriser les prêtres. Cest ce quexplique le Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzato) dans son ouvrage «Daat ou Tevounot ». Les prêtres devaient posséder la Connaissance qui leur permettait, à travers leurs intentions au moments du service divin, (Kavanoth), de relier chaque élément de la création à son Créateur.
Cest à ce propos que le prophète Malakhi (2 ; 7) déclare : « Cest que les lèvres du Pontife doivent conserver la science ».
Depuis la destruction du Temple, le monde na plus mérité de posséder ce moyen de faire fonctionner la Création.
Daprès nos maîtres, le rôle extraordinaire rempli par les prêtres à travers le service divin a été remplacé par les prières du peuple dIsraël.
Les secrets de la Création
Cest pour cela que chacune de nos prières quotidiennes est liée à lune des offrandes journalières.
Chahrit correspond à loffrande du matin (Korban hatamid chel chahar).
Minha à loffrande de laprès-midi (Korban hatamid chel ben haarbaïm).
Arvit aux parties des offrandes qui étaient brûlées sur lautel durant la nuit.
Moussaf correspond aux offrandes spéciales sacrifiées le Chabat, Roch Hodech et les fêtes.
Rabbi Haïm de Volozhine ajoute que ce nest pas sans raison que les textes de nos prières ont été composés par les membres de la Grande Assemblée, dont plusieurs étaient prophètes. Car il fallait créer un texte, qui par son sens caché, aurait le même effet que le service divin accompli par les prêtres, ces derniers ayant accès aux subtilités de la Kabbale et aux secrets de la Création.
Les prières du peuple juif possèdent donc une amplitude daction tout à fait extraordinaire. Le bon fonctionnement de toute la création étant lié directement à la qualité de ces prières.
Grâce à cet éclairage, les mots de notre prière quotidienne (Amida du chmoné essré) trouvent un sens tout particulier:
Agrée, Eternel, notre D.ieu, Ton peuple et sa prière. Rétablis le service dans le parvis de Ta maison. Les offrandes dIsraël et sa prière, accepte-les avec amour et bienveillance. Que le service de Ton peuple Israël Te soit toujours agréable.
© Daat Haim
Mis en ligne le 13 mars 2008, par M.











